II. — LES NOVATEURS
1"^ La Motte. — Le but de l'épopée est le plaisir. Il n'est pas une seule règle de 1 épopée qui ne varie avec les temps et les nations (p. 303).
2" Fontenelle. — Le merveilleux païen, si admirable dans l'antiquité, est pour nous usé (p. 304).
3'^ Abbé Dubos. — Il faut absolument abandonner l'imitation des anciens, et traiter des sujets modernes dans un esprit moderne (p. 305).
4° Rollin. — Il faut bannir de nos poèmes épiques le merveilleux païen (p. 307).
5** Diderot. — Ni le merveilleux païen, ni le merveilleux chrétien ne sont possibles dans nos ôpo-
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pées, parce que nous ne croyons ni à lun ni à l'autre (p. 308).
6" LEncyclopédie (Marmontel). — Nous ne croyons plus au merveilleux païen, mais nous pouvons goûter sa beauté poétique, et par conséquent nous en servir, si nous traitons des sujets anciens Nous croyons au merveilleux chrétien, mais il est froid et sans poésie (p. 309).
7' L'Abbé Batteux. — Le merveilleux chrétien peut être « la source des plus sublimes beautés », et il est fondé sur «la persuasion commune des peuples pour qui on écrit » (p. 313).
8° La Harpe. — Défense du merveilleux chrétien (p. 314).