AP. I
i I le des sars.
ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
tante. Car Tibere, trouvant dans lui une conformité de mœurs et de principes avec les siens, le nomma préfet des prétoriens (dignité qui n’avoit jamais été conférée qu’à des hommes distingués par le mérite ou par la naissance), en fit sou conseiller intime, et le ministre de toutes ses volontés.
En l'année 774 (21e de l’ere vulgaire), Tibere se donna pour adjoint dans le consulat sou fils Drusus; «ce qui, dit l’historien «cité plus liant' , fit augurer la mort de cè jeune prince : car, de « tous ceux qui ont partage cet honneur avec l’empereur, il n’en « est aucun qui n’ait péri de mort violente. » Cependant un poète voyant Drusus malade, et croyant qu’il succomberoit à sa maladie, composa un poème sur sa mort. Ce fut un sujet d’accusation contre cet imprudent; le sénat le condamna à perdre la vie; son arrêt fut exécuté, et il n’y eut qu’une seule réclamation: tant étoient grandes les craintes et la bassesse des sénateurs ! Le véritable crime de ce poète, aux yeux de Tibere, fut d’avoir fait des vers sur la mort de Germanicus ; travail auquel l’empereur n’avoit pas osé refuser une récompense. Mais il profita de cette démarche du sénat pour l’abaisser encore , sous l’apparence de servir l’humanité; et il ordonna que les arrêts de mort ne seroient mis à exécution que dix jours après qu’ils auroient été prononcés. Tbéodose-le-Grand fixa ce temps à trente jours.
L’empereur s’étant déchargé du fardeau de l’empire sur Séjan, faisoit de fréquents et de longs séjours dans la Campanie, sirenommée par la beauté des sites; mais il en fut rappelé, l’an 22, par la maladie de sa mere Livie. Jaloux de la confiance que Tibere marquoit quelquefois à Drusus, son fils unique, qu’il avoit décoré l’année précédeute de la puissance tribunitienne , et de l’intérêt que ce jeune prince portoit à ses neveux, enfants (i) Dio, LVII , 20.
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de Germanicus, Séjan résolut sa perte. Il le fit empoisonner; CnAP , et Liville, épouse de Drusus, avec laquelle il vivoit dans une Famiiiedes intimité scandaleuse, fut complice de ce crime. P1 xxn
Tibere, ou plutôt Séjan sous son nom, commettoit chaque jour de nouveaux assassinats, qui paroissoient juridiques à cause de la lâcheté du sénat, qui les ordonnoit. «Aucun jour, dit «Suétone, quelque saint qu’il pût être, ne s’écouloit sans éclai- «rer quelque supplice'.» Plusieurs personnages distingués se donnèrent la mort, pour échapper soit aux longueurs d’une procédure dont l’issue étoit toujours prévue, soit à la honte d’être privés de la sépulture et traînés dans le Tibre, avec la confiscation de tous les biens. Tibere leur laissoit quelquefois la liberté de sortir ainsi de la vie; satisfait de les voir mourir, sans que la cruauté d’un supplice odieux rejaillit sur sa personne.
