ESCALES
11 septembre 1897.
Le vent souffle par longues rafales qui grossissent le flot impétueux et tourmentent les vagues: les ondées se succèdent sans trêve, tantôt en fine pluie. tantôt en paquets d’eau. Durant des « embellies »
d'un quart d'heure, uñe raie de soleil fend le ciel ]
gris, puis les grains recommencent, fermant la vue,
projetant sur la terre et la mer un voile monotone de mouvante grisaille.
Depuis soixante-douze heures, aucun navire, ni voilier, ni vapeur, n’a pu sortir de la rade: il serait imprudent de s’aventurer sur une mer démontée quand tous les bateaux reviennent chercher un abri et attendre au mouillage un temps plus calme.
/Au cours d’une attrayante croisière dansles eaux bretonnes, le gros temps nous chassa du large et nous contraignit de gagner un refuge et d’y rester ancrés jusqu'à ce qu'il plaise au vent de s’assagir et de souffler en jolie brise.
Miriam est un joujou nautique léger, élégant
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