T. X. PL. VII
Annales du Musée Gui
met.
trouvée par Mr José Yérissimo
petite partie cle cette pâte. L’extrémité de la nageoire dorsale et celle du dos près de la queue ont été détruites, aussi à l’aide d’un couteau, et par le même individu.
Naturellement, le poisson présente le même aspect, de quelque côté qu’on le considère ; cependant le côté droit est un peu plus aplati, probablement pour avoir reposé sur la terre pendant je ne sais combien d’années ou même de siècles. Regardé bien en face, il se montre également bien fini, quand on observe la régularité du dessin de la bouche et des opercules des branchies.
Il existe cependant dans le dessin quelques traits fantaisistes qui n’appartiennent pas à l’animal que cet objet représente, et que je ne puis absolument pas expliquer; ils sont d’autant plus difficiles à comprendre, qu’ils ne conservent pas l’harmonie ou la symétrie des autres parties. Ainsi ceux du côté gauche descendent parallèlement et en courbe du centre des nageoires dorsales, commençant en haut par une séparation de 18 millimètres, et s’inclinant à droite où ils vont se terminer après avoir formé avec l’appendice caudal un J tourné vers la droite, sur la largeur de 3 millimètres. Les deux lignes qui forment ce J sont cependant coupées en sections, principalement la ligne inférieure, qui l’est en deux endroits, par les trous circulaires dont nous avons parlé plus haut.
Ceux du côté droit (voyez sur la figure les lignes pointillées) ressemblent à deux moitiés d’ellipses dont la plus grande enveloppe la plus petite. L’axe de la seconde demi-ellipse qui occupe exactement le centre delà partie supérieure du poisson ne peut avoir plus de 32 millimètres, et celui de la plus grande, dont les lignes descendent d’un côté de la partie frontale de la nageoire dorsale, et de l’autre, du point de jonction du dos avec la queue, en se prolongeant jusqu’au ventre du poisson, doit avoir (la mesure ne peut pas être prise exactement) 85 millimètres.
Que signifient ces tracés? Existe-t-il en eux quelque sens symbolique, ou bien ne sont-ils dus purement qu’à la fantaisie de l’artiste? Je me déclare incapable de répondre à n’importe laquelle de ces deux questions que ne peut manquer de poser quiconque examine ce fétiche avec l’attention qu’il mérite.
Quand on me le remit, ce qui me frappa le plus ce furent les deux trous circulaires ouverts au centre sur un diamètre de dix millimètres ; la raison