‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 82 sur 139 · ET SES ÉPOUSES · texte numérisé non relu

ET SES ÉPOUSES

Flavius Valerius Constantius' étant le premier empereur qui ait favorisé ouvertement les chrétiens , ce ne sera point d'après les écrivains de cette religion que je tracerai son portrait. Voici

( I ) Trebell. , Claiid. , VII ; Vopisc. , Au- (2) Plus connu par le surnom de Chlore,

reliano,XWU. qui désignoit la jiâleur de son visage.

Conslantiu et sa lie.

Pi. LX.

SUCCESSEURS DE DIOCLETIEN. 97

celui que Ton trouve dans Eutrope ' : «C'étoit, dit-il, un ex- chap. xvi. cellent homme et d'une bonté extrême, qui se plaisoit à voir Collègues et suc-

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au<rmenter les richesses des provinces et des particuliers, sans ^létien, excepté

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s'occuper trop avidement de celles du fisc; il disoit qu'il valoit famuie. mieux voir l'or réparti entre les sujets qu'enfoui dans un seul trésor ; aussi , quand il réunissoit un grand nombre d'amis dans un repas, étoit-il obligé d'emprunter les vases d'argent qui dévoient en faire l'ornement; il mérita non seulement l'amour, mais la vénération de la part des Gaulois, qu'il défendit puissamment contre la prudence soupçonneuse de Dioclétien, et contre l'audace sanguinaire de Maximien. »

Vopisque' fait de Constance un éloge indirect très remarquable. Il dit que l'empereur Carus, prince fort estimé, avoit eu le dessein de créer César, au lieu de son indigne fils Carinus, Constance; «parceque, disoit-il, je ne connois aucun Romain qui soit meilleur que lui.?»

Les flatteurs de Constantin , fils de Constance, assuroient que celui-ci descendoit de Claude-le-Gothique par sa mère Claudia (qu'il disoit avoir été nièce de cet empereur). Cependant Eumene, dans son Panégyrique^ de Constantin, prononcé devant lui, donne lieu d'en douter par la manière dont il parle de cette parenté, «qui est, dit-il, peut-être encore ignorée du grand nombre, mais qui est bien connue de ceux qui vous aiment. » Constance n'avoit pas besoin de ce genre d'iUustration ; son père , Eutropius , tenoit un rang distingué dans la Dardauie (partie de la Dacie). On ne sait point en quelle année il naquit; mais en l'année 3o6, où il mourut, il étoit fort vieux, ou du moins il paroissoit tel à cause de ses infirmités. L'étude des

(i) Lib. X, cap. ii. (2) InCarino, XVII. (3) Cap. II. 4. i3

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