Voltaire lui-même
2. M. Des Mahis, à qui Voltaire voulait attribuer l'ouvrage (Beuchot),
charité universelle, l'humanité, l'indulgence, la tolérance...
Si quelque ouvrage de théâtre pouvait contribuer à la félicité publique par des maximes sages et vertueuses, on convient que c'est celui-ci. Il n'y a point de souverain à qui la terre entière n'applaudît avec transport, si on lui entendait dire :
Je pense en citoyen, j'agis en empereur;
Je hais le fanatique et le persécuteur. (Acte V, se. vi.)
Tout l'esprit de la pièce est dans ces deux vers; tout y conspire à rendre les mœurs plus douces, les peuples plus sages, les souverains plus compatissants, la religion plus conforme à la volonté divine.
Voltaire, les Guèbres, discours historique et critique.
Le but de cette tragédie est de prouver qu'il faut abolir une loi quand elle est injuste.
Voltaire, les Lois de Minos^ acte I, se. II, note.