‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 67 sur 139 · TYRAN DANS L'ORIENT · texte numérisé non relu

TYRAN DANS L'ORIENT

Nous avons vu Macrien refuser la pourpre l'an 261 ; mais il en revêtit ses deux fils, Macrien et Caïus Fulvius Quietus , que Trebellius dit en avoir été dignes. De même qu'ils avoient partagé sa bonne fortune, de même ils furent entraînés dans sa chute. L'ainé fut tué avec lui après la victoire d'Auréole. Le second , Quietus , chargé par Macrien de gouverner l'Orient pendant cju'il marcheroit en Occident contre Gallien, éprouva un sort aussi funeste. Les soldats envoyés par Auréole pour ôter la vie à Quietus, après la mort de son père, apprirent qu'Odénat, prince de Palmyre, feignant d'en avoir reçu l'ordre de Gallien, avoit assiégé dans Emese Quietus et Baliste; et que les habitants de cette ville de Syrie, excités par BaUste et redoutant

(i) In Quieto. (2) Alliage d'argent et de cuivre dans lequel le cuivre domine.

LES TRENTE TYRANS. 3i

les fatigues d'un sriége, avoient coupé la tête au fils de Macrien chap. xiu.

l'an 262 ' ^^^ trente tyran»

sous Vale'rien et

Pour diminuer l'aridité de mes recherches, je rapporterai un caii.

en.

extrait de Trebellius qui fera connoitre un genre de luxe propre au troisième siècle, et la cause de l'abondance des pierres gravées antiques. La famille des Macriens, qui subsistoieut encore à la fin du troisième siècle, époque des écrits de cet historien, rendoit un culte particulier au fils de Philippe, à Alexandre. Ils avoient son portrait , les hommes sur les anneaux et la vaisselle d'argent; les femmes dans leur coiffure, sur leurs bracelets et leurs anneaux , par-tout enfin : de sorte qu'on le voyoit broché en différentes couleurs sur les tuniques, les bandelettes, et les manteaux des mères de famille. Trebellius ajoute que depuis peu Cornélius Macer leur parent, donnant un repas dans le temple d'Hercule , avoit porté une santé au pontife dans une coupe d'electrum" présentant dans le milieu le portrait d'Alexandre, et tout autour les actions de ce conquérant tracées avec des dimensions fort petites. Macer la laissa examiner par tous ceux qui étoient admirateurs de ce héros. «J'ai rapporté ce trait , dit l'historien , parceque , dit-on , ceux qui portent sur eux le portrait d'Alexandre en or ou en argent réussissent dans toutes leurs entreprises. «

Une médaille de billon , gravée planche LVIII , n" 14, pré- iv°i{ sente une tête ornée de la couronne radiée , avec la légende IMVerator Cœsar Y^luVius QVIETVS Vins Yelix A.\Gustiis. Revers , Jupiter assis , un aigle à ses pieds ; légende , lOVi CONSERVATORL

(1) Trebell., GalL, lll. (?.) Allia^je d'or et d'argent, dont l'argent fonuoii la fi' partie.

32 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. IL

CiiAP. xni.

Lrvatir:: §. i3 les princes de palmyre.

Gallien.

PI LIX

Pendant que toutes les armées étoient révoltées, qu'elles donnoient cliacune à son chef le titre d'empereur, et que ces princes éphémères combaltoicnt avec acharnement les uns contre les autres, on vit deux femmes , célèbres par leur courage et leur dévouement pour leur patrie, opposer aux barbares qui vouloient envahir l'empire romain des barrières insurmontables. Dans l'Occident, Victorina , n'osant s'asseoir sur le trône des Césars (aucune femme ne lui en avoit donné l'exemple ), v plaça, entre autres usurpateurs, Tetricus, qui défendit vaillamment contre les Germains et les Francs le passage du Rhin.

