‹ Idylles et chansonsChapitre 37 sur 55 · SUR LES ALPES · texte numérisé non relu

SUR LES ALPES

Sur la montagne désolée, Dans la froideur claire des cieux, La neige reluit, flagellée Par un souffle silencieux.

Aux rampes du haut prccipicc.

Suant reffroi, l'œil dilaté, Notre mulet renifle et glisse, Par le traîneau lourd emporté.

Tout à coup, là-bas, dans les glaces Agitant ses plumes, je vois Un moineau noir près des crevasses Se débattre, un moineau des bois!

« Ah ! pauvret, qu'es-tu venu faire Sur ces effroyables sommets Où l'aigle, écarté de son aire, Lui-même ne pose jamais?

Pensais-tu, de tes faibles ailes, Monter jusqu'aux fleurs de l'azur, Ou suivais-tu des hirondelles Qui t'avaient parlé de Tibur?

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