VII. — La bouche (PI
94. — La bouche présente deux angles appelés aussi coins ou commissures. C'est l'intervalle d'un angle à l'autre qui détermine la dimension de la bouche fermée, et l'inclinaison de ces mêmes angles qui lui donne son caractère physiononiique.
Quand les coins de la bouche sont nettement relevés, ce qui est assez rare, la ligne dessinée par la rencontre des lèvres est à cavité supérieure ; elle est, au contraire, à convexité supérieure quand les coins en sont abaissés. A des commissures horizontales correspond une bouche à tracé rectiligne.
95. — C'est là un des caractères les plus expressifs et en même temps les plus mobiles de la physionomie. Chacun sait que le rire, ou simplement le contentement, amène le relèvement des coins de la bouche, tandis que la tristesse et le dégoût les abaissent. Aussi ne devra-t-on noter ces particularités que lorsqu'elles seront à la fois
PERMANENTES et TRÈS ACCENTUÉES.
96. — Enfin la bouche, à l'état de repos, au lieu d'être maintenue fermée, comme elle l'est chez la généralité des gens, peut être habituellement entr'ouverte, ou même béante.
97. — En résumé la bouche, vue de face, doit être considérée sous le rapport de :
1° sa dimension appréciée d'un angle à l'autre, d'où les deux extrêmes (^houehe petite
2p Vi7iclinaison de ses angles { bouche à eoifis relevé»
( bouche à eoius abai9»é9,
> son degré hahiiixeld'ouverture. . , . \ bouche pincée
( bouche bée,
98. — Lorsque la bouche est naturellement entr'ouverte, la dentition et notamment les incisives supérieures deviennent plus ou moins apparentes.
Cette remarque est formulée en ces termes : incisives supérieure» Cou inférieures} découvertes; auxquels s'ajoutent quelquefois les particularités de proéminentes, trèshautesou très larges {vulgo i
palette), mmUianteê et éiolgnéem, trètt rapprochées, mal plantées, eheva uehant*
9Ô, — On relèvera de môme la perte des dents de devant, toutes les fois <[u*il en résultera une particularité physionomique caractéristique. Exemple : perte ae la 1^0 (OU de la J90 Incisive supérieure ermite, perte ^es deux incisives supérieures niédiaties ; perte depreëque toutes tes dents antérieures, etc»
Ajoutons que Texamen de la dentition, et notamment des grosses molaires, est en dehors de Texamen signalétique usuel prescrit dans les prisons.
100. — EiVpression synthétique. La locution houcUe en cœur vise encore plus la forme des lèvres que le tracé linéaire de la bouche proprement dite. La bouche on cœur est caractérisée par une lèvre supérieure légèrement retroussée, à sillon médian se prolongeant quelque peu sur la lèvre inférieure qui est bien bordée, l'ouverture buccale étant à coins relevés et de petite dimension (Ib., n*' 8).