I.XII, el LXIII
la contagion des vices et des voluptés, qui ramollissent les habitanls des grandes villes.
Les relations fréquentes qu'eurent les Romains dans les troisième et quatrième siècles avec les rois de TOrient, le séjour habituel que firent dans l'Asie Dioclétien et quelques nns de ses collègues, les portèrent à adopter pour eux et pour leur cour le luxe des princes de TOrient et des rois de Perse en particulier. Sur tous les vêlements, depuis le diadème jusqu'à la chaussure , on vit briller l'or, les pierres précieuses , et les perles. Pour alimenter ce luxe, qui subsista jusqu'à la fin de l'empire, les courtisans vendirent leur protection, les juges firent taire les lois; enfin tout devint vénal à Constantinople. Si l'on a reproché sans fondement à Constantin l'introduction de ce faste dispendieux, on ne peut le disculper de l'avoir encouragé et d'avoir multiplié à l'infini les dignités et les charges du palais. Il n'en fut pas de même des eunuques, de ces êtres bizarres qui ont toujours régné en Asie sous le nom des souverains, et qui avoient pénétré depuis un demi-siecle dans la cour des empereurs romains ; Constantin les réduisit à l'état de domestiques; mais cet exemple ne fut pas suivi par ses successeurs.
Constantin , qui prenoit pour modèles Alexandre et Auguste , comme on peut le conjecturer d'après quelques unes de ses monnoies , cessa de porter la barbe , qui avoit été reprise par Hadrien et que présentent les portraits de tous les successeurs de ce prince. En cela Constantin fut imité partons ceux qui s'assirent
(i) Zosim., II, 34.
après lui sur le trône de Constantinople jusqu'à Phocas. Julien chap. xvm seul, et pendant quelques années seulement, porta la barbe, ^Cousuntin qui étoit alors l'attribut particulier des philosophes. pi lx,lxi.
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JJepuis cette époque, outre le casque et le diadème, ornes de pierres précieuses, on vit sur les monnoies des empereurs le nimbe , ou l'auréole , qui dans les tableaux est placée sur la léte des saints personnages.
La longueur de ce chapitre m'a contraint à le partager en trois divisions. Première, Constantin et Fausta son épouse; deuxième , fils de Constantin; troisième, neveux de Constantin.
PREMIERE DIFISION.