Ci', les textes de F. Ogier cités ci-dessus
douleurs publiques. Il nous faut bien garder d'accoustumer ny ses yeux ny ses oreilles à des actions qu'il doit ignorer, et de luy apprendre tantost la cruauté, et lantost la perfidie, si nous ne luy en apprenons en mesrae temps la punition, et si au retour de ces spectacles il ne remporte du moins un peu de crainte parmy beaucoup de contentement.
Chapelain, Scniiinens.
L'observateur ' après cela passe à Texamen des mœurs attribuées à Chimene, et les condamne. En quoy nous sommes entièrement de son costé ; car au moins ne peut-on nier qu'elle ne soit, contre la bien séance de son sexe, amante trop sensible, et fille trop dénaturée... En cecy il faut avouer que ses mœurs sont du moins scandaleuses, si en effet elles ne sont dépravées. Ces pernicieux exemples rendent l'ouvrage passablement défectueux, et s'écartent du but de la Poésie, qui veut estre utile. Ce n'est pas que cette utilité ne se puisse produire par des ma'urs qui soient mauvaises ; mais pour la produire par de mauvaises mœurs, il faut qu'à la fin elles soient punies, et non recompensées comme elles le sont en cet ouvrage.
Chapklain, Scnti/nens,
Il ne faut pas s'imaginer... que les spectacles ne puissent rien donner qu'une splendeur vaine et inutile. C'est une secrelte instruction des choses les plus utiles au peuple et les plus difficiles à lui persuader...
Pour les spectacles qui consistent autant dans les discours que dans les actions... ils sont non seulement utiles, mais absolument nécessaires au peuple pour Tinsiruire et pour lui donner quelque teinture des vertus morales. Les esprits de ceux qui sont du dernier ordre, et des plus basses conditions d'un Etat, ont si peu de com-