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dinaires, et par la privation de tous les droits politiques, ouvrit l'empire romain aux barbares du nord'. Quoiqu'il se soit écoulé plusieurs siècles depuis cette fatale imprudence de Sévère jusqu'à la chute de l'empire, le judicieux Montesquieu- n'hésite pas à voir dans le premier événement une des causes du second. Le même empereur y contribua d'une manière plus sensible , en forçant par ses proscriptions sanguinaires les soldats qui avoient combattu pour Pescennius à se retirer chez les Parthes, à qui ils apprirent à manier les armes romaines, à les fabriquer même; de sorte que ce peuple devint agresseur redoutable, tandis que jusque-là il n'avoit su que se défendre en fuyant.
En adoptant Lucius Veriis, Tan 161, Marc-Aurele lui donna le titre d'Auguste, et partagea le trône avec lui. Le respect de celui-ci pour son père adoptif, et son indolence naturelle, empêchèrent que le partage de l'autorité fût réel et entier. Il ne s'ensuivit aucun des inconvénients que l'on pouvoit prévoir. Sévère fit plus , il créa empereurs ses deux fils ; de sorte que l'on vit pour la première fois trois Augustes : mais la mort de Sévère et le meurtre de Géta, qui suivirent de près cette association à l'empire, empêchèrent de sentir combien elle étoit impolitique.
(1) Dio, LXXIV, i4- {">■) Considérations sw les causes de la /jrandeur des fiontaiiis, etc.
ClIAl'. VII.
Sej)time Sévère cl sa famille.
Planches XIAIIetXLVIll.
i44 JCONOGPtAPHIE ROMAIKE. Part. II.