‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 86 sur 125 · La l'oatniae · texte numérisé non relu

La l'oatniae

DU XVIl^ SIÈCLE 191

qui rendent Phèdre recoramandable : ce sont qualités audessus de ma portée. Gomme il m'étoit impossible de l'imiter en cela, j'ai cru qu'il falloit en récompense égayer l'ouvrage plus qu'il n'a fait... La simplicité est magnifique chez ces grands hommes; moi qui n'ai pas les perfections du langage comme ils les ont eues, je ne la puis élever à un si haut point. Il a donc fallu se récompenser ailleurs : c'est ce que j'ai fait avec d'autant plus de hardiesse, que Quintilien dit qu'on ne saurait trop égayer les narrations... J'ai... considéré que, ces fables étant sues de tout le monde, je ne ferois rien si je ne les rendois nouvelles par quelques traits qui en releva-sent le goût. C'est ce qu'on demande aujourd'hui : on veut de la nouveauté et de la gaieté. Je n'appelle pas gaieté ce qui excite le rire, mais un certain charme, un air agréable qu'on peut donner à toutes sortes de sujets, même les plus sérieux.

La Fontaine, Fables, préf. du premier recueiL

iMon principal but est toujours de plaire : pour en venir là, je considère le goût du siècle. Or, après plusieurs expériences, il m'a semblé que ce goût se porte au galant et à la plaisanterie... Quand il ne Tauroit pas fallu, mon inclination m'y portoit...

La Fontaine, PsycJié, préface.

• Pour égayer mon poëme et le rendre plus agréable (car une longue suite de descriptions historiques seroit une chose fort ennuyeuse), je les voulois entremêler d'épisodes d'un caractère galant.

La Fontaine, Le Songe de Vaux^ avertissement.

Les traits familiers que j'ai semés avec assez d'abondance dans les deux autres parties * convenaient bien mieux aux inventions d'Esope qu^à ces dernières, où

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