‹ Iconographie voltarienne: histoire et description de ce qui a e?te? publie? sur Voltaire par lChapitre 15 sur 35 · I. Saint-Aubin et La Borde · texte numérisé non relu

I. Saint-Aubin et La Borde

jfût compromis par un emportement qu^il eût sûrement regretté. Aussi mettra-il quinze jours entre ce premier moment, toujours si impétueux chez Tauteur de Zaïre, et Taccusé de réception ; et, quand il prendra la plume , il aura retrouvé son calme , sa sérénité , sa politesse, qu'assaisonnera bien encore une pointe de persiflage et d'amertume. Cet incident plaisant et piquant nous est révélé par la correspondance même de Denon et de Voltaire qu'amenait l'envoi du dessin et qui se termina, sans être jamais reprise, par les explications auxquelles il donnait lieu. Elle n'a été reproduite dans aucune des éditions de Voltaire, et personne n'irait, à coup sûr, la chercher dans le recueil où elle est perdue*. C'est ce qui nous a décidé à nous étendre sur cette petite scène de comédie, qui, en somme, est ici parfaitement à sa place.

a Du plaisant Callot vous avez le crayon ; Vos vers sont enchanteurs, mais vos dessins burlesques. Dans votre salle d'Apollon Pourquoi peignez-vous àt% grotesques?

« Si je pouvais, monsieur, mêler des plaintes aux remerciements que je dois, je vous supplierais très-instamment de ne point laisser courir cette estampe dans le public. Je ne sais pourquoi vous m'avez dessiné en singe estropié, avec une tète penchée et une épaule quatre fois plus haute que l'autre. Fréron et Clément s'égayeront trop sur cette caricature.

a Permettez-moi que je vous envoie, monsieur, une petite boîte de bonis doublée d'écaillés, faite dans nos villages. Vous y verrez une posture honnête et décente et une ressemblance parfaite. C'est un grand malheur de chercher l'extraordinaire et de fuir le naturel, en quelque genre que ce puisse être.

a Je vous demande bien pardon. J'ai du non-seulement vous dire librement ma pensée, mais celle de tous ceux qui ont vu cet ouvrage. ^)

I . Monuments des arts du dessin che^ les peuples^ tant anciens que modernes. Recueillit par le baron Vivant Denon. (Paris, Brunet-Denon, 1829.) T. 1*% p. i à 19.

Soyons juste. Voltaire et ses amiS; s'il ne les fait pas parler, exagèrent notablement la laideur et Thorreur du portrait : il n'est pas représenté en Adonis, il n'est pas flatté, il est enlaidi, soit; mais ce n'est point une caricature, et Tartiste n'a pas joué des crayons à mauvaise intention. L'estampe est datée du 6 juillet, le lendemain même de cette journée passée à Ferney; les souvenirs du visiteur étaient donc très-frais, et Denon, qui, lui, n'est pas mécontent de son œuvre, qui comptait sur des éloges, se cabrera sous le reproche, et ne prendra du bon côté ni les observations, quoique mitigées, ni le cadeau de cette tabatière « de bouis faite dans nos montagnes ».

« Monsieur, M. Moreau n'a pu me remettre que dans ce moment la lettre et la boîte que vous avez eu la bonté de m'adresser. Je vois avec plaisir le zèle que vos bons villageois mettent à vous plaire; j'applaudis à leurs efforts, et je reçois la boîte comme un cadeau qui m'est agréable parce que je le tiens de vous.

« Je suis, en vérité, désolé de l'impression que vous fait mon ouvrage. Je ne plaiderai point sa cause; mon but est manqué, puis* qu'il ne vous a pas fiait le plaisir que je désirais. Mais je dois vous rassurer sur la sensation qu'il fait ici : on le trouve plein d'expression; chacun se l'arrache, et ceux qui ont l'honneur de vous connaître assurent que c'est ce qui a été fait de plus ressemblant. C'est un grand malheur, en peinture comme en autre chose, de voir autrement les objets qu'ils n'existent. Pardon, monsieur; mais j'ai dû non-seulement vous faire l'aveu de mon erreur sur ce portrait, mais vous dire natiu'ellement, et pour votre tranquiUité, tout ce que je savais du succès de cette estampe. »

L'humeur perce dans cette lettre de Denon : Voltaire lui a donné une leçon, il le payera en même monnaie, comme s'il y avait entre eux parité d'âge et de valeur. C'est un de ces esprits délibérés, sans gène, sans fétichisme, qui savent se défendre, quand ils se bornent à se défendre.

