‹ Iconographie voltarienne: histoire et description de ce qui a e?te? publie? sur Voltaire par lChapitre 8 sur 35 · I . Lettres sur le Salon de vjj^ ; 7 septembre · texte numérisé non relu

I . Lettres sur le Salon de vjj^ ; 7 septembre

La Tour ni une copie de Taffreux tableau dépêché de Ferney; c'est une copie du portrait de Largillière, provenant bien de la « collection de l'Académie française », ainsi que l'indique le livret. Il faut dire que rAcadémie attendait encore, en 1778, ce portrait demandé et promis dès i7$6, vingt-deux ans auparavant. Nous avons vu la vieille marquise de Gouvernet, après la visite de Voltaire, renvoyer l'effigie de Fauteur des Vous et des Tu, à l'hôtel de Villette ; le patriarche se souvint alors de la parole donnée et commanda une copie de l'aimable toile; mais il mourut avant d'avoir pu acquitter sa trop vieille dette. M"'* Denis se fit un devoir de réaliser cette suprême volonté de son oncle et envoya le portrait à la compagnie, qui le reçut « avec reconnaissance et avec douleur », portent ses registres ^

Nous savons ce qu'il en coûtait aux Quarante pour se faire une galerie. L'abbé Coyer, en Angleterre, dans le courant de juin 176$, écrivait à Voltaire pour solliciter ses bons offices auprès de la Société Royale de Londres, qui comptait l'auteur de Zaïre parmi ses membres, et il ajoutait : « J'ai vu votre portrait dans ce Muséum à côté de Shakespeare, de Pope et de Saint-Évremond; mais les Anglois n'ont pas autant de goût pour la peinture que pour les grands hommes. Vous n'êtes que barbouillé. Le docteur Maty, qui me montroit le Muséum, me disoit que si vous vouliez être mieux, on recevroit un bon portrait avec reconnoissance*. » Voilà qui est consolant pour notre amour-propre et qui vient atténuer un peu la lésine académique. Nous ignorons si Voltaire répondit à l'appel par quelque copie d'un de ses portraits. Nous ne le pensons point; rien du moins dans sa correspondance n'autorise à le supposer.

Accompagnons chez Fauteur de la Henriade le jeune chevalier de Boufflers, qui y passa les derniers jours de décembre 1764 et les premiers de 176$. L'aimable chevalier avait fait son tour de Suisse

1. Secrétariat de Tlnstitut. Registre de rAcadémie française, i745;-i793. Procès-verbal du jeudi 4 juin 1778.

2. Laverdet, Catalogue d^ auto graphes^ du 11 mai 186 1 5 page 37, n« 366. Lettre de Tabbé Coyer ; Londres, 14 juin 1765.

d'une façon bien originale et qu'il a racontée avec beaucoup de naturel et d'agrément. Ce n'est pas le fils de Tune des plus grandes maisons de Lorraine, c'est un obscur et pauvre artiste qui, pour subsister et payer sa faible dépense, fera les portraits de ces bons Suisses au plus juste prix. Il y a, dans la relation humoristique de ses aventures artistiques, une page qui est d'une vérité, sinon d'une simplicité, à arracher des larmes, et nous ne saurions résister à la tentation de la citer. Elle pourrait être déplacée ailleurs, mais ici elle est bien chez elle, quoique sans autre rapport avec le sujet qui nous occupe. La scène se passe à Vevey, où le peintre de contrebande est reçu et traité comme le chevalier de Boufïlers, le fils de l'amie du prince, rétait à Lunéville.

« Il vient de m'arriver une aventure qui tiendroit sa place dans le meilleur roman. J'ai été chez une femme qu'on m'avoit indiquée, pour lui demander de vouloir bien me procurer de l'ouvrage ; son mari l'a engagée, quoique vieille, à se faire peindre; j'ai parfaitement réussi. Pendant le temps du portrait, j'ai toujours mangé chez elle, et elle m'a fort bien traité. Ce matin, quand j'ai donné les derniers coups à l'ouvrage, le mari m'a dit : « Monsieur, voilà un portrait « parfait; il ne me reste plus qu'à vous satisfaire et à vous demander <( votre prix. »

« Je lui ai dit : « Monsieur, on ne se juge jamais bien soi-même; « le grand mérite se voit en petit, et le petit se voit en grand; « personne ne s'apprécie, et il est plus raisonnable de se laisser « juger par les autres ; nos yeux ne nous sont pas donnés pour nous « regarder.

