IDA. GO
Les semblables, de traits et de formes, peuvent n'avoir aucune analogie d'opinions et de sentiments. Même physique, autre moral ; ils ont chacun leur âme distincte.
11 en est d'autres, au contraire (et leur nombre est fort étendu ), il en est que le juge suprême, en ses secrets desseins, ne fît parfaitement semblables qu'au moral. La taille et les traits de ceux-ci n'ont que peu de conformité; leur organisation intérieure est, seule, en complète harmonie. Cette variété de semblables est aussi remarquable que l'autre; la parité est différente : les influences sont les mêmes.
Il est des cas, fréquents parmi nous, où le semblable a sur nos jours une influence moins suprême, une influence peu marquée; c'est lorsque l'arbitre éternel nous jeta sur la terre à d'infînies distances de lui ; c'est lorsque des climats et des mers le séparent de nous; c'est quand nous ne nous rencontrons que rarement, ou lorsque jamais les destinées ne
70 iDv.
nous rapprochent. Alors la vie de l'un et de l'autre est calme mais sans mouvement, uniforme mais effacée, sans orages mais terne et froide : vie des nullités d'ici-bas.
L'éloignementou le rapprochement des semblables ex])Viquo victorieusement les alternatives de paix et d'agitation dont la carrière humaine est semée.
Il est pourtant des exceptions à la règle générale. Parfois, selon les décrets du Seigneur, quelques notables différences, soit au moral soit au physique, peuvent venir à se manifester parmi les semblables. Alors se modifient leurs destins ; car c'est du degré de ressemblance que dépend le degré d'influence que l'un doit exercer sur l'autre. Le livre où le saint dogme est écrit commente ces phases diverses, les résume et les éclaircit.
Si, formés en tous points semblables , nous naissons à la même heure, au même jour, aux mêmes climats, cl tous deux dilférents'desexe :