On accordoit des honneurs, même les ornements des triomphateurs, aux accusateurs. On prenoit aussi, sur les hiens des condamnés, de grandes sommes (le quart ordinairement, lorsque Tibere ne s’en rendoit pas possesseur), pour récompenser ces lâches accusateurs , et quelquefois pour les témoins \ On proposa cependant de les en priver , quand les accusés s’ôtoient euxmêmes la vie , ou lorsqu’ils mouroient avant leur condamnation ; car alors les biens passoient entre les mains de leurs héritiers naturels. Mais Tibere, blessé dans la seide passion qui égalât sa cruauté, dans son avarice, oublia sa dissimulation accoutumée, et s’y opposa avec colere. «Il s’écria, dit Tacite, qu’on vouloit «détruire la république, ôter aux lois toute leur force; qu’il étoit «moins dangereux d’abolir ces lois que de repousser leurs sou- «tiens. C’est ainsi que les délateurs , espece d’hommes créée pour «la destruction du genre humain, et que l’on n’avoit jamais (i) Tacit. , Ann. , IV, 28; Suet. ,LXI. (2) Suet., LXI; Dio, LVIII , i4; Tac., Ann., IV, 3o
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«assez contenue même par des supplices, fut encouragée par « des récompenses. » Suétone rapporte , sur ces temps désastreux , des détails que l'histoire doit conserver, afin d’empêcher qu’ils ne se reproduisent, si l’histoire peut faire entendre sa foible voix dans le tumulte des passions! «Plusieurs des accusés virent «mourir à leurs côtés leurs femmes et leurs enfants (aussi inno-
« cents qu’eux). Il fut défendu à leurs parents de les pleurer .
« On ajoutait foi à tous les délateurs. Toutes accusations, celles «même qui avoient pour objet de simples paroles, ou seulement «quelques mots sans ordre et sans suite, étaient admises comme «des crimes capitaux. On reprocha à un poète tragique d’avoir «lancé des traits amers contre Agamemnon ; à un historien «(Cremutius Cordus), d’avoir appelé Brutus et Cassius les der-
«niers Romains . Le sénat, dit Tacite', fil brûler ses Annales
«par les mains des édiles; mais on en cacha des exemplaires, «et depuis ils devinrent publics: ce qui rend plus ridicule la «sottise de ceux qui croient pouvoir, à l’aide de la puissance «du moment, empêcher l’instruction des siècles à venir. Car «on voit au contraire que les punitions infligées aux ouvrages « de l’esprit les font rechercher avec empressement; et par là les «rois1 étrangers, ou ceux qui ont exercé comme eux la même «rigueur, n’ont fait que se couvrir de honte, et conduire ces «ouvrages à la gloire.» Suétone remarque, à ce sujet, combien la politique d’Auguste étoit plus adroite2. «On sévit contre les «auteurs; on détruisit des ouvrages qui, peu d’années aupara- «vant, avoient été lus en présence d’Auguste.»
Dix ans s’étoient écoulés depuis que Tibere gouvernoit l’empire romain3; on s’attendoit qu’à l’exemple de son prédécesseur il auroit fait prolonger par le sénat son commandement pour (i) Tacit., IV, 34, 35.' (2) Suét., LXI. (3) Dio, LVII, 24.
FAMILLE DES CESARS. ro5
dix autres années. Mais, n’ayant pas reçu expressément le sceptre pour un temps limité, comme Auguste, il continua à le porter sans un nouveau recours aux sénateurs. Cependant il fit célébrer les jeux décennaux, qui étoient plus cliers au peuple que ses droits politiques. Les successeurs de Tibere se conduisirent de la même maniéré.
L’an 779 (26 de l’ere vulgaire) est célébré dans la vie de Tibere. Il quitta Rome, où il ne rentra jamais, quoiqu’il parlât souvent de son retour; il choisit pour son séjour l’ile de Caprée (aujourd’hui Capri ), dans Je golfe de Naples. On y jouit d’un printemps continuel; mais l’abord en est difficile; ce qui fut un des motifs de la prédilection de Tibere'. On a donné plusieurs causes à cette retraite. Selon les uns , il avoit voulu s’éloigner de sa mere, qui retenoit une grande portion de l’autorité qu’elle lui avoit fait obtenir a. Le plus grand nombre l’attribuoit à Séjan, qui, par cette absence continuelle de l’empereur, devenoit le maître absolu de l’empire. Mais cette absence fut prolougée huit ans après la mort de Livie , et six après celle du favori ; il faut donc rejeter les deux premières causes avec Tacite, et penser que Tibere, ayant pris à Rhodes un goût pour la solitude, s’y enfonça de nouveau pour satisfaire avec liberté son penchant à la cruauté et aux débauches les plus outrageantes pour la nature. Je 11e souillerai pas ma plume en les décrivant ; mais je dirai qu’il a voulu en éterniser le honteux souvenir par ses médailles appelées spintriennes , qui présentent pour types les postures les plus lascives. La connoissance de son caractère envieux et dissimulé fait croire aussi qu’il fuyoit Rome pour ne plus entendre les dures vérités que lui adressoient les malheureux condamnés à la mort, et pour cacher aux yeux des Romains les traces de la
(1) Suet. , LX. (2) Tacit., IV, 57.