Loin de se fâcher, le patriarche lui répondait, à son tour, avec longanimité et douceur, mais sans changer de sentiment, et ave|C la

bonne envie, tout au contraire, d'amener son traditore à résipiscence :

« Je suis bien loin, monsieur, de croire que vous avez voulu faire une caricature dans le goût des plaisanteries de M. Huber.

« J'ai chez moi actuellement le meilleur sculpteur de Rome, à qui ma famille a montré votre estampe : il a pensé comme tous ceux qui l'ont vue. On Ta prié d'écrire ce qu'il fallait pour la corriger : je vous envoie sa décision.

« Il court dans Paris une autre estampe, qu'on appelle mon Déjeuner; on dit que c'est encore une plaisanterie de M. Huber. J'avoue que tout cela est assez désagréable. Un homme qui- se tiendrait dan$ Tattitude qu'on me donne, et qui rirait comme on me fait rire, serait trop ridicule.

« Vous m'auriez fait plaisir si vous aviez pu corriger l'ouvrage qui a révolté ici tout le monde, et, s'il en était encore temps, ma famille vous aurait beaucoup d'obligation. Je n'en suis pas moins sensible à votre bonté, et je n'en estime pas moins vos talents. Je vous supplie de ne rien imputer à une fausse délicatesse de ma part. Je sens bien que vous m'avez fait beaucoup d'honneur; mais je vous prie de pardonner à mes parents et à mes amis, qui ont cru qu'on avait voulu me tourner en ridicule, v

Maintenant, voici cette décision du « meilleur sculpteur de Rome », qu'on a retrouvée, jointe à la lettre du poëte, dans les papiers de Denon :

« Étant consulté sur cette estampe, je crois que pour la corriger il faudrait premièrement : mettre le portrait d'ensemble ; — moins maniérer la tète ; — venir la dessiner d'après nature ; prendre un parti sur l'effet total; enfin rendre la chose plus pittoresque.

« Les défauts que je trouve : l'épaule trop haute ; — M. de Voltaire n'a pas de dessus d'yeux; — le nez est trop long, et le front aussi ; la bouche n'est pas bien, parce qu'elle cercle trop. »

Assurément, ce n'est pas Voltaire qui écrit cela. On sent l'homme du métier qui, d'un coup d'oeil, a saisi les défectuosités et les indique techniquement. Reste à savoir quel est ce grand statuaire, venu tout

8o ESSAI D'ICONOGRAPHIE VOLTAIRIENNE.

exprès de Home pour donner des leçons de dessin à Denon. Le poëte nous rapprendra lui-même dans ce billet à d'Alembert : « Je vous avertis, illustre secrétaire de notre Académie, que M. Poncet, l'un des plus célèbres sculpteurs de Rome, vient exprès à Paris pour faire votre buste en marbre. 11 s'est, en passant, essayé sur moi, pour arriver jusqu'à vous par degrés. Ce n'est pas un simple artiste qui copie la nature, c'est un homme de génie qui donne la vie et la parole (6 février 1776). » On sait le cas que Ton doit faire, le plus souvent, de ces billets ouverts dans lesquels il ne faut pas chercher la pensée réelle. Mais, deux jours après, il reprenait la plume de nouveau pour qu'Archimède-d'Alembert ne pût douter de la parfaite sincérité de ses paroles. « "Je vous préviens que je ne vous trompe pas dans cette lettre, quand je vous dis qu'il donne la vie et la parole. »

