‹ Identité et réalitéChapitre 149 sur 274 · Dbscirtss. Principes, I. II. cap. XXIII · texte numérisé non relu

Dbscirtss. Principes, I. II. cap. XXIII

4. Boyle. Works, Londres 1772, vol. IIl, p. 15. (* / agrée ivith the geyieralily of philosophers so far as to allow that theve is one cathoUck or universal mat ter cammon to ail bodies. h

LE CONCEPT d'Élément 2i5

d'alors u'oot pas conscience, qui les entraîne pour ainsi dire malgré eux K Au début de la chimie du phlogistique, Bêcher est fermement convaincu de la possibilité de la transmutation^ et croit même avoir trouvé un procédé pour Tefiectuer dans certaines limites ^ . C'est donc que non seulement les métaux, mais encore les chaux métalliques (ce que nous appelons les oxydes) ne lui apparaissaient point comme de véritables éléments. En effet, il croyait que ces derniers n'étaient qu'au nombre de trois, c'étaient au fond les mêmes que ceux de Paracelse, bien que Bêcher les décore de noms dilTérents^ Même Stahl, qui a été le premier à se servir du terme phlogiston, ne doutait pas non plus, du moins pendant la première partie de sa carrière, de l'existence d'une substance appelée Elixir ou Teinture'^ et dont la principale propriété consistait à transmuer les métaux ; il a expressément affirmé la possibilité d'une transmutation du plomba Plus tard, il a changé d'opinion et est devenu l'adversaire des alchimistes ' ; toutefois, on ne voit pas qu'il ait jamais déclaré qu'il considérait les chaux métalliques comme de véritables éléments ^ Cependant peu à peu cette dernière opinion (préparée au xvif siècle par les écrits de Boyle^ qui pourtant, nous l'avons dit, croyait luimême à l'unité de la matière) tend à prévaloir parmi ses successeurs. Il est certain qu'elle se trouve déjà solidement établie à la veille des découvertes de Lavoisier ^" et qu'à ce point

1. On peut voir chez Kopi-, (ieschichte der ChemiCy vol. l\\passimt avec quelle lenteur s'élaborait le concept de la spécificité de la plupart des substances chimiques et notamment des métau.x. Cf. aussi tô., vol. ï, p. 191-214, 219, 258.

à. On trouvera chez Koi'p, Die Aie fie mie in aelterer und neuerer Zeit. Heidelberg 1886, vol. I, p. 67. les titres de deux ouvrages de Bêcher où ce dernier défend l'alchimie contre ses adversaires. /6.,p. 241, un extrait de Bêcher où ce dernier affirme que les « Spagyristes » peuvent bien fabriquer de l'or à l'aide de divers ingrédients (tels que : argent, mercure, soufre, etc.) puisque la nature elle-même procède par cette voie. Cf. ib., p. 104 et Id. Geschichte, vol. I, p. 178.

3. Cf. chez Kopp, Die Alchemie, vol. I, p. 144 et 147 des détails sur le procédé et les négociations avec les Etats de Hollande.

4. /6., p. 67. 71. cf. (ieschichte, vol. l, p. 133, vol. II, p. 277.

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