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DEPART

Comme l'enfant bercé^ sous les étoiles, De chants guerriers par les vieux matelots Sent, un matin, partir avec les voiles Son cœur gonflé dans le sillon des flots ;

6a IDYLLES ET CHANSONS.

Du fond du porc aux odeurs somnolences Quand le jeune homme a longcemps écoucé Sur l'océan des passions hurlances Rouler au loin la force Humanité,

L'amer dégoût du calme et de la grève D'un bond l'arrache aux bras qui Font nourri Vers l'ouragan son désir le soulève, Et ses aînés tremblenc à son grand cri :

<j Place ! A mon cour, aventuriers sublimes ! L'immense vie esc à moi comme à vous; Plus d'une cerre, au-dessus des abîmes, Encore vierge, accend un mâle époux.

<i Convive à jeun, je veux ma parc de féce; O mer bruyance, ouvre con palais bleu, Et verse moi ce vin de la tempccc Qui faic le corps de fer, l'âme de feu !

DEPART. rtj

î Je sonderai le fond des espérances, D'un pied hardi j'aborderai la peur, Et j'apprendrai ce qu'il faut de souffrance Pour étonner la fierté d'un grand cœur.

« En mer! en mer! La douleur inconnue Est un secret que je n'accepte pas; La Mort sera l'amante bien venue, Si je l'embrasse en habits de combats ! »

Il crie, il saute au fond de la chaloupe Qui roule au Ilot sur sa quille de fer; L'écume blanche a chanté sur la poupe, La chaîne tombe : il part, pris par la mer.

Là-bas, luisant dans Tombre comme un phare. Là-bas se dresse un guide à son chemin : La Liberté, qui sonne sa fanfare, La Vérité, l'Art, sa lyre à la main.

Soufflent les vents ! Esclave de sa tâche, Qu'il trouve un port, qu'il meure ensanglanté. Il a vécu! Son nom n'est plus d'un lâche. Gloire sur terre et dans l'éternité!

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