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d'Antoine, satisfait de cette mémorable vengeance, n'offrent ch.p. u
-, 1 1 • • 1 1 • I Hommes <l'cUit
plus aucune marque de chagrin m de deuil. et de guerre sous
Nous retrouvons dans ces portraits, particulièrement dans )'-go"y^^"^'°^"t celui qui est gravé sous le n° i, cet embonpoint, ce cou large h. vu. et robuste, ce nez aquilin, caractères que les historiens remarquent dans la figure de Marc-Antoine , et qui lui donnent quelques rapports avec les têtes d'Hercule, dont le triumvir se vantoit d'être un des derniers neveux'. Les mêmes traits font reconnoitre la tête de Marc-Antoine sur les médailles n" 3 et 4? N'Setj. que nous examinerons dans les articles qui suivent, et lui assurent la belle tête sculptée en marbre qu'on voit maintenant dans la galerie de Florence, et qui se trouvoit à Rome vers la fin du XVr siècle*. Elle n'avoit point été gravée jusqu'ici, et paroit N'-Sete. pour la première fois sur cette planche , sous les n° 5 et 6. Ce morceau précieux , dont l'authenticité est incontestable , a échappé à la destruction , parcequ'il n'étoit probablement point exposé au public. D'ailleurs la famille de Marc- Antoine , qui étoit encore respectée et puissante après la mort du triumvir', a pu conserver quelques unes de ses images parmi ses monuments domestiques , et dans les laraires de ses palais , avec plus de facilité qu'on n'en a eu à conserver celles de Marcus Brutus,
(i) Plutarque, Marc- Antoine , §. 4 et 1 1.
(2) Ce monument unique avoit été acquis pour la galerie de Florence par le grand duc Ferdinand de Médicis. 11 avoit été tiré du cabinet du prélat Pacra , évèque de Pavie, alors résidant à Home. Ces renseignements sont puisés dans les archives de ladite galerie, Filza Vl^, u" 26. La tête de ce buste est seule antique.
(3) Caligula , qui régna après Tibère ,
étoit l'arriere-petit-fils de Marc-Antoine : au IIP siècle de l'ère vulgaire la famille des Antoine donna trois empereurs à Rome, ce furent les Gordiens. Nous apprenons par les médailles de ces princes et par d'autres monuments que le décret du sénat (jui avoit défendu aux. personnages de cette famille de prendre le prénom de Blarcus ne fut guère exécuté, ou qu il tomba bientôt en désuétude.
ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. I.
sa mort.
cii*r. ir. dont quelques unes, ainsi que nous l'avons vu, ont existé après
Hommes tl'ëlat et de guerre sous JegonveriK'ment
'"'"""^"^'"' §.26. MARCUS ANTON lus JEUNE,
l'I. MI.
DIT ANTHYLLUS.
Anthyllus, Tainé des enfants de Marc-Antoine et de Fulvie sa troisième femme, étoit né Tan de Rome 708, 46 ans avant l'ère vulgaire'. Son père le fît venir à Alexandrie, où il est probable que les habitants, qui étoient grecs, le désignèrent par le surnom à' Anthyllus, ou de petit Antoine. Son caractère noble et généreux commençoit à se développer dans cette cour"", lorsque la fortune, qui précipita le triumvir du comble des grandeurs, enveloppa Autliyllus dans la ruine de son père. Antoine , de retour en Egypte, après la défaite d'Actium, lui fit prendre le costume de l'âge viril, et peu de mois après il l'envoya au camp d'Octave, avec d'autres ambassadeurs, pour négocier un accommodement^. Leur mission fut sans succès ; Octave ne daigna pas même leur faire réponse, ni jeter un regard sur le fils de son ancien collègue, ce fils que, peu d'années auparavant, il vouloit faire son gendre''. Après la mort d'Antoine, Anthyllus, reclierclié par ordre du vainqueur, fut arraché du pied de la statue
(i) Marc-Antoine ayant épousé Fulvie vers la fin de l'an de Rome 707, Anthyllus n'a pu naître que l'année suivante.