« — Monsieur, m'a-t-il dit, votre façon de parler m'embarrasse « autant que la bonté de votre portrait. Je trouve que, quelque chose « que vous me demandiez, vous ne sauriez me demander trop. — « Et moi, monsieur, quelque peu que vous me donniez, je ne trou- « verois point que ce soit trop peu; je vous prie de n'avoir, de ce « côté-là, aucune honte, et de compter pour beaucoup les bons « traitemens que j'ai reçus de vous, dont je suis plus content que je

« ne le serai de quelque argent que je reçoive... Si j'avois Thonneur « d'être plus connu de vous, je hasarderois de vous en faire présent; « et ce n'est que pour vous obéir que je recevrai le prix que vous « voudrez bien y mettre; mais conformez -vous, s'il vous plaît, aux a circonstances du pays, qui n'est pas riche, et du peintre, qui est « plus reconnoissant qu'intéressé.

« — Monsieur, puisque vous ne voulez rien dire, je vais hasarder (( d'acquitter en partie ce que je vous dois. »

« A l'instant le pauvre homme va à son bureau, et revient la main pleine d'argent, en disant : « Monsieur, c'est en tâtonnant que je a cherche à satisfaire ma dette », et en même temps il me remit trente-six livres.

« — Monsieur, lui dis-je, souffrez que je vous représente que c'est u trop pour un ouvrage de cinq heures au plus, fait en aussi bonne a compagnie que la vôtre; permettez que je vous en remette les a deux tiers, et qu'en échange je donne à madame votre portrait en tt pur don. »

<c Le pauvre homme et la pauvre femme tombèrent des nues; j'ai ajouté beaucoup de choses honnêtes, et je m'en suis allé emportant leui'S bénédictions et leurs douze hvres que je leur rendrai à mon départ. »

Les leur rendit-il? Il ne le dit point dans la suite, et nous espérons qu'il n'en fît rien. C'eût été gâter pour eux, pour lui et pour nous cet exquis petit roman, cent fois plus joli et plus attendrissant que son joli et très-joli conte d'Aline.

Voltaire, qui avait conservé un charmant souvenir de cette petite cour de Lorraine, où il avait passé ses meilleurs moments avec la docte Uranie, reçoit de son mieux le fils de la « dame de Volupté M et est vite gagné par la gentillesse de Boufïlers. Celui-ci, désireux d'envoyer un présent à sa mère pour ses étrennes, se met à croquer Voltaire pendant qu'il perd aux échecs. « Cela n'a ni force ni correction, écrit-il à la marquise, parce que je l'ai fait à la hâte, à la lumière et au travers des grimaces qu'il fait toujours quand on

veut le peindre*. » Mais le caractère de la figure avait été saisi, et, comme le dit le chevalier, c'est bien Fesse ntiel.

Cette petite composition nous avait jusqu'à présent échappé, lorsque, parmi la formidable collection rassemblée avec tant de soins et de persévérance par le résident de Genève, nous fîmes la décou-: verte d'un Voltaire jouant aux échecs, Tœuvre d'un crayon habile et d'un observateur aussi fin que spirituel, un véritable bijou. Voltaire est, à droite, les deux coudes sur la table ; il regarde , la lèvre serrée, le père Adam, qui de sa dextre saisit une pièce, tandis que la gauche est demeurée sur la table. Entre eux deux, assis, un carton devant lui, se trouve un jeune homme dont les intentions se devinent : assurément notre Boufflers. Un second, debout, une main sur la hanche, l'autre appuyé sur la chaise du père, suit le coup avec attention. Au fond, à gauche, la portière à demi soulevée laisse entrevoir deux personnages qui se parlent de fort près; une femme, (peut-être M'"' Cramer), le bras autour de son interlocuteur, dont on ne voit guère que le haut du corps, mais tout cela très-confusément. La figure de Voltaire, l'expression soucieuse, presque anxieuse de son regard, indiquent que l'on n'est pas loin du moment psychologique, de celui aussi où le terrible vaincu jette les pièces de l'échiquier à la tète de son partner. Cette johe page a 22 centimètres de hauteiusur 25 de largeur 2.