Voltaire n'était pas difficile à gagner. La moindre prévenance, la moindre marque d'amitié suffisaient pour le conquérir pleinement. En souvenir de l'aimable réception dont il avait été l'objet, Poncet dépêchait à Ferney un petit présent bien fait pour aller au cœur de son hôte qui l'en remerciait avec une véritable effusion. 11 s'agit ici d'une médaille frappée à Kome, en commémoration de l'épouvantable massacre de la Saint-Barthélémy. Cette médaille, le poëte la connaissait, il l'avait palpie et maniée, mais il se mourait d'envie d'en avoir une en propre. « On frappa des médailles sur cet événement (j'en ai une entre les mains) », dit-il dans son Histoire du Parlement, qui parut en 1769. Désormais il possédait la pièce de conviction. Cette médaille n'était pas commune; le marquis de Bièvre (encore un protecteur de Poncet) mandait à Beaumarchais, auquel précisément il envoyait, pour l'édition de Kehl, les lettres relatives à son protégé : « Si vous êtes curieux d'avoir cette médaille, je pourrais vous la procurer, mais en vous demandant le plus grand secret : car tout le monde voudrait l'avoir, et je ne suis pas en état de faire face à ce sujet \ »

I. Etienne Charavay, Catalogue de lettres autographes^ du 7 mai 1875. N» 44. Lettre du marquis de Bièvre à Beaumarchais; à Rome, ce 5 novembre 1781.

ESSAI D'ICONOGRAPHIE VOLTAIRIENNE. 8i

Revenons à Poncet. D'Alembert, plus flegmatique, et qui savait combien l'auteur de Zàire s'engouait aisément, malgré toutes ces recommandations, ne fit pas grande chère au sculpteur de la ville éternelle. « Ce Poncet est venu chez moi avec une lettre de vous : je lui ai demandé quels étaient les Italiens si jaloux d'avoir ma figure, qui désiraient que je me soumisse encore à l'ennui de la faire modeler. Il m'a dit que c'était un secret. J'en ai conclu que ce grand sculpteur était encore un plus grand hâbleur, et je l'ai remercié de sa bonne volonté, en lui disant qu'un sculpteur célèbre de ce pays-ci venait de faire mon buste, et qu'il pouvait le copier, s'il le voulait (25 avril 1776). » Hâbleur ou non, Poncet n'est pas un être de raison, et c'est lui, « le meilleur sculpteur de Rome », qui donnait la décision que Voltaire envoyait à Denon.

Dans sa lettre à son jeune confrère, Voltaire fait allusion à une autre estampe « qu'on appelle mon Déjeuner » et qu'il suppose d'Huber. Il est clair qu'alors il ne l'avait pas encore vue : à en juger par l'humeur que lui avait causée ce portrait de Denon, qui, sans être flatté, n'était point une charge, il eût, à n'en pas douter, jeté de bien autres cris, si l'estampe lui fût déjà parvenue. Qui ne connaît cette plaisante et grotesque scène? Le patriarche couché, en bonnet de nuit; l'opulente Denis, avec ses gros appas, près de la table, où le café est servi ; en face d'elle, un gros homme réjoui, que s'était, à la réflexion, substitué l'auteur de l'estampe. Une chambrière, à Tœil éveillé, les deux bras appuyés au bois de lit, d'un côté ; le père Adam, de l'autre, dans la pose de l'admiration : les uns et les autres à faire pouffer de rire. Poncet, dans son appréciation du portrait, estime que « la bouche n'est pas bien, parce qu'elle cercle trop » ; dans cette dernière composition, elle bride d'une oreille à l'autre et donne une vraie mine de singe au patriarche. Quant à madame Denis, comme l'éléphant de la fable, c'est une masse informe et sans beauté, et elle n*aura pas plus que son oncle à se confondre en actions de grâces, quand cette étrange composition arrivera jusqu'à Ferney. Elle ne s'y glissa que plus tard, comme cela résulte

8a ESSAI D'ICONOGRAPHIE VOLTAIRIENNE.

