‹ IdaChapitre 3 sur 12 · G8 IDA · texte numérisé non relu

G8 IDA

plicc et joie, triomphe ou revers, tout dépend en nous du semblable. Ainsi, du moins en grande partie, bonheur et malheur, tout s'expHque. Ce ne sont point les caprices de la fortune qui renversent les existences, ce sont les rapportsdu semblable. Si parfois une portion de la carrière est fortunée et l'autre partie malheureuse, c'est que le semblable n' entre pas toujours dans la vie au même instant que celui auquel son sort est enchaîné : le premier né, libre et tranquille, n'a rien à redouter icibas, jusqu'au jour où naît son menechme. Aussi, par le même principe, quand, tous deux étant de même âge, l'un meurt avant l'été de ses jours, l'autre, après une jeunesse suppliciée, jouit d'un ciel serein au vieil âge. La clef des bizarreries de l'homme, des révolutions du sort, de la destruction des familles, et des singularités de ce monde, est là visiblement présentée. La nuit des mystères s'entr'ouvre... L'oîil regarde, et l'âme s'éclaire.

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