La pièce n'est pas signée; seulement, l'année 1764, indiquée en tète par M. Hennin, semblait être pour nos suppositions une confirmation de plus, puisque c'était à ce même moment que Boufflers achevait l'esquisse dont il annonçait le prochain envoi. Malgré ces coïncidences, un doute ne tardait pas à nous venir. La graviu-e, elle surtout, révélait une main exercée, celle d'un homme du métier, d'un artiste plus rompu que ne devait l'être le jeune officier. Une seconde inspection, servie par un meilleur jour, une lumière moins

1. Lettres de M, le chevalier de Boufflers , pendant son voyage en Suisse j à AI^^ sa mère (en Suisse, 1772), p. 19, lettre VIII.

2. Bibliothèque Nationale. Estampes. Collect. Hennin (1764). T. CV, p. 61.

parcimonieuse, nous démontra que nous avions eu raison de nous tenir en défiance. A la loupe, après une recherche attentive, nous finissions par découvrir, non sans peine, à gauche de la gravure, le nom d'Huber, et, plus bas, cette légende, qui avait été presque enlevée au lavage : M. de Voltaire jouant aux échecs avec le père Adam. L'acide avait fait disparaître Tencre, dont il n'était resté qu'une trace jaunâtre insuffisante pour livrer le mot de Ténigme à qui n'eût point été à même de compléter ce que l'oeil ne trouvait plus. Nous n'avons qu'à nous féliciter d'un résidtat qui ajoute à l'ensemble d'Huber un des joyaux de sa galerie voltairienne.Mais cela ne nous empêchera point de regretter cette ébauche, enlevée à la pointe du crayon, en dépit des grimaces du modèle. Il eût été piquant de rapprocher les deux compositions, faites peut-être le même jour, à la même heure et à la même lumière, avec cette émulation qu'inspire la bien naturelle ambition de ne pas se laisser trop distancer, si l'on ne doit pas demeurer le plus fort^ Une fiche de consolation nous était due ; elle nous a été laissée. Ce n'était pas le seul dessin que faisait Boufflers durant ce séjour à Ferney. Dans sa lettre d'envoi de la partie d'échecs il disait : « J'ai peint ici une jolie petite femme de Genève, minaudière, avec un grand succès ; et comme on la croyoit fort difficile, tout le monde est à mes genoux pour des portraits. » 11 surprenait et saisissait son hôte dans le fort de la composition, seul avec ses livres, plongé dans une rêverie profonde et sereine, celle du créateur qui est maître de lui et de son sujet. Les Nouvelles à la main, à la date du 8 août 1766, s'expriment ainsi sur ce portrait en profil du philosophe, enserré dans un ovale de huit pouces de hauteur sur sept de largeur : « Cette gravure paroît faite à Teau-forte et terminée à la pointe, dans la manière de Rembrandt, avec beaucoup d'art et d'esprit. L'amateur habile a saisi en quelque sorte l'âme et le feu de son modèle; il l'a représenté d'un air pensif, mais animé, devant son bureau, ayant une main posée sur un papier, et tenant de l'autre une plume

