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DIEUX MOURANTS

SOKKET.

Battu des vents, fouetté des eaux, la face ouverte Par la foudre, voué par l'Eglise à l'enfer, Le Men-Hir des Kimris sur la lande déserte, Comme un géant vaincu, chancelle aux nuits d'hiver.

Seul, maudit comme lui, mais la tête encor verte. Le chêne des Bretons, tordant ses bras de fer. D'un mâle enlacement soutient l'idole inerte. Se tient sur la défense et rugit vers la mer :

ij:: IDYLLES ET CHANSONS.

« Oui, nous mourrons ! Derniers survivance des grands cultes,

Nos rudes majestés subiront les insultes

De rhomme, toujours lâche avec ses anciens dieux.

fl Du moins, tombons ensemble et qu'un seul coup nous tue, O mon frère! Et périsse, avec nous abattue, La beauté de la terre où priaient les Aïeux ! »

Finistère.

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