AL
que du né
[SEA Ta en ALL {{: an + ttireri
1eS «
set
e qu'1
arc
ji
oule est sStup
force brute se jetan
stibles pou
ses
par irré:
Fr
tiel grondent des visages humalr
1té
personnal
pe A LE Pod Por og entrer ed te ed Er TP D Nr da uee PNR ED e atecr Re ri re lire die tits a dr male REP :
à l'héroisme et roule à l’'égorgement lâche et sauvage,
pareille à la meute ruée sur une proie. Dans ce retour de l'homme à la bestialité disparaissent les différences d'éducation, de fortune, de classe, de situation sociales et d'opinion. Royaliste, républicaine ou cosaque, en tous lieux, en tous points, semblable paraît la foule, quelle soit équipée ou sans armes, qu'elle se montre sous l’uniforme du régulier, la vareuse de l’insurgé ou la blouse du saunier. C'est le même bétail qui a massacré les prisonniers de Sep tembre et assassiné en 1815 le maréchal Brune, le même qui, presque à la même heure, fusilla les otages au coin d'un mur de la rue Haxo et pava Paris de cadavres de fusillés. Lisez donc dans la Semaine de
mai, de M. Camille Pelletan, la lettre d’un arülleur .
à ses parents. Le document laissé par ce soldat naïf est admirable. I! est entré avec son régiment dans la ville conquise : ici et là, des barricades qu’il faut prendre, des maisons d'où l’on a tré, qu'il envahit avec ses camarades, et des cris : « Ne tirez pas, ne tirez pas, mon artilleur! » des pleurs, des supplications de femmes à genoux. L’artilleur tire dans le tas, il frappe, il assomme, il tue, sans savoir pourquoi, mü par une force intime, et il raconte doucement ses tueries à son père et à sa mère, ayec un mélange de satisfaction ; écoutez plutôt :
Mir diet .. Mon père et ma mère, Je puis vous dire que sait triste si vous vous. aviez entendu les cris des femmes, filles, enfants, 1l se mêté à genoux, il nous demandai pardon. Les chefs crie pas de pardon, en broché toujours, les cris que l’on
;! S < LE? & SQ Æ Ÿ à 2 È = à ne: ER ; * PIE 7 Dre 2 on + A . ro = SÉTÉD LA Ve VE VE NEA Een Pet. FLO LICE AMIE, Pt OR EER RME à © She a | re pr tac) Pi +7 ob er Bsntes. A “ a APS PTE NV ARSER 27 4 PS rh M PSI es. à at »àrt., Ven As Re ré 1 péage, ANRT Par NA : : Han : à 2
entendait il nous empéchait de marcher, le san coulait comme de l’au dans les rus, on marchai sur les mor, sur les"blessé, on fouyait dans toutes les maisons. on les trouvait cachés dans les caves, il ni avait pas de pardon pour eux, les femmes il criait : Mon Dieu, artilleur, je vous demande bien pardon. Les enfants, les filles, autant de caché, autant il était enfilé, les maisons qu’on n’a pu prendre on les a bombardé, on lui mettait le feu. Enfin je vous diré que les femmes, hommes, enfant, il marchait en avant, les femmes armé d’un chassepot, aussi bien que les hommes. Enfin j'ai à vous dire que du soir à 4 heures au lendemain matin à 7 heures nous
avons fait 80 mille homme prisonniers. Si vous les voyés quand on Îles accompagne, les femmes suive leur mari, il rentre à la prison, je vous diré que quand on leur atiache leur main par deux il nous
dise en pleurant : Ne me sairé pas trop. Pas autre chose à vous dire pour le moment, que nous espérons que d'ici à dimanche ce sera terminé. Je finis ma lettre en vous embrassant. » |
Les écrivains, les orateurs ont souvent le don de déchainer, de démuseler le monstre ; mais lorsqu'il est sorti dé sa bauge, personne ne peut plus lui faire obstacle, il ne s'arrête qu’à bout de-forces, épuisé de colère, sinon assouvi.