I. Voir les vers à M"« Cramer : « Il suit peindre avec Huber... • (1766, plutôt 1765).

et prêt à écrire ce qu'il médite. La tète est coiffée d'un bonnet, siu* une grande chevelure. Une ressemblance parfaite, une attitude facile et intéressante, une exécution nette et brillante, un vrai qui se fait sentir, rendent cette estampe très-précieuse*. » Cette fois Voltaire ne murmure ni ne se fâche ; il prend tout du bon côté. Boufïlers ne Ta point fait en charge, conune Huber, et c'est ce dont il lui sait gré. « Je crois qu'il ira loin, écrira-t-il à sa mère. J'ai vu des jeunes gens de Paris et de Versailles, mais ils n'étaient que des barbouilleurs auprès de lui... Il a fort réussi en Suisse. » Nous lisons Jans une lettre du poëte au président Hénault : « Riez d'une caricature qui me ressemble assez : c'est l'ouvrage d'un jeune homme de quinze ans, qui, en me voyant par la fenêtre, m'a croqué en deux minutes et m'a gravé en quatre. » De prime abord, on pourrait croire qu'il s'agit ici de Boufïlers, mais l'écart d'âge est trop considérable; le chevalier n'a plus quinze ans, il en a vingt-sept; et la lettre est datée du 20 juin 1764, six mois avant l'apparition de l'auteur de la Reine de Golconde. Mais de qui est cette charge si prestement saisie; et quels étaient les incidents et les attitudes de cette petite composition? C'est ce que Voltaire n'avait pas à indiquer à celui auquel il envoyait ce léger crayon.

L'estampe de Boufflers, qui paraissait, sinon anonyme, du moins avec une simple initiale, changeait bien vite de nom. Nous la trouvons d'abord ainsi désignée :

Dessiné à Ferney par M. B. (Boufflers), gravé par Rein, à Auguste. Au bas de l'estampe, dans un cartouche : M. de Voltaire. H. o'",!^. L. o'",o8.

Le même. J.-G. Sturm, sculps. Nûrnb. Et les armes de Villette, que l'on retrouve au bas du dessin propre de Danzel.

Le même, avec les vers du marquis de Villette, que nous allons reproduire, et l'indication qui suit : « Dessiné par P. -A. Danzel, au

I . Mémoires secrets pour servir à V histoire de la république des lettres (Londres, John Adamson), t. Ilf, T^, 62,

château de Ferney, et gravé par Fréd. Rein, à Auguste, d'après le dessin qui est dans le cabinet de M. de Villette. n

Le même, in-4» : Dessiné à Ferney, 176$, et gravé par G.-W. Weise, à Cassel, 1779.

Peu de temps après ce séjour du chevalier près de Voltaire, M. de Villette faisait une apparition à Ferney avec le même Danzel, qui ne manquait pas de faire son profit du dessin de Boufflers; il le copiait d'abord poiu^le marquis et le donnait ensuite à graver à Frédéric Rein. Danzel ne se bornait pas à cette vulgarisation sournoise de Tœuvre du jeune poëte. Tout en tirant bon parti de cette jolie esquisse, dans une composition qui lui appartenait davantage, il reproduisait le patriarche avec le même ajustement, en perruque et bonnet, comme dans l'estampe de Bouf&ers, mais avec quelques différences dans les accessoires. Là, au lieu d'avoir une plumé entre les doigts, Voltaire se tiendra, les mains dans ses manches, les coudes sur la table. 11 auraune sphère devant lui ; et pour bien indiquer l'ordre de choses auquel il songe, l'on aura eu le soin d'inscrire sur les deux pages d'un livre ouvert : Changemens arrivés dans le Globe \ Dans le dessin du chevalier, l'auteur de la Henriade a les lèvres un peu serrées ; il cherche encore l'idée, s'il çst prêt à la . saisir ;' il la tient sans doute dans la composition de Danzel : la bouche est entr'ouverte et montre plus.de dents qu'elle n'en : devait ' avoir. Quoi qu'il en soit, aussitôt fait, le dessin était dépêché, de Paris, au solitaire du mont Jura, qui n'avait plus qu'à rémercier; ce. qu'il fit de bonne grâce, bien qu'encore il ne trouvât point qu'il y eût seulement à louer. 11 écrivait à Villette à la date du 11 décembre (1765) : « J'ouvre une caisse, monsieur; j'y vois, quoi? moi-même en personne, dessiné d'une belle main. Je me souviens très-bien que

Ce Danzel, beau comme le jour, Soutien de Famoureux empire, . A) d^u^ son champêtre séjour, Dessmé le maigre contour

I. Voltaire, OEuvrts compUus (Beuchot}, t. XXVIII, p. 5. Dictionnaire philosophique.

D'un vieux visage à (aire rire.

