‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 20 sur 139 · I. PERTINAX, EMPEREUR, ET TITIANE SON ÉPOUSE · texte numérisé non relu

I. PERTINAX, EMPEREUR, ET TITIANE SON ÉPOUSE

L'histoire du règne de Pertinax et son éloge sont renfermés

( ' ) Mes guides , dans ce chapitre , ( l ) noTrep yàp èv àyoçâ -xai Év Trulrmp'uù rivi ,

ont été les mêmes que ceux du précé- ■/ai.âvT/:(Pw[irj) xal-^ap^^^iôur^; too^ âTrexTjpûj^âjj.

dent. (Dio,LXXIII, II.)

dans ces lignes de Capitolin ' : «11 fut l'objet de la haine des sol- cum m « dats et des courlisans; mais le peuple fut profondément afflifijé ^"'"^^ "''* ''-^ «de sa mort, parcequ'll voyoit que ce prince ctoit assez ver- l'i.xi.vetxi.v! ce tueux pour entreprendre de rétablir les anciennes institutions. « En effet, dans un règne qui dura moins de trois inois, il travailla à relever l'empire, profondément déchu sous Commode; il rendit au sénat ses honneurs et son autorité; il rappela les bonnes mœurs dans Rome, il en bannit les délateurs; il recréa le trésor épuisé; il donna l'exemple delà tempérance, de l'ordre, de l'économie ; enfin il commença à faire revivre la discipline dans les cohortes prétoriennes. Mais celles-ci étoient devenues si profondément corrompues par les prodigalités et par la foiblesse de Commode, qu'elles ôterent la vie à cet excellent prince. Combien de fois a-t-on vu des hommes de bien échouer dans les meilleurs projets de réforme, parcequ'ilsavoient voulu combattre en même temps tous les abus ! Il y a donc une sorte de courage à en supporter quelques uns pendant que l'on travaille à détruire les autres. Ce courage, ou plutôt cette patience, a manqué le plus souvent aux réformateurs: elle manqua à Pertinax', qui crut peut-èlrc trouver dans son âge avancé un motif pour faire promptement disparoilre tous les désordres qui sapoient les fondements de fempire.

Publius Helvius Pcrtinax naquit l'an 126, dans la contrée de la Ligurie appelée aujourd'hui le Montfcrrat. Les historiens, (|ui ne s'accordent pas sur le lieu, disent tous que son perc étoit un affranchi, qu'il vendoit du bois, et qu'il employa son fils à ce commerce. Celui-ci le quitta bientôt, et se livra à l'étude des langues et delà grammaire , qu'il enseigna pendant quelque temps

(i) Inh'rtin., XIV. {■}.) Dio, r.XXIll, lo.

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