‹ Idées et doctrines littéraires du 18e siècle (extraits des préfaces, traités et autres écrits théoriques)Chapitre 85 sur 106 · Les jeunes gêna · texte numérisé non relu

Les jeunes gêna

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les doutes servent n éclaircir et à vérifier les faits qui peuvent causer quelque peine.

Ibid.^ XVII, 1.

Il faut observer d'abord qu'on ne doit pas rejeter un fait comme incertain, parce qu'il renferme en soi des choses dont on a peine à se persuader... Quand je lis, par exemple, ce que rapporte Cicéron * de deux amis qui étaient en voyage, dois-je pour cela me récrier et dire que c'est une fable... S'il lallait douter de cette histoire, parce qu'elle est surprenante, il faudrait rejeter presque tout ce qui ne paraît pas être selon le cours ordinaire de la nature ou même il arriverait très souvent que nous ne voudrions pas croire un fait que la faiblesse de notre imagination, ou le peu d'étendue de notre esprit ne nous permettrait pas de concevoir... Mais on peut dire dans ces occasions qu'un fait bien circonstancié, rapporté par des auteurs judicieux, est de quelques degrés au-dessus du probable, et qu'il doit être plutôt cru que rejeté.

Ibid., XVII, 1.

La seule possibilité d'un événement n'est pas une raison suffisante poar croire que cet événement soit véritable; mais il faut le considérer par rapport aux circonstances qui l'accompagnent.

Ibid.^ XIX, l""^ règle.

Je les* avertirais encore de ne pas croire que les grands événements aient toujours des causes aussi considérables que leur succès paraît le demander : que c'est presque toujours le hasard qui en fournit l'occasion; mais que

1. De divinatione, lib. I. 11 s'agit de co qiif> nous appolons aujourd'hui tin fait de télépathie. Un vova^eur ayant été assassiné par ses hôles, son ami qui repose dans une ville voisine est prcveau par une apparition de la victime des ilétails du meurtre, ce qui lui permet de retrouver le cadavre cl les .issassins.

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