d'une lettre non datée, de ViUette au marquis de ViUevieille : H On nous a apporté une estampe intitulée le Déjeuner de Femey. La Borde, auteur de cette gravure, y est représenté à table, dans toute sa plénitude, et beau comme un ange ; M. de Voltaire y est dans un coin, maigre comme la mort et laid conune le péché. En jetant les yeux sur cette caricature, il s'est écrié : Cest le Lazare au dîner du mauvais riche. » ViUette semble croire La Borde le vrai coupable. Ils ne s'aimaient guère, et le marquis n'était pas fâché sans doute d'une circonstance qui ne devait pas contribuer à mettre celui-ci bien en cour. Ce qui pouvait à la rigueiu* confirmer un soupçon qu'on eut soin de faire partager à l'oncle et à la nièce, c'est que Denon avait, à l'égard du malencontreux portrait, avoué de lui-même la collaboration de Saint-Aubin et ce d'un ami aussi aimable par les grâces de l'esprit que par les qualités du cœiur » et qui n'était autre que La Borde. Quoi qu'il en soit, Denon, que Ton traitait en écolier, n'était pas d'humeur à convenir de ses torts et à en faire amende honorable, la corde au cou. Au surplus, il était plus coupable qu'on ne le croyait, car ce Déjeuner de Femey ^j qu'on suppose le fait du Genevois Huber, est son propre crime : il ne faut pas aller chercher le coupable ailleurs.

oc Je viens de recevoir votre lettre du 24 janvier, écrivait-il au vieux malade du Mont-Jura, je vous réitère mes excuses au sujet de votre portrait et de l'estampe de votre Déjeuner^. Je me reproche bien sincèrement le chagrin que cela vous a causé, ainsi qu'à votre sensible famille. J'étais bien loin de penser, lorsque je fis ces dessins^ qu'ils feraient autant de bruit. Je ne voulais que me retracer les moments que j'avais passés à Ferney, et rendre pour moi seul la scène au naturel, et telle que j'en avais joui : j'occupais même une

I . Comme on le voit, cette lettre, où Denon revendique la paternité de Tœuvre, e«t du 24 janvier 1776. Si la lettre de ViUette que nous venons de citer n'est pas datée, elle est classée, ainsi que la suivante à l'Anglais d'Hell, à l'année 1777. Cela n'est pas admissible; et, alors, le marquis aussi bien que le philosophe devait savoir de qui était cette burlesque composition. ViUette. OEuvret ( Edimbourg}, p. 118, 122.

place dans le groupe qui compose le tableau du Déjeuner, mais, dès qu'il fut question de graver ce morceau, je me hâtai bien vite d'en exclure mon personnage. Soit par modestie, soit par amour-propre, je me trouvai ridicule en figurant auprès de vous, et je ne voulus point jouer le nain là où Ton montrait le géant. Je ne réfléchis pas dans le moment que tout ce qui tient à vous doit avoir de la célébrité, et je laissai graver sans réflexion ce que j'avais dessiné sans conséquence^ Au reste, la plus grande partie de ceux qui se sont procuré cette estampe n'y ont vu que la représentation d'une scène de votre intérieur qui leiu: a paru intéressante. Je ne connais point les ouvrages de M. Huber : je n'ai donc voulu imiter personne. Je ne sais quel acharnement on meta vous effrayer sur cette production : si vous la connaissiez, vous verriez que votre figure n'a que Texpression simple que donne une discussion vive et familière. C'est m'affliger réellement que de vous faire croire que j'ai pu penser à vous ridiculiser; c'est dénaturer dans votre esprit tous les sentiments que je vous ai voués, et dégrader mon caractère. Eh! monsieur, poiu'quoi voir toujours des ennemis? Les triomphes ne servent-ils qu'à multiplier les craintes? Qu'est-ce que la gloire si la terreur habite avec elle? (c Quant aux complaisantes observations de votre habile artiste romain, quoiqu'elles ne m'aient ni édifié ni convaincu, je veux lui montrer que je ne suis pas moins complaisant que lui; car je tiens si peu à ce que vous appelez mes talents, qu<e je conviendrai de tout ce que vous voudrez qu'il contredise, et serai même plus que lui de l'avis qu'il faut que je retourne dessiner votre tête d'après nature; c'est un conseil que je me laisserai toujours donner bien volontiers, par le plaisir qu'il en résulterait pour moi de vous revoir et de travailler plus efficacement à vous convaincre de l'attachement et de la vénération avec lesquels je serai toute ma vie, mon respectable camarade, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

