‹ Idées générales sur le droit de pétition dans les États modernesChapitre 29 sur 40 · Anson. Law and Custom of the Constitution, p · texte numérisé non relu

Anson. Law and Custom of the Constitution, p

Ce n’est que vers 1780, qu’une vaste organisation fut formée, ayant pour but d’amener des réformes financières et parlementaires et les Chambres reçurent, en assez grand nombre, des pétitions demandant des lois politiques ou administratives. En 1782, il y eut ‘une cinquantaine de requêtes réclamant une réforme dans la représentation des communes au sein du Parlement ; mais, en somme la plus grande partie avait encore trait à des intérêts individuels. M. Hallam, dans son histoire constitutionnelle de l'Angleterre (1), dit que « la grande multiplicité des pétitions, n'ayant aucun rapport à des intérêts privés, ne remonte pas plus haut que 1787, époque à laquelle furent présentées les suppliques pour l'abolition des noirs. Cependant il y eut, ajouta-t-il, vers la fin de la querre d’Amérique, quelques pétitions en faveur de la réforme, qui auraient certainement été repoussées avec indignation à une époque plus ancienne de notre histoire ».

Parmi les premières pétitions auxquelles fait allu sion M. Hallam, on remarque la pétition présentée contre le traité des noirs par les Quakers en 1782. Elle ne fut quère appuyée, car la ration n’avait pas encore pris de parti bien déterminé dans cette question. Mais bientôt le peuple apprit les monstruosités auxquelles donnait lieu cet abominable trafic, et toutes les sympa-

thies allèrent aux noirs d'Afrique.

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