‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 42 sur 125 · L'argot · texte numérisé non relu

L'argot

2. Ceux qui vagnbondcnt sur les r.putcs et les grauds cheming?

tissement aux servantes^ il suù'e de bien près V Jiéroïque, non-seulement dans la pureté de la diction^ mais dans la force de l'expression^ qu il soit concis, figuré et encore mihtifiue, s''il est possible, comme on peut voir dans tous mes ouvrages huresques, oii le sens qui est caché vaut souvent mieux que le sens littéral... Aussi ce nest pas pour tout le monde que fescris ainsi, mais seulement pour ceux qui ont assez de finesse pour me déchiffrer. Ce n est pas encore tout, car comme il nest rien de plus ennuyeux que d'ouïr toujours une niesme chanson, il faut que le niais, le naïf, le fin et le plaisant, comme le Trivelin^le Docteur, le Harlequin et le Bri^uelle, y montrent leur caractère différent, et fassent leur personnage tour à tour : et si Ton me demande pourquoy ce Burlesque qui a tant de parties excellentes et de détours agréables, après avoir si longtemps diverty la France, a cessé de divertir nostre Cour, c'est que Scarron a cessé de vivre et que j'ai cessé d'escrire.

D'AssoucY, Aventures d'Italie, chap, xi.

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