Du moment qu'un homme est mêlé à la foule, il cesse de s’appartenir, il est emporté dans le courant
À dt ns —
met
jar dttr sacs
: { 4 OM 2-00 re à "EL 1 L TA L Lee 2} 4 ALTAUE Qt Dane te ge rite dr
< YTY A TA fur + A ae! £ 6 IDÉE ET RÉALITÉ
comme fétu de paille. Aussitôt son moi est aboli. Si raisonnable qu'il fût, le voici gagné par les appétits, les fureurs, les passions de la tourbe; il n'est plus qu'une des mille têtes du monstre. Hit c’est ainsi qu'on voit confondus dans la complicité d'actes abominables, des hommes effarés et honteux dès qu'ils ont recouvré leur liberté et leur personnalité.
En voulez-vous un exemple ? Vous avez eu l'artilleur, voici l'officier. Il appartient à l'actualité ; c’est l'un des généraux de division de la dernière promo tion.
Le 26 mai 1871, durant la funeste semaine, Millière fut arrêté près du Luxembourg. [l n'avait pris aucune part à la Commune à laqueile il était plutôt hostile; mais s'il ne pactisait pas avec les fédérés, il n'était pas davantage avec les gens de Versailles. Le capi, taine Garcin sortait du restaurant Foyot lorsqu'il rencontra le peloton qui entrainait le prisonnier et, s'adressant à lui: « Vous êtes bien Millière? — Oui, , mais vous n’ignorez pas que je suis député! — C'est possible, maïs je crois que ‘vous avez perdu votre caractère de député! » J'ai dit à Millière, poursuit l'officier dont je reproduis le-récit, que les ordres du œénéral étaient qu'il fût fustilé. Il m'arépondu: «Pour-
quoi? » Je lui ai répondu : « Je ne vous connais que de nom. J'ai lu des articles de vous qui m'ont révolté. Vous êtes une vipère sur laquelle on met le pied. Vous détestez la société. » Ilm’a arrêté en me disant avec un air significatif : « Oh! oui, je la hais, cette société! — Eh! bien, elle va vous extraire de son sein ; elle va vous passer par les armées! — C'est de la justice sommaire, de la barbarie, de la cruauté. —
LT CIEL " RE ET ER TERRE SA LAMY FETIENS À #3 74 De. f ; - ’ d j RL TRE DR ESS US GRR ASS 5 5 DRE me Se LL RNCS nn RE CRT HUE Pa. ES ei ARS AMONT +: } PR Er + me REN PE TEPRE nee A ct AGE HT té en racn rabe con Ale vrsédiemmgg + “LE sperme eee Écoute ÈS da mit Re og n - ? ESS ; FT EE F DRE je A ; DES L $ F \ ‘ | : À Ÿ à
ne
pe. 4
SMS ; | | CE ‘ D CE A SAME RIT A, SRE INT me 1 LS SD : AL RÉ TR DAV DNS AMIE TS ‘ ï $ Frs, joe SZ 7 CHER RANCE SE En NE cd PRES EE ES ST A RS ES EE CET Fa es 5 ei Re L É7 7 od DORE EPA Pin sa En 6 EE RME ram co per 1 ant mine ‘ 1 : À +. 2 : L { ne 4 s i ITA pi
dé 3 æ ne Em ny À .— Z
SAR AU — A Pete
pas"
IDÉE ET RÉALITÉ Du moment où vous êtes Millière, il n’y a pas autre
« Le général avait ordonné qu'il serait fusillé à sgenoux sur les marches du Panthéon pour deman-
der pardon à la société du mal qu'il lui avait fait. Il s’est refusé à se mettre à genoux. Je lui ai dit: C'est la consigne. Vous serez fusillé à genoux et pas autrement. » Il a joué un peu la comédie... Il æ ouvert son habit, montrant sa poitrine au peloton é de l'exécution. Je lui ai dit : « Vous faites de la mise en scène. Y ous voulez qu on dise comment vous êtes mort. Mourez tranquillement, cela vaut mieux. — Je suis libre, dans mon intérêt et celui de
Lu
ma cause, de faire ce que je veux. — Soit! Mettez-
vous à genoux ! — Je ne m'y mettrai que si vous m'y faites mettre par deux hommes. » Je l'ai fait mettre à genoux. Il est tombé en criant: « Vive l'humanité ;
Ün jeune capitame qui sort du restaurant et, pour faire sa digestion, ordonne l'exécution d'un vieillard, l'insulte, le raille, le fusille à genoux : telle est l’âme de la foule aux jours d’émeute. Celle du général est sans doute bien différente aujourd’hui, et j espère que dans ce souvenir assoupi, l'ange s’est réveillé.
RS ee CENTER PRET Ji : :