En viricé c'était Tamour S'amusant à peindre un satyre Avec les crayons de La Tour.

a n est vrai que dans l'estampe on me fait terriblement montrer les dents. Cela fait soupçonner que j'en ai encore... mais je suis si flatté de votre galanterie^ que je ne peux me plaindre du burin. Je remercie le peintre et je pardonne au graveur. »

Le graveur était J.-B. Michel. Cette première idée, qu'il était équitable de restituer à Boufflers, 'ne devait pas être exploitée par le seul Danzel; et, dans des proportions tout autres, nous trouvons Testampe suivante, dont la description suffira pour affirmer notre dire. C'est encore Voltaire en perruque, avec le même bonnet, assis, un manuscrit sous les yeux; ses grêles jambes, chaussées de pantoufles, apparaissent entre les quatre pieds de sa table de travail; un globe, comme dans Testampe de Danzel; bibhothèque à gauche. (H. o",28, L. o*,24, dédié à S. A. S. Monseigneur le duc de Bourbon. Desmaret fec.)

Le même, sans globe et sans bibliothèque. L. Sen. delin. Corbett fec.

Le même, Houston.

Le même encore^ dessiné par C. Beyer, sans globe aussi et sans bibliothèque, les mains Tune sur l'autre. A la manière noire, et avec cette étrange légende : « Voltaire peint par Pesne à son inscu, à travers un trou pratiqué dans la porte de son cabinet, par ordre de Frédéric le Grand. » On sait que Pesne était le peintre favori du roi de Prusse ; mais il n^est pas besoin d'insister sur l'ineptie ou l'enfantillage du conmientaire.

Le même, la plume entre ses doigts. Mprin del. P. M. fecit.

La description de la partie d'échecs, que nous avons donnée

plus haut, nous servira de transition pour parler d'une estampe de la

m^me date (1764). L'obligation d'un titre quelconque nous a fait

l'appeler Voltaire et le Religieux. De plus hasardeux l'ont appelée

Voltaire et le Jésuite; le Catalogue-Didot la désignera plus catégori-

A'Ol.TAIRK |:T I.K HKI.ICIHX'X

'àuèment encore sous le Utre de^ VoUaire et le père Adàni^*.^ Le pëfSpn-

nage àtionymè^ de pi^l et^^ debout/ lés- bi^s croisés ^ur'lâ-pol^ écoute avec 'attention 'et>ecueillëment.- Voltaire est assis' à ufie tablé

recouverte d'un tapis -à ramages; il gesticule ^ de 4i maih-gauchôy Ih

'droite posée sur la page d^un' livre qui -semble lui Servir 'de*ihè^.

'Perruque bouclée/ Surmontée du sempiternel bonnet/- habit -garni de peluche^ les jambes croisées et lés piéds'dans ses pantoufles.- Aûnd^^^

sous et en dehors de Testahipe, une médaillé avec s6A rève#s^, #epféP-

sentant saint Michel, sur .'un cheval ailé'/ lé bras armé' du c'adù<fée et

'terrassant le dragon. En 'exergue : Exequattncioriacœlo.'ïyknâleiSiàLéy 'atLTciessus ' du petit module rLôcatellus'fee., sur lé- revers, àu-ihiliëu': ' Voltaire j et* en" exergue*: Omina tanquam- singûla àb^lpet» A- droite^ ^sur le icadre/ Joseph Lante seul. A la manière hoirâ. '*(H> é'/^^.

i:;.»'o"?;iû/) ' - . »...

