‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 98 sur 139 · PI. LX,LXII · texte numérisé non relu

PI. LX,LXII

et LXIII.

i68 1 CONDOR APHTE ROMAINE. Part. 11.

cha,.. XVIII. cusa lui-même d'avoir tenté de la séduire et d'avoir formé des Constantin projets dc révoltc. L'empereur ajouta loi a cette odieuse ca-

l't sa faniillr. IJ nt «il'" "Il

Il ixii,.T,xiii lomnie, qu'il ne mit pas son fils à même de détruire; et il le fit mourir à Pola en Istrie.

Il paroît assez vraisemblable que Crispus eut une épouse appelée Hélène, mais on ignore si elle le rendit père.

Tout ce qui regarde Hélène, l'épouse du César Crispus, est douteux. Le code Théodosien' est le seul monument sur lequel on voie réunis les noms de Crispus et d Hélène; «mais, dit Eckliel ', cet endroit du code est si obscur (si même le texte n'a pas été altéré j , qu'il est difficile d'en conclure que fépouse de Crispus s'appeloit Hélène. «

N° 4. Le médaillon de bronze du n" 4? planche LXII, présente le

buste de Crispus, couronné de laurier, revêtu àupallium, tenant de la main droite le sceptre surmonté d'une aigle, et regardant à gauche; légende, CRISPVS NOBILw CAES«r. Revers, les trois Monnoies; légende, MONETA • VRBIS • VESTRAE.

N» 5. Le titre de NOBILIS CAESAR, que porte Crispus sur la mé-

daille du n° 4, planche LXII, autorise à traduire par celui-ci, ^obilis Fœmùia, les deux sigles qui suivent le mot HELENA sur la médaille de petit bronze du n° 5, même planche. La tête n'est point coiffée avec un diadème. Cette médaille a pour type du revers, sans légende , un astre dans une couronne de laurier. EckheP a assigné avec sagacité à chacune des trois Hélenes de la famille de Constantin (l'épouse de son père Constance-Chlore, celle de son fils Crispus , et celle de son petit-neveu Julien ) les

(0 Lib. IX,tit. 38,1. I. {2) D.N. F., \IU, 102. (3) Ibid., 143.

CoDstaotin et sa famille.

médailles qui leur appartiennent. Il paroit que celle-ci présente chap. x\ le portrait de l'épouse de Crispus; mais on doit convenir que cette opinion n'est fondée que sur des probabilités, ainsi que pi.LxiietLxiii l'existence de la princesse.

§. 1. CONSTANTIN IL ou LE JEUNE,

EMPEREUR

Il reiine une £frande incertitude sur l'année et sur le lieu dans lesquels naquit Constantin II; on sait que sa mère Fausta mit au monde un fils à Arles, l'an 3i6; mais on ne peut recounoitre ici ce prince que par conjecture. Il est certain seulement qu'il fut nommé César l'année suivante avec Crispus, autre fils de Constantin, et avec le fils de Licinius. Constantin n'auroit eu que seize ans, d'après les conjectures rapportées plus liaut, lorsqu'en l'année 332 il auroit été chargé par son père de conduire les armées contre les Goths, comme l'assure l'Anonyme, publié par de Valois , et comme le donne à entendre l'empereur Julien '. Près de cent mille Goths périrent dans cette guerre, et leur roi fut obligé de donner son propre fils en otage. Peu après, les Sarmates , qui avoient appelé à leur secours les Romains contre les Goths, se déclarèrent eux-mêmes contre leurs auxiliaires, et furent vaincus à leur tour.

Lorsqu'en 335 Constantin partagea le gouvernement de l'empire entre ses fils et ses neveux, sans abandonner cependant le timon des affaires , il assigna à Constantin, l'aine de ses enfants, les Gaules, l'Espagne, et la Grande-Bretagne. L'an 337, 1 empe-

(i) Julian., Orat., I.

170 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Pa.rt. II.

Chai. xvin. rcuF niourant confirma cctlc clistriljutiou. Après sa mort, les cons.antin troiipcs mutinées donnèrent à ses fils le titre d'Augustes , et

fit sa famille. i ry '

PI LxiiciLxiir. firent périr ses neveux; mais aucun écrivain n'a accusé Constantin le jeune d'avoir eu (juclrpie part à ces meurtres odieux. Le partage de leurs états fit écheoir ii ce prince la Thrace et Constantiuople, qu'il ne garda pas plus d'une année, et pour lesquels il paroitroit que Constant lui auroit cédé l'Afrique. Cependant la possession de cette dernière province et de fltalie fut un sujet continuel de dispute entre les deux frères, qu'aigrissoit l'un contre l'autre un tribun nommé Amphilocus'.

Constantin, lassé des refus de Constant et des subterfuges dont il usoit pour retenir les provinces échues en partage au frère aîné, prit les armes contre lui l'an 34o, sous prétexte de vouloir aider Constance dans la guerre des Perses. Constant , averti de ses projets, envoya ses généraux avec une armée pour l'arrêter. Ceux-ci mirent aisément eu fuite Constantin, qui, ne s'attendant point à trouver de la résistance, -faisoit la guerre plutôt en brigand qu'en empereur'; et ils l'attirèrent dans une embuscade près d'Aquilée, où il tomba de cheval et fut percé de coups. Ainsi périt , après avoir porté trois ans la pourpre impériale, un prince à qui l'on attribue de grandes qualités, mais à qui l'on reproche de n'avoir pas pris assez de soins pour conserver la paix avec son frère.

N» 8. Le médaillon de bronze du 11° 8 de la planche LXII présente

un portrait certain de Constantin II, ou le Jeune, parcequ'on lit dans sa légende les mots abrégés IVN/or NOB/Z/j Cœsar après celui-ci, CONSTANTINVS. Revers, Constantin à cheval foulant aux pieds deux ennemis; légende, ^ IRTVS CKESSariim.

(1) Amm. , XXI. {2) Vict., Epit., XLI.

Chap. xvni.

§. 3. CONSTANCE II, EMPEREUR, e!^:t^u.

PI.LXIIetLXUl

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