Chap. î Famille de Césars.
PI. XXII
io6 ICONOGRAPHIE ROMÀINE. Part. IL c,up. i vieillesse et les marques de ses débauches, qui le défiguroient. césars. “Car, dit Tacite, il étoit d une haute stature, maigre et courbé, n. xxn. « chauve sur le sommet de la tête , le visage rongé d’ulceres , et «presque toujours couvert de médicaments.»
Euhu Livie, l’an 782, combla par sa mort les vœux de ce fils ingrat, qui ne se contraignit plus ; il permit avec peine qu’on lui rendit les honneurs funèbres dus à une impératrice. De concert avec Séjan, il abjura toute retenue. Celui-ci voyoit dans les fils de Germanicus un obstacle au dessein secret qu’il avoit formé de se placer sur le trône. La mort du fils de Tibere, de Drusus, lui en avoit déjà aplani le chemin; et, comme elle ne fut pas vengée, il s’enhardit à détruire tout ce qui pouvoit retarder ses Projets ambitieux. Agrippine, ses fils Nero et Drusus, périrent par ses artifices. Mais Antonia, veuve de Drusus l’ancien, frere de Tibere, vivoit encore. Cette vertueuse princesse avertit son beau-frere des trames qu’ourdissoient contre lui Séjan et Liville, dont il lui avoit inutilement demandé la main'; du projet qu’il avoit formé de lui enlever le sceptre, et de l’empoisonnement de Drusus sou fils, auquel Liville avoit coopéré. Dès-lors Tibere chercha a diminuer l immense pouvoir de son favori. Mais, craignant qu’il ne se bâtât de prendre la seule chose qui lui manquoit, le titre d’empereur, s’il le croyoit instruit, il le nomma consul avec lui 1 an 3i , et lui fi: rendre par-tout les mêmes honneurs qu a lui même. D un autre côté, dominé par sou caractère dissimulé, il l’abreuvoit de dégoûts, lui refusoit la permission de se rendre en Campanie auprès de lui; enfin il l’accusa ouvertement devant le sénat (784, 3i de l’ere vulgaire), et sollicita son jugement. Sa lettre étoit écrite avec une adresse et une lâcheté inouïes. 11 la terminoit en demandant qu’un des consuls
(1) Joseph., Antic/., liv. XVIII, c. vin.
vînt le prendre et le conduire à Rome sans danger. Tibere révéloit ainsi ses craintes sécrétés : car il avoit ordonné à Macron , chef des prétoriens, de délivrer, s’il arrivoit quelque trouble, Drusus, fils de Germanicus, qu’il retenoit prisonnier dans le palais, de le présenter au sénat et au peuple, et même de le déclarer empereur. Il se plaçoit sur un roc élevé pour apercevoir les signaux qui devoientl’instruire des suites de la chute de Séjan. Des vaisseaux étoient préparés pour le transporter auprès de quelqu’une des armées. C’est ainsi que l’habitude du crime et de la débauche avoit rendu lâche et timide ce prince, qui avoit montré autrefois tant de courage et d’intrépidité en combattant les Germains et les Illyriens.