L'Orient vit paroitre à la même époque Zénobie, héroïne qui rappeloit Didon, Sémiramis, et surtout Cléopâtre , qu'elle vouloit reconnoitre pour une de ses aïeules". Les Perses, vaincus et repoussés au-delà de leurs frontières par Odénat, n'osèrent attaquer Zénobie après la mort de son mari. L'empereur Claude, reconnoissant de la barrière qu'elle opposoit dans l'Orient aux ennemis du peuple romain, lui laissa porter le titre d'Auguste, que Gallien avoit donné à son époux et aux deux fils dont Odénat l'avoit rendue mère. Mais Aurélien mit un terme aux prospérités de Zénobie, vainquit son armée, la fit elle-même prisonnière, et la contraignit à suivre son char de triomphe.

■ Le règne d'Odénat et celui de Zénobie forment la seule époque où l'histoire de Palmyre nous soit connue, parcequ'elle se trouve liée à celle de l'empire romain. Ses ruines admirables prouvent qu'elle a eu d'autres époques aussi brillantes. Elles attestent que le transport des marchandises de l'Inde en Europe se faisoit alors

(0 Trebell.,/f erenn., XXVI.

à travers le désert qui sépare l'Euphrate de la Syrie; que Palmyre chap. xm fut le lieu de repos des caravanes , si même elle De fut pas l'en- ^' ",7"^ .*J"°'

1 ? 1 SOUS V alerien et

trepôt de leurs marchandises ; que les richesses y abondèrent, GaïUen. et que ses princes les employèrent à construire dans cette Oasis des édifices qui rappellent l'architecture du siècle des Antonins. C'est là tout ce que nous savons d'un peuple que les cruautés d'Aurélicn anéantirent, ou du moins disj)erserent pour toujours. Les médailles de quelques uns des princes de Palmyre qui régnoient au troisième siècle sont parvenues jusqu'à nous, ainsi que des inscriptions grecques relatives à ses souverains. Elles ont donné la torture aux plus savants numismates , Tristan , Spanheim , Hardouin , Vaillant, Banduri, Frœlich , Corsini , Pellerin , et Eckhel; le dernier dit même expressément' que toute recherche suivie sur ce sujet n'est qu'une perte de temps. Malgré cette proscription, les écrits des Arméniens ont fourni sur cette matière, à M. Saint-Martin, membre de l'académie des belleslettres, très savant dans leur langue, des lumières nouvelles, qu'il exposera dans un ouvrage actuellement sous presse ( en mars iHii ). Il m'a permis de publier la généalogie des princes de Palmyre, qu'il a dressée, et qui me paroît résoudre toutes les difficultés. La voici telle qu'il me l'a communiquée. On y verra la réunion en un seul personnage à' Ou ah a liât] i et à'Athénodore, dont on en faisoit deux; par cette réunion, les médailles concorderont avec les inscriptions.

SEPTIMIUS AIRANÈS, prince de Palmyre.

OnÉNATH. SF.PTIMIlî ZÉNORIE.

SEPTIMIUS OUORODES, TIMOLAUS et HEHENiNIANUS, OUAliAl.l.ATIl ATIIKNODORE, fils d'OuÉNATH seulement. Hls d'OutNATH et de Zlnobie. tiis de ZtxoBit seulement.

(i) Doclr. Num. Fet., VIII, 495.

34 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

Chu. xm. AiRANÈs u'cst coniiu que par une inscription grecque.

Les trente tyrans Odénath est dési^né (laus la même inscription comme fils

sous Valericn et *^ i

Gaiiiei. d'Airancs'. On ne possède aucune médaille de ce prince; quoique

Trcbellius' dise qu'ayant appris sa victoire sur les Perses, Gailien, après lui avoir donné, avec l'approbation générale, le titre d'Auguste et les ornements impériaux, ordonna que l'on frappât au nom du prince de Palmyre des monnoies sur lesquelles on verroit les Perses captifs. Zosime donne à Odénath une origine illustre , et Palmyre pour le lieu de sa naissance; selon Procope', il étoit chef des Sarraceni, qui hahitoient les bords du Danube. Redoutant l'agrandissement de la puissance de Sapor, qui venoit de réduire en captivité l'infortuné Valérien l'an 261 (1014 de Rome), il joignit ses forces à celles de Baliste , préfet du prétoire. Ils repoussèrent le roi des Perses au-delà de l'Euphrate, et rétablirent en Orient l'empire romain dans ses anciennes limites. Gallien reçut les honneurs du triomphe comme s'il eût été le vainqueur, et il traina enchaînés k son char les Perses les plus nobles qu'Odénath avoit fait prisonniers. Eckhel croit que ce fut dans l'année 266 ( 1019 de Rome) que le nouvel empereur perdit la vie. L'auteur de ce meurtre fut Masonius, son cousin.

