‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 14 sur 125 · D'une hmgue morte laulre prend vie. » (Ronsard, ibld · texte numérisé non relu

D'une hmgue morte laulre prend vie. » (Ronsard, ibld

rissent en Empereurs, Princes et Magistrats, qui parlent naturellement, sans maistre d'escole.

Ronsard, Franc., deuxième préface.

c] Raison de patriotisme.

C'est en effect la Deffence et Illustration de nostre langue francoyse. A l'entreprise de laquele rien ne m'a induyt, que l'affection naturelle envers ma Patrie.

Du Bellay, Dejf., Epiire au c ird. du Bellay.

La mesme Loy naturelle, qui commande à chacun défendre le lieu de sa naissance, nous oblige aussi de garder la dignité de notre langue ^

Du Bellay, Deff., U, 12.

Je supplie tres-humblement ceux, ausquels les Muses ont inspiré leur faveur, de n'estre plus Latineurs ni Grecaniseurs, comme ils sont plus par ostentation que par devoir : et prendre pitié, comme bons enfants, de leur pauvre mère naturelle : ils en rapporteront plus d'honneur et de réputation à l'advenir, que s'ils avoient, à l'imitation de LongueiP, Sadolet ^ ou Bembe *, recousu ou rabobiné je ne sçay quelles vieilles rapetasseries de Virgile et de Giceron, sans tant se tourmenter. '.-■ Ronsard, Franc, deuxième préface.

Heureux et plus qu'heureux ceux qui cultivent leur propre terre, sans se travailler après une estrangere, de

1. « Je n ignore pas... que plusieurs ne sesbaisscnt grandement de veoir sortir de moy ce présent œuvre : attendu que par le passé j'ay iaict et lais encore maintenant profession totalle de la langue latine. Mais à cecy je donne deux raisons. L'une, que mon affection est telle envers l'honneur de mon pais, que je veulx trouver tout moyen de l'illustrer. Et ne le puis myeulx l'aire, que de célébrer sa langue, c^mme ont Iaict Grecs et Rommains la leur. » (Et. Dolet, La Manière de bien traduire d'une langue m autre, 1540.1

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