Mabilleac. Ib,, p
2. Jb., p. 29. Nous avons, dans le texte, suivi, en ce qui concerne l'alomisme hindou, les indications de M. Mabilleau. Mais il semble que des (ruvaux plus récents que ceux que l'auteur de l'Histoire de la phil. at. avait à sa disposition soient de nature à modifier ces données. La philologie hindoue contemporaine parait de moins en moins portée à reculer l'âge des sources; eUc constate que nous savons peu de chose de l'Inde avant Tépoque d'Alexandre. Cependant le plus ancien document que nous ayons sur les Jainas et qui date d'Asoka, vers 230 av. J.-C. nous les montre déjà, constituant un ordre important (Guérinot. Essai de bibliographie Jatna. Paris. 4905, p. XXVIII), et l'on suppose que les indications fondamentales de la doctrine datent du fondateur Mahavira, qui aurait vécu au début du VI* siècle avant notre ère (Ib., p. V). — Que si l'on considère au contraire latomisme hindou comme postérieur en date à celui des Grecs, les rapports entre l'un et l'autre se trouveront simplement renversés et les conclusions, soit que Ton suppose une parfaite indépendance des deux doctrines, soit que l'on admette une filiation entre elles, resteront celles que nous développons page 79. —Constatons aussi que, d'après certains textes (cf. notamment U. Jacodi. Eine Jaina-Dogmatik, Zeitschrift der deutschen morgenlaendischen Gesellschaft, Bd. 60, lleft 2, Leipzig, 1906, p. 515 ss.; Warren, Les idées philosophiques et religieuses des Jainas. Annales du Musée Guimet, X, 4887, p. 361), il semble au moins douteux que les Jaïnas aient conçu des atomes dénués de qualités.