Odénath avoit épousé Zénobie, qui le rendit père de deux fils appelés Timolaïis et Herennianus. Mais il avoit eu d'une autre épouse, que l'histoire ne nomme point, un fils appelé dans une inscription grecque Septimius Ouorodès, qui reçut en même temps que son père le titre d'Auguste. Trebellius"* l'appelle Herodes , et il dit que les mœurs dissolues de ce jeune homme le rendirent odieux ; et que la prédilection d'Odénath

(i) Mcm. de l'Ac. des B.-L., t. II, p. 53o. (3) Bell. Pcrs. , II , ^.

(a) Trebell. , in Galliii. , XII. (4) In Herod. et Mœonio.

PI. LIX

pour ce fils fut cause que Zénobie , niere de deux autres , le fit chap. xui. tuer avec sou père. Nous n'avons aucune médaille de ce ieune Les trente tyrans

*■ ^ Sous Valenen et

empereur. On ne peut donner une plus haute idée d'Odénath caiiien. que de dire avec Trebellius, «La colère des dieux contre les R-Omains étoit extrême; car, après leur avoir ôté Valérien, ils ne voulurent pas leur conserver Odénath. »

TiMOLAUs et Herennianus étoient fils d'Odénath et de Zénobie. Après la mort d'Odénath, sa veuve régna sous le nom de ses deux fils, qu'elle avoit revêtus de la pourpre. Quelle fut la fin de ces jeunes princes ? Trebellius lui-même , qui vivoit à cette époque, la ignorée. On ne connoît d'eux aucune médaille.

ZÉNOBIE [Septimia Zenohia), seconde épouse d'Odénath, ne paroit dans l'histoire qu'en Tannée 264 , lorsque Gallien accorda le titre d'Auguste à Odénath, à son épouse Zénobie, et à leurs enfants. Trebellius, cité plus haut, donne m entendre qu'elle ne fut point étrangère au meurtre de son mari , parcequ elle ne pouvoit supporter les préférences qu'il accordoit à Ouorodès , son propre fils, sur Timolaiis et Herennianus, nés de leur mariage. Après la mort d'Odénath et de son fils chéri ( l'an 266 ) , Zénobie gouverna avec fermeté et prudence le royaume de Palmyre , sous le nom de ses deux enfants. Procope ' lui attribue la fondation de Palmyre , à laquelle on donna son nom. Il est certain au moins que cette ville, dont les ruines nous étonnent par leur étendue et par leur magnificence, lui dut de nombreux embellissements. Malirré les ravaires d'Aurélien , elle étoit encore habitée du temps de Justinien ( peut-être comme elle l'est encore aujourd'hui, par des Arabes bédouins); mais elle n'étoit plus d'aucune importance.

(i) Procop., Dell. Pcrs., II, V.

36 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

ci.u- XIII. La beauté de Zénobic étoit encore moins célèbre dans l'Orient

souV'vailien ,t ^1"^ ^°^ éfudltion. Elle parloit l'égyptien (probablement la lanoaiii,.n. „yg copte), le latin, et le frrec. Elle devoit la connoissance de

