CHAPITRE III
LA FONTAINE
I. — La fable a un double objet, plaire et instruire, (p. 188.)
II. — Le moyen de plaire est la variété, (p. 188.) Les principaux éléments de la « variété » de la fable de La Fontaine (p. 190.) :
J) Les traits héroïques.
B) Le lyrique fleuri.
C) La galanterie (La Fontaine l'appelle encore gaîté, pLiisanterie, badinage, traits familiersj.
D) Emprunts au vieux langage.
El Le vers libre.
III. — La fable instruit, d'abord parce qu'elle forme le jugement et les mœurs, ensuite parce qu'elle peint au naturel les u propriétés et caractères » des animaux et des hommes, (p. 192.)
TEXTES CITES
La. Fontaine : Avertissement du premier recueil de « Contes »,
— Préface du premier recueil de « Fables », 1608. — . Fables, YI,i. J668.
— Préface et prologue de « Psyché », 1669.
La Fontaine : Avertissement de V « Adonis », 1658, ('public pour la première fois en 1669).
— Avertissement du « Songe de Vaux », 1658,
— Avertissement du deuxième recueil de « Fables », 1678.
— Fables, X, i. Discours à madame de La Sablière, 1679,
— Troisième Discours à madame de La Sablière. 168'f.
I — La fable a uû double objet, plaire et instruire.
Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être ;
Le plus simple animal nous y tient lieu de maître.
Une morale nue apporte de l'ennui :
Le conte fait passer le précepte avec lui.
En ces sortes de feinte il faut instruire et plaire,
Et conter pour conter me semble peu d'affaire.
La Fontaine, Fables, livre VI, 1, Le Paire et le Lion.