Le sénat et le peuple firent alors ce qu’ils avoient fait dans toutes les vicissitudes des grandes fortunes1. Ils auroient proclamé Séjan empereur, si son ambition eût été couronnée du succès ; et ils épuisèrent sur lui et sur ses amis toute leur férocité, lorsqu’ils le virent précipité du faite des grandeurs. Le sénat redoubla ensuite de bassesse vis-à-vis de Tibere. Ceux des Romains qui desiroient voir un terme à tant de cruautés et de confiscations, espéroient que l’empereur se conduiroit de maniéré a en faire rejeter tout l’odieux sur Séjan ; mais leur attente fut trompée , la cruauté de l’empereur redoubla , et le sang coula dans tout 1 empire avec encore plus d’abondance. II fit mourir de faim Asinius Gallus % époux de Vipsania, qu’il avoit répudiée, et pour cette seule raison; la veuve de Germanicus, Agrippine; Néro et Drusus, fils de cette vertueuse princesse.
C est en 786 de Rome, 33e de l’ere vulgaire, 20e du régné de Tibere, que mourut à Jérusalem le divin fondateur du christianisme , dont 1 empereur Constantin plaça , trois siècles après, les
(1) Juvea., X, 73. (2) Tacit., Annal., VI, z3.
Cuap. ï.
Famille des Césars.
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Chap. I.
Famille des Ce'sars.
P). XXII
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images sur les enseignes romaines et sur les débris des autels de Jupiter.
Cependant la retraite de Tibere étoit souvent troublée par
des libelles sanglants qu’on y savoit introduire1. Un des plus affligeants pour lui fut une lettre que lui adressa, eu 56, Artabane, roi des Parthes, ennemi le plus dangereux des Romains. Il lui reprochoit «l’assassinat de toute sa famille, celui d’un si «grand nombre de personnages illustres, ses débauches exécrait blés, sa lâcheté, sa dissimulation, et il l’exhortoit à satisfaire «promptement par une mort volontaire la haine implacable, «mais très juste, que les citoyens nourrissoient contre lui.»
On aime à penser que ces attaques sourdes et répétées contribuèrent, plus que les années, a la maladie qui termina sa vie l’an 37 , 790e de Rome, 23e de son régné , 78e de son âge. C’étoit la seule qu’il avoit éprouvée depuis qu’il avoit succédé à Auguste3: les commencements furent peu sensibles; il cachoit ses souffrances, se livroit toujours à la débauche et à l’intempérance. Cependant il pensoit quelquefois au choix d’un successeur. II n’avoit plus d’enfants; il ne lui restoit qu’un petit-fils, né de Drusus le jeune, appelé Tiberius Ncro, et surnommé Gemel/us, âgé seulement de dix-septans, trop jeune pour gouverner l'empire, mais l’objet de son affection. Caïus (Caligula), son neveu et son fds adoptif, le seid des fils de Germanicus qu’il eût laissé vivre, âgé de vingt-cinq ans , étoit aimé du peuple, qui espéroit voir revivre en lui les vertus de son pere naturel; pour cela seid Tibere le haïssoit. Il l’auroit même fait mourir, si le chef des Prétoriens , Macron, dont la femme s’étoit abandonnée â Caïus, ne l’eût représenté à l’empereur comme l’ami de son petits-fils, et le soutien de ses institutions3.
(1) Suet., LXVI. (2) Joseph., Anti<j. , XVIII, vin. (3) Phil., Leg., p. 997.
Mais celui-ci étoit d’intelligence avec le jeune prince ; il saisit Chap , le moment d’un évanouissement pour étouffer 1 empereur sous Famille des
1 1 Ce'sars.
le poids d’un grand nombre de couvertures, et pour défendre p] XXI, qu’on lui donnât aucune nourriture. Ainsi mourut de faim celui qui avoit anéanti sa famille par le même genre de supplice.
