‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 87 sur 125 · Les deux parties du premier recueil de Fables · texte numérisé non relu

Les deux parties du premier recueil de Fables

192 IDÉliS ET D0CIH1M:S LITILHAIRES

j'en use plus sobfcment, pour ne pas tomber en des répélilions; car le nombre de ces traits n'est pas infini.

La Fontaine, Fables^ averiissenient du second recueil.

d^ Emprunts au KÎeux langage.

Le vieux langage... a des grâces que celui de no'.'c siècle n'a pas.

La Fontaine, Contes^ avertissement du premier recueil.

e) Le vers libre.

Les nouvelles envers dont ce livre fait part au p'blic... quoique d'un style bien diflérent, sont toutefois d'une même main. L'auteur a voulu éprouver lequel caractère est le plus propre pour rimer des contes. Il a cru que les vers irréguliers ayant un air qui tient beaucoup de la prose, cette manière pourroit sembler la plus naturelle et par conséquent la meilleure.

La Fontaine, Contes^ avertissement du premier recueil.

III. — La fable instruit, d'abord parce qu'elle forme le jug-ement et les mœurs, ensuite parce qu'elle peint au naturel les « propriétés et caractères » des animaux et des hommes.

Ce n'est pas tant par la forme que j'ai donnée à cet ouvrage qu'on en doit mesurer le prix que par son utilité et par sa matière...

Ces badineries ne sont telles qu'en apparence ; car, dans le fond, elles portent un sens très solide Et comme, par la définition du point, de la ligne, de la surface, et par d'autres principes très familiers, nous parvenons à

des connaissances qui mesurent entin le ciel et la terre, de même aussi, par les raisonnements et les conséquences que l'on peut tirer de ces fables, on se forme le jugement et les mœurs, on se rend capable des grandes choses.

Elles ne sont pas seulement morales, elles donnent encore d'autres connaissances : les propriétés des animaux et leurs divers caractères y sont exprimés ; par conséquent, les nôtres aussi, puisque nous sommes l'abrégé de ce qu'il y a de bon et de mauvais dans les créatures irraisonnables... .Ainsi ces fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint. Ce qu'elles nous représentent confirme les personnes d'âge avancé dans les connaissances que l'usage leur a données, et apprend aux enfants ce qu'il faut qu'ils sachent. Comme ces derniers sont nouveau-venus dans le monde, ils n'en connaissent pas encore les habitants; ils ne se connaissent pas eux-mêmes : on ne les doit laisser dans cette ignorance que le moins qu'on peut; il leur faut apprendre ce que c'est qu'un lion, un renard, ainsi du reste, et pourquoi l'on compare quelquefois un homme à ce renard ou à ce lion. C'est à quoi les fables travaillent.

La Fontaine, Fables^ P^^^f- ^" premier recueil.

CHAFITiîi: IV

LA SATIRE ET l'ODE

Page 1