PI. LIX

cette dernière langue au rhéteur Loiigin (fameux par un excellent Traité sur le Sublime), qui l'ut son conseiller intime, et qui, après avoir partagé ses prospérités, fut enveloppé dans son infortune, et périt par les ordres du cruel Aurélien. On dit qu'elle avoit composé un abrégé de l'histoire d'Egypte et d'Orient. Trebellius' lui fait honneur des victoires remportées par Odénath, qu'il représente comme moins courageux qu'elle. Zénobie, quoique fort sobre, imitoit les empereurs romains, et donnoit des repas splendides; mais, en même temps, elle vouloit qu'on se prosternât en l'abordant, comme ou le pratiquoit à la cour de Perse. Au reste l'étendue de ses états étoit aussi grande que celle des régions soumises à Châpour (Sapor). Elle étoit reine de l'Asie majeure depuis l'Euphrate jusqu'à la Méditerranée ; une partie considérable de l'Egypte ( dont elle adopta la fabrique pour les monnoies de son empire ) obéissoit à ses lois ; elle en donnoit même à une partie de l'Asie mineure. I.e successeur de Gallien, Claude II, occupé pendant les deux années de son règne à combattre Tetricus , ne chercha point à dépouiller Zénobie de sa puissance.

Aurélien, ayant succédé à Claudc-le-Gothique, travailla sans relâche à rétablir l'empire romain dans son ancienne splendeur. Après avoir ramené en Occident l'ordre et la paix , il porta ses armes eu Orient; il arracha aux Goths toute l'Asie mineure jusqu'à Antioche. Zénobie marcha contre Aurélien pour défendre cette ville; mais elle fut vaincue plusieurs fois dans la Syrie, et

(i) TveheU., tn Zenob.

Gallien.

PI. UX

contrainte à se renfermer dans Palmyre. Espérant que les armées chap. xiii. romaines périroient dans le désert qui entouroit cette capitale, ^es trente tyrans

1 X 1 ' sous Valerien et

elle opposa une vigoureuse résistance à Aurélien , et cet empereur reçut une grave blessure. Il lui fit proposer de se rendre ', s'engageant à lui conserver la vie et à respecter les droits de ses sujets. A cette lettre, écrite en grec, Zénobie répondit en syriaque: «Des écrits ne suffisent point pour contraindre des assiégés à se rendre. Vous ne triomphez pas encore; vous avez à combattre les Sarraceni, les Arméniens, et les Perses. Quelles forces opposerez-vous à tant d'ennemis , vous à qui des voleurs (les Arabes bédoins) ont déjà fait essuyer de si grandes pertes? Rappelez-vous que Cléopâtre préféra la mort aux suites humiliantes d'une soumission volontaire. »

Les Perses vinrent au secours de Zénobie ; mais Aurélien les repoussa avec perte. Alors la reine, voyant que les vivres alloient manquer aux assiégés, s'enfuit sur un dromadaire à travers le désert; et elle alloit passer l'Euphrate, lorsque des soldats envoyés à sa poursuite la firent prisonnière. Aurélien lui demanda comment elle avoit osé lutter contre les empereurs romains. Zénobie lui fit une réponse aussi adroite que fiere. «Je vous reconnois pour un véritable empereur; mais j'ai toujours jugé indiiines de ce nom et Gallien et ses ignobles rivaux. » Les soldats demandèrent à grands cris la mort de cette reine. Aurélien refusa d'cker la vie à une princesse qui avoit si vaillamment défendu les limites orientales de l'empire ; mais , pour les satisfaire, il fit mourir Longin et quelques autres de ses conseillers.

Aurélien , qui avoit le courage et la vigueur de caractère des anciens Romains, en avoit aussi la férocité. Il eu donna la preuve

(i) Vopisc. , in Aurcliano.

38 ICONOCRAPÏITE ROMAINE. Part. II.

Chai.. XIII (ItiDS soH trioniplie de Fan 273 (1026 de Rome. ). On vit son char es trente tyrans ^^^^y^ ^^, ]ç sénateur Tctriciis, par le fils de Tetricus , et par la

sous Valerien et 1 'I '1

Gaiiien. reiiie de Paimyre '. Celle-ci ctoit si chargée du poids de plusieurs

cliaines d'or et des ornements dont on Tavoit revêtue, qu'elle fut plusieurs fois contrainte de s'arrêter pendant la marche. Après les jours du triomphe, Aurélien témoigna à Zénobie une grande considération ; 11 lui donna des terres auprès de la ville d'Hadrien, à Tivoli; il maria même, selon Zonare, ses filles à des personnages distingués. Saint Jérôme et saint Prosper parlent de ses descendants, qui vivoient encore à Rome dans le cinquième siècle. On ignore l'année de sa mort.

