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enverra à ses amis UE Paris et qu’il prononcera l'hiver ha: au lag énlnne prochain dans les salons,
Le goût en art ne se forme, l'intellectualité ne se
ne se renouvelle que par la patience, par ennui. L’attention accoutume
une certaine volonté d’ iliers des ouvrag'es qui semblaient tout
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en difficulté, en cryptographie. Bientôt on les com-
brend, on les pénètre, on savoure le noble plaisir | | 7 l }
qu'ils contiennent.
À une époque encore proche, Bayreuth n'était ni une réunion de mode, ni un concours de curiosité, À peine si une vingtaine de Francais assistaient à chaque série des représentations solennelles. Au rétour de ce pèlerinage artistique, 1ls étaient notés
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res bizarres. excessifs, accusés de manquer de patriotisme, Nous étions six au plus dans la critique française à annoncer, à défendre les chefs«
d'œuvre de Richard Wagner, à affirmer la révolution
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qu'il accomplit dans le théâtre musical. La solitude,
au milieu de l'hostilité générale, du dénigrement
systématique, ne nous pesait pas. Il n'est pas de joie comparable à sentir seul ou à peu près seul la vérité, à posséder le secret de la beauté. Quelle légitime
ferté de devancer la foule dans le culte d'un art
superbe, de pressentir la valeur et la destinée d'œuvres qui seront viclorieuses et dont on aura hâté la victoire! C'est jouissance supérieure d'être seul de son avis contre la tourbe des ignorants, des médiocres, des sots et des méchants que le flot de vérité déborde et asservit inévitablement.
Ces temps de combat et d'épreuves furent l'époque héroïque du wagnérisme en France et même à Bayreuth. Une se des meilleurs artistes de tous les théâtres de l'Allemagne y interprétait Tr0stan et ISeull, Re les Mailres Chanteurs el la tétralogie. Tous étaient dévoués, désintéressés, en thousiastes et l’on trouvait, réunis dans une derne foi, mesdames Materna, Rosa Sucher, Mallen, Lili Lehmann : MM. Scaria, Frédéric, Van Dyck
Reichmann, Scheidelmantel, Winkelmann, Vogl déjà
vieux ét encore ardent, se trois chefs d'orchestre, Richter, Hermann Lévy et Mot,
Le bataillon sacré de Bavreuth a été disjoint, disperse ; quelques-uns. de ses meilleurs soldats ont été touchés par l’âge. L'affluence des pèlerins, l'apogée de la Mecque musicale correspondent à la vulgarisa lion du répertoire de Wagner sur loutes les scènes musicales de l'Europe et du monde. Le succès universel fera la dé ‘adence de Bavyreuth. La Tétralogie,
Tristan el Yseull, les Mailres Chanteurs, LOonen-
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13 142 IDÉE ET RÉALITÉ Î LU - € 1 grin, Tannhæœuser, enfin toutes les partitions à À à ‘15 l'exception de Payrsifal, sont dignement jouées par- + ‘ui tout. Telles représentations à l'Opéra de Paris et à EL Covent Garden pendant la saison de Londres ras- + ‘al semblent souvent une interprétation supérieure à + #4 celle de Bayreuth. La première représentation de È Es la Vaihyrie à l’Académie nationale de, musique de F 50 Paris qui, dans un cadre de décoration magnifique, à LR réunit Van Dyck, madame Caron, mesdemoiselles L de ‘Bréval, Delmas, et des Valkyries telles que mesde- 1 @ Lo | moiselles Jansen, Marcy et Carrère, etc. 1 4 $ Il ne reste au théâtre modèle que la propriété à di exclusive de Parsifal. Les représentations solen- e Li nelles, devenues une affaire lucrative, ne sont plus ra 4 un exemple désigné aux artistes et aux théâtres de ne 8 l'Europe. Madame Cosima Wagner, selon une avan- + 18 tageuse tradition, n'accorde aux interprètes qu'un 4 :4ù cachet honorifique ; ceux-ci ne se soucient plus de | 1 AL collaborer gracieusement à la fortune d’une exploi= %Æ | pe tation ordinaire Telle est la cause des séances étran- ui Fe sement fâcheuses, de pauvre exécution, l'année der- 4 | nière et cette saison -C1. À Puisque j'ai prononcé le mot : décadence de 4 He Bayreuth, il le faut préciser. Une œuvre comme celle : De de Bayreuth ne saurait être lournée en exploitation * 4 commerciale, en attraction estivale offerte à la bana- l lité des cosmopolitains. Elle ne‘pouvait durer, garder … Î son caractère qu en dehors de tout calcul, vouée à un + but exemplaire, à une mission désinléressée, à un À:
enseignement d'art, à la religion du génie. Du mo: ment où elle prospère par le lucre et raccroïhe les quidams, elle déchoit et périt.
21 août-.1897.
Gœthe disait qu'on reconnaît les Français à leur moustache et à leur horreur de la géographie. On
pourrait ajouter à cette boutade un autre signe natio- nal : le duel.
Préjugé nobiliaire devenu bourgeois, il était naguère un attribut du droit de porter l'épée. Le gentilhomme qui prétendait ne dépendre que de Dieu et de sa bonne lame se supposait armé pour se faire justice en dehors des juridictions constituées et du pouvoir royal.
La Révolution française ne détruisit pas les abus, elle les transforma ; elle n'abolit point les préjugés : elle les vulgarisa, Ce n'est plus seulement les gentilshommes qui donnent le spectacle de singuliers combats : ce sont toutes les classes et les déclassés de Ja bourgeoisie d’argent.
Le duel, en se vulgarisant, à perdu son caracère chevaleresque : ïl semble aussi peu cCoMmpa-
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