«Tibere, dit Suétone1 , étoit grand et robuste; sa taille s’éle- «voit au-dessus de la taille commune : il avoit les épaules et la «poitrine larges; tous les membres bien proportionnés. Il étoit «blanc ; la tête très garnie de cheveux par-derriere, et même sur «le col; ce que l’on observoit dans les membres de la famille «Claudia. Son visage étoit régulier; mais on y voyoit souvent «des tumeurs passagères. Ses yeux fort grands; il voyoit dans «l’obscurité pendant quelques instants. Il portoit la tête immo- «bile et penchée; il avoit le visage ridé.» Ce portrait est celui de Tibere jeune ; nous avons vu plus haut celui que Tacite a fait de sa vieillesse.
Les médailles de Tihere sont nombreuses; elles ont fait reconnoitre plusieurs de ses portraits. On en voit ici deux qui établissent cette ressemblance. Elles sont tirées de la collection royale.
Celle du 11° 5 a été frappée , l’an 776, par ordre du sénat , S. C. , 5.
avec la légende TRIBVNito POTESTafe XXII1I PONTIEe^ MAXIMu v. De l’autre côté, la tête nue de Tibere, avec la légende TJ berius CAESAR. DIYI AVG usti Filius AVGVSTuv IM Veralor YIII.
La médaille de bronze du n° 6 a été frappée à Lyon, qui avoit N„ 6. au confluent de ses deux rivières un temple et un autel célébrés , élevés en l’honneur d’Auguste par toutes les Gaules réunies2. On voit cet autel placé entre deux Victoires, avec la légende ROMœ
(1) Suet., LXVIII. (2) Strab., IV, p. m. 292.
i jo ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
CH*r. i. ET AVG usto, au revers de la tête nue de Tibere, entourée de la
Famille des Césars.
légende T Iberius CAESAPi AYGVSTé F ilius 1MPERATOR.
pi. xxir.
de Lj on firent probablement Irapper une médaille pour conserver le souvenir de ce choix.
On voit, sous le n" 3, une statue de Tibere, et le profil de la tête sous le n° i. L’empereur est représenté assis, le torse nu,
N" 3 et i.
comme on avoit coutume de peindre Jupiter. La tête, qui n’a
jamais été séparée du buste, est nue; une draperie couvre légère¬
ment la partie inférieure du corps, et remontant sur le dos, est rabaissée sur l’épaule, le côté et le bras gauches.
Cette statue est plus grande que nature; elle est de marbre pentélique. Le travail est très beau. Onia découvrit, en 1795, à Piperno (l’antique colonie de Pivernum) , dans la campagne de Pvome, à quelques milles de Terracine. D’après la pose des deux bras , il est facile de conjecturer quelle tenoit le foudre dans la main droite , et un sceptre de la gauche ; comme les empereurs représentés en Jupiter sur les camées et les médailles.
Ma conjecture est confirmée par une précieuse cornaline du prince Stanislas Poniatouski , qu’avoit vue M. Visconti , et qu’il a décrite dans le Musée Pio Clementino'.
Quoiqu’elle ne soit que d’une moyenne grandeur, on distingue parfaitement les traits de Tibere. Il est représenté en Jupiter Aegioclius (armé de l’égide), debout, le foudre dans la main droite, le sceptre dans la gauche, l’aigle à ses pieds, et l’égide sur les épaules.
Le n° 2 présente une tète de Tibere; conservée dans le Musée royal, sous le n° 332. Elle fut trouvée , en 1 792 , dans les fouilles
(1) Tom V, p. 5 1 , (a).
FAMILLE DES CESARS. m
ordonnées par le prince Borghese. Cette tête, plus grande que nature, est de marbre de Paros, et d’un travail admirable; il existe peu de portraits d’empereurs qui puissent lui être comparés. Elle porte une couronne de chêne liée avec de larges bandelettes, qui, descendant sur les épaules et la poitrine, représentent un diadème: c’étoit la couronne civique; et la flatterie l’a donnée à ce prince sanguinaire.
Le beau camée du n° 4 réunit la victime et l’assassin, Tibere et Caligula, qu’il avoit nommé son successeur. Il fait partie de la collection du Roi.
S- 9- drusus césar, fils de tirere,