(( Dbnon. I)

I. C'est cette première idée qu'on VQudrait retrouver, mais qui purement a été anéantie par Denon lui-même.

84 ESSAI D'ICONOGRAPIE VOLTAIRIENNE.

Au fond, Denon n'avait point la moindre envie de retourner à Ferney, où il aurait été sans nul doute médiocrement fêté par la sensible famille. Quant à cet engagement d'en passer parles exigences de son juge, c'était une promesse qu'il comptait bien ne pas tenir; et l'estampe ne subit, comme on se l'imagine, aucune amélioration ni aucun changement*. Bien plus, loin de ressentir quelque regret (nous ne dirons pas quelque remords) du petit trouble causé à Ferney par ces exhibitions trop réalistes, il aggravait ses torts, comme à plaisir, par un troisième et dernier méfait : un véritable bouquet d'artifice. 11 est vrai qu'alors l'outragé depuis deux années n'était plus de ce monde : cinquante têtes voltairiennes, de tout âge, de toute coiffure et de toute posture, les unes dénudées, les autres couronnées des bonnets les plus grotesques et qui font ressembler l'illustre auteur de la Henriade à sa vieille bonne Barbara. Ici, le peu de cheveux qui lui restent tombent piteusement le long de ses joues creuses, comme s'il fut sorti du bain ; là, la maigrette figure disparait sous l'immense perruque d'apparat; tantôt il est mourant, tantôt il va sauter sur vous. Enfin c'est un pêle-mêle des plus bizarres et des plus comiques, une burlesque évocation de toutes les têtes disséminées dans les tableaux, les dessins, les croquis, les pochades d'Huber; car, en cette affaire, Denon ne sera que le vulgarisateur du caricaturiste genevois, et c'est à l'œuvre de ce dernier qu'il aura emprunté cette page ébouriffante qui commence à devenir rare. Resterait à savoir comment s'est fait l'emprunt, à Genève où il ne fit que passer, mais plutôt à Saint-Pétershoiu-g, où Denon avait pu être à même de faire son butin dans cette galerie humoristique qui s'augmentait incessamment. Nous connaissons jusqu'à six éditions de cette curieuse cueillette^ avec des différences plus ou moins notables :

Sans nulle indication (trente têtes), in-folio.

I. Nous la reproduisons. Il existe au cabinet des Estampes une épreuve mutilée, avec le profil de Voltaire, dans un médaillon, au bas de Tencadrement. Le dessin original appartient à M le duc de Rivoli.

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Mane-François Arouet de Voltaire. Gravé à Teau-forte en 1780, (trente-six têtes), in-folio.

Différents airs en trente têtes de M. de Voltaire, calqués sur les tableaux de M. Huber (avec des légendes pour toutes les têtes), in-folio * .

Tôt capita, tôt sensus. D'après une étude de M. Huber (cinquante et une têtes), in-folio.

Voltaire d'après Huber, xx. P. 85 (trente-trois têtes), que nous reproduisons.

Airs de tête de M. de Voltaire y calqués sur les tableaux d' Huber (neuf têtes). H. o",23. L. o",i5.

Joignez à cela : Voltaire par Huber. Cinquante portraits qui ne sont autres que ces diverses têtes tirées à part chacune. Bibliothèque nationale. Estampes. N. A. 57*.

X. Voici quelques-unes de ces légendes : Charge qui ressemble. Très-peu chargé. Un peu mâle. Patte de velours. En oiseau. En madone. Au vrai. Sublime. 1776. Germon (de Naniné), Trissotin (des Fanmet savanUt), Alvarès (d'Al^irt), Narbas (de Mérope.)

a. Cet ensemble, dont Renouard a possédé les croquis originaux, n'a été tiré qu'à quarante exemplaires in-4% et seulement sept sur chine : pour être complète, la collection devrait se composer, nous assure-t-on, de cinquante-cinq portraits.

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