^" 'En isej^tembrè 1766, Tauteur dé Afôropè recevait la visité- -de -Lb 'Borde, le'bàri^ùier de là ôour/hpiJinne de lettres értrousseur d^ôpëirasP, ' qui venait^eii droiture prendre possession* du. màhiisérit vacant 'de

j.- Catalogué raisonné' de là- XûUtetiçn' it-ponrak» '^-récçlk^ffaïUdUêj. .'âji^iail&nc "A

.•ÀmbjCQÎs^sFirnvn Dicfasc-, (Paris, *mà^%ii i(8^^ij8^7)| tt -11^ ftt rt, a* [foij. V^nùu-U U,^t

.Adam» La chartreuie^du pofic<Çy À too^ les épo^uss, fut ouverte aux couristps et comptajpaçyi

'ses vwteuk;s'pltt8'd'jaii' ecclésiastique* Le jésuite Sâverio Bettîheirie 'venàic'voïr'auk 'Dèild&, . ■

«t«-'racofKé ftv«c>agi^iilex|C son séjour « pires deUui^' Voitiîrd aVait- étil,.>uli ioÉâùt^au flftÎMk

9^ff -ses yeiçiM^- les : jésuites d •Oi'nejL; et.Gros^ey a.racoaté, dans Im'Ohicni^'jm MUf. VJfafiig^ •

qu'il aperçut à Sôiî «rand étonnement, sartant d'une a chaise trés-étdlC&e.w^ deux jésuites qui se

Tendaient près dé 4'autéur'dê la 'H</i/i^d</ Nous nous' jiarderons'dônc^Bisird'étre'antei amt^

flMtif ^6>r4Ûtdu» du Gacilotiùe{- noiik dirons méinè qile la. physionomie disciite^ 4igne àk

l-Miteriocuteur- de Voltâilre n'a; rien de l'obséquiosité da ce^te. plate mine d'Adam, ^up nous

ont transmise âuber et Denon. le pren^ier, dans ce^te tablée si connue des amis du phUosophc

dont 'ila 'été qucsdcin, et tout à l'heure dans là Partie* d*édiecSy ier secoadydaxn-la'pettte'scèn^

du Défeuner^ à laquelle nous ne sommes pas encore- arrivé. Nous reproduisons, du reste,

cette curieuse composition, à l'exception des deux médaillons que le cadre de la publication

nous a forcé de retrancher.

48 ESSAI D'ICONOGRAPHIE YOLTAIRIENNE.

dignes de Rameau ^ .» Le patriarche ne s'entend guère en croches et en triples croches; mais il en est différemment de madame Denis, dont la compétence semble à son oncle hors de toute discussion. Tout cela ne nous importerait que peu, si l'auteur de la Cinquantaine n'eût amené avec lui^ comme Villette, un artiste, Jean Signy, auquel il avait confié les dessins de son grand ouvrage et qui devait jouer des crayons, toutefois sans trop irriter notre solitaire. Nous avons même une lettre de Voltaire à ce dernier, dans laquelle les éloges sont sans restrictions, chose presque unique en pareille matière. « Vous avez, lui dit-il, pour le remercier de son envoi, fait, monsieur, à mes retraites de Fçrney et des Délices un honneur que ni elles ni moi ne méritons. J'ai été bien étonné de me trouver très-ressemblant dans des figures de quatre ou cinq lignes. C'est un prodige de l'art. Vos dessins dureront plus que mes maisons; elles sont fort changées depuis que vous ne les avez vues. Je me suis défait des Délices et j'ai ajouté deux ailes au château de Ferney. Les quatre tours qui cachaient une très-belle vue sont détruites (6 mai 1769). » Signy avait trouvé un Ferney inachevé, bien que l'église fût rebâtie, bien que le corps principal du château fût construit. La vue du côté du nord est curieuse, précisément parce qu'elle reproduit le Ferney seigneurial; les quatre toiu-elles sont encore debout, et il est piquant de comparer cette vue primitive avec celles plus récentes et plus connues de Brandoin, gravées par Masquelier. La gravure, qui est de Queverdo, est dédiée à M. de PrasUn, l'ami et le protecteur du poëte. Il est question également des Délices. Il existe en eSèt une vue de cette première résidence, et c'est là, penché sur un mur à hauteur d'appui , au premier plan, que se trouve Voltaire en bonnet, ce Voltaire « de quatre ou cinq lignes », auquel l'original fait allusion avec tant de complaisance. Tout cela est d'ailleurs agréablement dessiné et bien supérieur aux vues de Ferney par Brandoin. H. o'",i6. L. o",2i.

I. Lettres à Thiëriot, Damila ville et d'Argenul; du 19 septembre 1766.

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