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(jo ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
ciiAP. I. Dnusus. Les médailles de Drusiis ont été frappées sous Claude,
i';m.iiie des ^^^ rcstituécs par ses successeurs. On en voit ici deux qui servi- PI xxf ront à faire connoitre les portraits de ce prince. La première, N°c. dessinée sous le n" G, est d'or: d'un côté, une tête couronnée de lauriers, avec la légende NERO CLAVDIVS DRVSVS GEIIMANICVS IMPEI\ATOR; au revers, un trophée composé d'armes enlevées aux Germains , avec la légende DE GERMANIS. La seconde est de grand bronze: d'un côté, une tête nue, avec la légende de l'autre médaille ; au revers , une figure revêtue de la toge, tenant un rameau d'olivier, assise sur un siège entouré d'armes et d'armures : c'est une de ces statues assises, en hal^it civil, que l'on élevoit en l'honneur des triomphateurs. C'est ainsi que Macrin ' voulut que l'on élevât, en l'honneur de Caracalla, «deux statues équestres, deux statues pédestres, en habit milice taire, et deux statues assises en habit civil.»
N« I et 2. Le buste de bronze des n° i et 2 a été transporté de Fontaine-
bleau au Musée Royal, ou il est placé avec le u° i5. Il est d'un beau travail. Les cheveux sont traités avec beaucoup d'art, et coupés sur le front, de la manière dont ils le sont à toutes les têtes de la famille d'Auguste, que nous connoissons. C'est ce
:*i"3(t4. que l'on observe aussi aux bustes des n" 3 et 4 du précieux camée qui fait partie de la collection de M. de la Turbie , à Turin.
Nous devons à l'intérêt qu'a pris M. le comte François d'Erbacli aux travaux de M. Visconti, la connoissance et un plâtre
ji-p,! in de la belle tête des n" g et 10, de sa collection. La ressemblance avec les médailles de Drusus est incontestable. On croyoit que le casque étoit couvert d'une fourrure; mais j'ai reconnu que le haut et le derrière de la tête et du casque ont été brisés et restaurés ; de manière que des cheveux , mal travaillés , ont
(1) Capitol, in Macrino , VI.
remplacé le haut du casque brisé , et ont fait penser qu'une chw. i. fourrure le recou\ roit. Il reste de cette armure la visière mobile, ''''"'!"'' "^^
' Lesars.
relevée sur le front, ou du moins la partie fixe du casque qui la v\. xxi figuroit; et, sur la nuque, ce léger prolongement du casque qui défendoit le cou. On voit, sous ce prolongement et sur les tempes, des cheveux antiques, si mal imités par l'artiste moderne qui a remplacé le dessus du casque par des cheveux^ et par des cheveux du plus mauvais travail. Tout le reste du buste est d'une conservation et d'un travail parfaits.
Antonia. C'est aussi à la piété filiale de Claude que nous de- N°7et8 vous les médailles latines d' Antonia. Le n" 7 en présente une de moyen bronze , que l'on a choisie de préférence , parcequ'étant incuse, on y trouve deux fois le portrait de la mère de Claude, avec la légende ANTONIA AVGVSTA. Sa tête est couronnée d'épis sur la médaille d'argent du n° 8 , où elle est représentée en Cérès , comme l'ont été Livie et Agrippine jeune. Légende, ANTONIA AVGVSTA. Deux grandes torches, ornées de guirlandes, forment le type, avec la légende SACERDOS DIVI AVGVSTI. Entre les honneurs que lui fit rendre son petit-fils Caligula, Dion parle du titre d'Auguste et du sacerdoce d'Auguste". Le récit de l'historien est confirmé par cette médaille.
On ne connoît aucun portrait d'Antonia en ronde-bosse.