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L'UNE SOEUR DE TRAJAN, ET L'AUTRE SA NIECE

L'histoire nous laisse beaucoup à désirer sur les vies (le ces deux princesses, qui furent si chères à Trajan.

Marciana vint à Rome dans les commencements du règne de Trajan, son frère. Elle refusa, ainsi que sa belle-sœur Plotine, le titre d'Auguste, que le sénat leur offroit. Elle ne l'avoit point encore accepté l'an 85:2 (99 de l'ère vulgaire), lorsque Pline le jeune' prononça le panégyrique de Trajan; car il novis a conservé le souvenir de ce refus. Il donne les plus grands éloges à cette princesse, qui probablement ne prit le titre d'Auguste qu'à l'époque, très prochaine de la précédente (la fin de la même année), où Trajan accepta celui de Père de

(1) Cap. Lxxxiv.

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la patrie. L'empereur donna le nom de sa sœur à la ville de chap. iv Marcianople, métropole de la Mœsie inférieure (aujourd'hui ^^l'XLx Marcenopoli, ou Prebislaw), située près de la rive occidentale adopiwe du Pont-Euxin; peut-être au moment où il lui fit rendre les honneurs divins, après sa mort. On ignore Tannée; mais on est assuré que Marciana ne vivoit j)lus lorsque Trajan compta sa dixhuitieme puissance tribunitienne, Fan 867 (i i4 de Tere vulgaire). Le nom de déesse, DIVA, lui est en effet donné dans Tinscription de l'arc de triomphe d'Ancône, qui fut élevé cette année. Sous le n" 4 de la j^lanche XXXYII, on voit une médaille de bronze de Marciana, avec sa tête et la légende DIVA-AYGTSTA' MARCIANA; au revers, le char sacré appelé Tliensa^ symbole de l'apothéose, avec la légende CONSECRATIO, et les sigles S. C.

Matidie étoit fille de la sœur de Trajan, de Marciana, et elle fut mère de Sabine, qui épousa Hadrien du vivant de son grandoncle. Spartien' dit qu'elle rapporta à Rome les cendres de Trajan, avec Plotine. On voit sur une médaille de Marciana que Matidie reçut le titre d'Auiruste sous le sixième consulat de cet empereur. Sabine ne fut pas sa fille unique ; trois inscriptions , recueillies par Gruter', font mention de Matidie jeune, qui étoit la sœur de Sabine, et qui fut, par adoption, tante maternelle d'Antonin; comme le conjecture avec raison le savant Eckhel '.

On voit ici, planche XXXVII, n" 5, une médaille de grand bronze, sur laquelle est gravée la tête de Matidie, coiffée comme celle des autres femmes de la famille de Trajan, avec la légende MATIDIA KNGusta DIVAE MARCIANAE Yilia; au revers, une femme debout, accueillant deux enfants qui implorent son se-

(i) Hadr.,\. (2) Page 252, n" 9 et lo, et p. io85, n" 3. (3) D. N. T., VI, 470. 3. 5

34 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

(„>, IV cours, avec la Icgeudc PIETAS AVGVSTû Oîienfaisance de la ^T''-u princesse), et les siirles S. C. Cette médaille fait allusion aux

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a<io,,tiv(. soins que prenoient, à l'exemple de Trajan, les princesses de sa

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lamille, des entants des pauvres citoyens. N° G et 7. Les n" 6 et 7 présentent la face et le profil d'un buste de Ma-

tidic, qui est placé dans le musée royal avec le n° 101. On admire la perfection du travail. Ce buste étoit jadis dans le gardemeuble de la couronne. On voit à Florence, à la Loggia de' Lanzi, une belle statue de Matidie en marbre.

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