11 seroit difficile de faire mieux connoltre cette illustre princesse qu'en rapportant la lettre adressée au sénat et au peuple romain par Aurélien, lettre dans laquelle il se disculpoit d'avoir traîné une femme en triomphe. « Ceux, qui me font ce reproche, dit-il", ne sauroient au contraire assez me louer, s'ils connoissoient cette princesse, s'ils savoient avec quelle prudence elle forme des plans , quelle constance elle met dans l'exécution ; avec quelle sagesse elle traite ordinairement les soldats , soit avec munificence dans les circonstances difficiles , soit avec sévérité dans les circonstances pénibles. Odénath lui dut, je puis le dire , d'avoir vaincu les Perses , et d'avoir repoussé Sapor au-delà de Ctésiphon. Je puis assurer encore que les Orientaux et les Egyptiens craignoient tellement cette femme , que les Arabes, les Sarraceni, et les Arméniens, n'osoient troubler la paix dont son peuple jouissoit. Je ne lui aurois pas laissé la vie, si j'avois ignoré qu'elle eût rendu de grands services à l'empire romain , en conservant pour elle et pour ses fils celui d'Orient....

[i) \oTpisc., in Jureliano. {2) Trehell., Zenob.

llien.

PI. LIX

LES TRENTE TYRANS. Sg

S'il n'est pas glorieux d'avoir vaincu une femme et d'en avoir auv. xin. triomphé, que dira-t-on de Gallien , qui ne tint point à déshon- Les trente tyran,

i- ' l ' L 1 sous Valenen et

neur de lui abandonner la défense de l'empire? Que dira-t-on •5'*"'' du vénérable Claude, de ce grand général, qui, occupé à repousser les Gotbs , souffrit, dit-on, qu'elle exerçât la puissance suprême, afin qu'il pût sans trouble terminer sa glorieuse expédition, assuré qu'il étoit de voir les limites orientales de l'empire défendues par cette femme extraordinaire? jj

Les médailles nous jDrésentent seules des portraits de Zénobie ; k- i.

mais, comme elles sont toutes de fabrique égyptienne (d'Alexandrie), ou travaillées de la même manière, l'Iconographie en tirera peu d'utilité. On en voit ici une très rare du cabinet de Vienne; elle est de potin". Autour d'une tête de femme ceinte du diadème on lit CËlITifiia ZHNOBIA CGCacTn. Revers, femme debout devant un autel allumé, tenant de la main droite un grain d'encens, et de la gaïuhe une acerra^; on croit lire dans le champ, LuKrtGavToç (> Çaii/io qiiinto).

OuABALLATH Athénodore étoit fds de Zénobie seulement, n" » comme le fera voir M. Saint-Martin, d'après le témoignage des écrivains arméniens. Jusqu'à présent on avoit dit qu'Ouaballath et Athénodore étoient deux personnages distincts, tous deux fils d'Odénath et de Zénobie. On ne donnoit à Athénodore que la médaille de potin du n° 2, planche LIX; sur laquelle on lit en toutes lettres, A0HNOA«POr avec AYPHAiANOC, autour de deux têtes couronnées de laurier; et au revers, LuKaôavToç A [aiino I ), dans une couronne du même arbuste. Mais on donnoit à Ouaballath toutes les autres médailles sur lesquelles on lisoit OYABAAAA0OC, suivi des abrégés d'A0HNOAWPOC. D'après

(i) Alliajjc {grisâtre de cuivre, de plomb, (2) Boîte à encens,

et de zinc en toutes pro{)ortions.

4o ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. TT.

ciup. XIII. la découverte de M. Saint-Martin, on restituera toutes ces mé- I.US trente tyrans j^illes au scul Oualjallatli Atlicnodorc. L'histoire fait à peine

sous Valt-rien et

Gaiiien. mentiou de cet Auguste d'Orient. Il reçut ce titre avec sa mère;

il fut traîne en triomphe avec elle, et, comme elle, il vécut obscurément des bienfaits d'Aurélien.

l'I. LIX.

EMPEREURS APRES GALLIEN. 4i

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