(2) Plutarque nous a conservé un trait qui peint assez bien le caractère d'Anthyllus. Il avoit invité à dîner un Grec nommé Philotas, qui étudioit la médecine, et en raisonnant avec lui sur cette science , il s'étoit amusé à le presser par des paralogisnies assez en usage dans les écoles de phi-
losophie. Le voyant embarrassé et confus, pour faire cesser cet état pénible et lui rendre sa bonne humeur, il lui fit présent de toute la vaisselle précieuse qui servoit au repas [Marcus Antonius, §. 28).
(3) Dion , 1. LI, f . 8 ; Plutarque, Vie de Marcus Antonius, §. 72.
(4) Il l'avoit fiancé l'an 87 avant l'ère vulgaire avec sa fille Julie, qui étoit encore dans l'enfance (Dion, 1. XLVIII, §, 5i ).
HOMMES D'ETAT ET DE GLEPxPvE. 177
Jules César, auprès de laquelle il s'clolt rcfiigié comme tlaus un cu^p. ir. asile inviola])le, et sa tôle tomba sous le glaive. Plularf|ue ac- ^"j',™/''"'" cuse le pédafrooLie Théodore d'avoir trahi son jeune élevé , et i- go^vem.-,
1 o o "* repiil)l!cain
de l'avoir livré au fer de ses ennemis. Il n'éloit âgé que de seize nyu. ans.
e sous emcnt
Les médailles qui nous présentent l'effigie d'Antyllus au revers n' 3. de celle de son père sont d'or et extrêmement rares : elles ont été frappées à Alexandrie 32 ou 33 ans avant l'ère vulgaire, Antylliis étant âgé d'euviion treize ans. Son père venoit [)robablement alors de l'appeler auprès de lui. La légende qui accompagne la tête de Marc-Antoine ne laisse pas cetle époque douteuse : ANT • A YG • LMP- IILCOS-DES-IIMIIV- Pf P- G-, «Antoine, augure, proclamé imperator et désigné consul pour «la troisième fois, triumvir pour l'arrangement de la répuhli- «que'". Autoiu^ de la tête d'Antyllus est la légende suivante: M • AINTOI»^ MF-, «Marcus Antouius, fds de Marcus^w.
(i)L'an 34, Marc-Antoine c'ioit consul pour la seconde fois , et , l'an ^l , il pi'it son troisième consulat à Alexandrie. On n'a donc jni fr.ipper cette médaille que pendant les deux années intermédiaires ; et nous savons par l'iiitarque (/oc. cit., Ç-Sy) que, l'an ia, Aiiiylliis n'étoit plus à Home.
(2) Séguin a publié le premier cette médaille (^iV/(m. 5(.'/ccto, p. 1 ia,éilil.dei684}; et Morcllius l'a donnée de nouveau dans son Tlies. fantil., A.ntonia, pi. xi, n° 3. Eckliel a jcic des doutes sur l'authenticité de ce monument ( D. N. , t. \ I , p. 68) : 11 a rcuiarcjué que les deux nu'dadles semldabies que possède le cabinet de Vienne sont frappées avec le même coin , ou coidi'-es dans le même moule , circonstance qui ,
jointe à quelques autres, peut les faire regarder comme supposées; mais il n'en est pas de même des deux médailles qu'on peut voir à Paris, au cabinet de la Bil)iioilu'(|ue du Roi , et dont jai fait dessiner ici celle qui est le mieux conservée. Les deux coins scint différents, comme on peut s'en convaincre par la disposition des légendes : ils semblent cependant faits d'après le uu^^nie poinçon orij;inal ; et la fabri([ue, moins belle que celle de la plupart des uu-diillcs de )Marc-\ntoine, peut faire penser qu'elles ont clé frappées à Alexaudi le, oi'i l'ari monétaire n'étoit pas très llorissant à cette épocine. Les médailles d'Antoine et de Clcopàtie sufliseiit pour le prouver.
Chip. II.
lloinmc-s d'état et de guerre sous Jcgouvernement républicain.
ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. I.