‹ Idées générales sur le droit de pétition dans les États modernesChapitre 30 sur 40 · Hallam. Histoire constitulionnelle. II, p · texte numérisé non relu

Hallam. Histoire constitulionnelle. II, p

De Ji

Dans les années 1787 et 1788, plus de cent pétitions, couvertes d’un grand nombre de signatures, parvinrent au Parlement. Ce fut une occasion de remarquer quelle influence elles pouvaient exercer sur les délibérations des assemblées. La question dutrafic fut examinée par le gouvernement, par le conseil privé, et par le Parlement ; l'abolition de Ja traite ne fut prononcée qu’après bien des années de lutte. Durant le débat, l'influence des pétilionnaires s’est fait sentir et c’est en partie grâce à eux que l’on doit d’avoir abouti. M. Fox, dans ses Mémoires, le reconnaît en ces termes. « En ce qui touche le commerce des esclaves, je crois que c'est surtout aux pétitions que nous devons le plus grand nombre de ceux qui ont voté avec nous, et qui nous ont parfois valu la majorité (1) ». De 1784 à 1789, on voit déjà environ 889 pétitions. Le roi et Pitt ne paraissaient pas regarder d'un œil très favorable le développement progressi! de ce droit, car ils craignaient que Pagitation, qui avait eu lieu pour une cause juste, ne se reproduisit dans des buts moins louables.

Puis les pétitions politiques deviennent de plus en plus nombreuses et, ce que l'or cherche surtout, c’est de recueillir le plus grand nombre de signatures. En 1813, il y eut 200 péltions en faveur des catholiques romains et environ 70) pour la propagation de la reli-

gion chrétienne dans l’Inde. En 1814, environ 159 pour

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