I.XXVI INTRODl'CTIOX
larcins, on arrixe à celle ccmchision que l'épargne procurée de ce chef dépasse à elle seule la lotalilé des frais du service anthroponiélri(pi(» (i).
I-a moindre n'ridivitc des étrangers comparée à celle de nos nationjmv esl un résultai analogue au précédent, mais d'une portée économique beaucoup plus grande encore. Les tableaux mensuels de la statistique nnmicipale relatifs au service d'identification de la Prélectuitî de police montrent que les malfaiteurs français reviennent au service d anthropométrie dans la proportion de un ancien (M>nlre un nouveau, tandis que les étrangers ne récidivent que dans celle de un contre cinq. Certes il n'est pas douteux que la récidive intînimenl moindit» des élrangei*s ne soit attribuable à la loi (Pexpulsii^n du 3 décembre iS/ii). Pourtant ces mêmes tableaux statistiques ilénuMitrent cpill faut examiner une moyenne de quinze réindivistes français pour en découvrir un se dissimulant sous un faux nom, tandis que les étrangers fournisst»nl un rapport de une rtHH^nnaissiUU e contre trois examens. Ainsi les mesures d'expulsion, dont le jK\ys tire im si grand l^énélice, ne |^>euvent produire leur plein elTet ipie si elles sont ioujuurs et partoul secondées par Tanthri^IHunétrie.
Il esl une ivilexion qui vient spiMilanément a Tesprit en présence lie ces chiffres et des succt»s qu'ils conslalent. m Je ne doute pas, diiv/-vinis, que Texamen anlhn>|K»métrique ne fasse reconnaître un ivrlain mnubrtMie malfaiteurs. Mais combien réussissent, comme avanl. à [vissiT à travers ivs lilels ! Voici le chiffre de txks succès: mais qui me dîl qu'il n'esl |Vis déjxissé [vir celui des insuccès ? »>
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RÉSULTATS OBTENUS . LXXVil
Des documents officiels permettent de répondre péremptoirement à cette question.
L'erreur en ces matières peut revêtir deux aspects: i° Videntifi" cation fausse ou faite à tort; 2® f identification manqué e dont il a déjà été parlé plus haut.
La fausse identification consisterait à appareiller deux signalements qui ne correspondraient pas à la même personne; à déclarer, par exemple, que Durand, ici présent, est le même qu'un ancien Martin, arrêté et mesuré il y a cinq ans, tandis qu'il s'agirait en réalité de deux individualités différentes. Je n'hésite pas à affirmer de la façon la plus catégorique que le signalement anthropométrique combiné avec le descriptif et le relevé des marques particulières nous met complètement à l'abri de ces méprises.
Grâce à l'indépendance absolue de ces trois éléments récognitifs, l'identité d'un individu peut être reconnue à un grand nombre d'années d'intervalle avec une certitude absolue, à tel point que les employés du service anthropométrique, quand ils découvrent le véritable nom d'un malfaiteur se dissimulant sous un faux état civil, ont la consigne d'éviter de faire connaître à ce dernier le résultat de leur recherche. Ils doivent en informer directement les magistrats compétents qui se trouvent ainsi renseignés sur la véritable identité de l'individu qu'on leur amène, à l'insu de ce dernier.
Sur près de 5. 000 reconnaissances transmises jusqu'à ce jour l>our ainsi dire à la muette, pas une n'a donné lieu a une confusion que, du reste, les réclamations de l'intéressé devant les magistrats instructeurs auraient immédiatement signalée.
Nous ne voulons pas dire par là que les récidivistes reconims n'essaient pas souvent de protester contre les noms que leur retrouve l'anthropométrie; ils protestent quelquefois des mois durant; mais
IMMANQUABLEMENT jusqu'à CE JOUR, l'eXACTITUDE DES IDENTIFICATIONS ANTHROPOMÉTRIQUES A ÉTÉ CONFIRMÉE PAR LES DÉCISIONS ULTÉRIEURES DE LA JUSTICE.
Les identifications manquées correspondent à un tout autre ordre de faits; sur les 100 individus arrêtés de la veille, qui chaque jour traversent les salles de l'anthropométrie, quel est le nombre de ceux qui ne sont pas dévoilés immédiatement par leur signalement, et que l'on reconnaît ultérieurement soit à l'aide des anciens procédés, soit à la suite de circonstances fortuites? Aucun point n'est plus
I5ST. SIGIf. I.XTROD. /
l.xxvni INTRODUCTION
intéressant à élucider pour apprécier l'efficacité de la nouvelle méthode.
La statistique officielle de la ville de Paris nous fournit également sur ce chapitre une réponse d'une exactitude indiscutable. L'administration préfectorale a, en effet, décidé, en même temps qu'elle adoptait le signalement anthropométrique, qu'une prime de dix francs serait allouée à tout agent de police ou gardien de prison de Paris qui signalerait à la direction une reconnaissance manqaée et que la somme en question serait prélevée sur les appointements des agents anthropomètres. Ces derniers sont donc pécuniairement intéressés à la bonne application du système, puisque toute négligence de leur part est passible d'une amende relativement assez forte.
Chaque lapsus, se transformant en une pièce comptable, est donc certainement enregistré, La dissimulation d'un raté devient administrativement impossible. Or, 1 annuaire statistique de 1889 nous apprend que sur un ensemble de So.ooo sujets exammés dans l'année, le nombre des omissions ne s^est élevé qu'au chiffre de quatre (i) ! — On^^ne saurait désirer mieux .
La probabilité d'être reconnu une fois que l'on a été mesuré équivaut donc à la certitude, autant qull est possible d'approcher de cet idéal.
Les résultats obtenus à Lyon et à Marseille paraissent tout aussi satisfaisants, quoique non corroborés par des statistiques aussi complètes. On peut dire que partout où l'essai de notre méthode a été tenté sérieusement, le succès a couronné les efforts.
5. AVIS A MM. LES FONCTIONNAIRES QUI DÉSIRENT FAIRE CONSULTER LES RÉPERTOIRES ANTHROPOMÉTRIQUES
La première des conditions à remplir pour que la recherche
(i) En 1890, nous retrouvons ce même chiffre de quatre» qui s'élève à six en 189 1 pour tomber à zéro en 1893 .
Quand on remonte justju'aux causes premières de ces reconnaissances raanquées, on découvre que là encore ce n'est jamais le système qui est en faute, mais plutôt U faiblesse humaine qui a négligé, un lundi matin, par exemple, do parfaire les recherches insuflisantos de la veille, ou qui s'est trompée grossièrement en dictant ou en écrivant un chiffre, etc.
Du moment qu*il J a un manquement de commis, il est évident qu'il ne peut prore* nir que d'une des quatre causes suivantes : erreur dans le relevé ou dans la classification de Tancien signalement, on, au contraire, erreur dans le relevé ou la recherche du nou- Yeaa.