LES PLAISIRS DU RIVAGE
Assis sur la rive des mers, Quand je sens l'amoureux zéphire Agiter doucement les airs Et souffler sur l'humide empire,
Je suis des yeux les voyageurs, A leur destin je porte envie :
Le souvenir de ma patrie S'éveille et fait couler mes pleurs.
Je tressaille au bruit de la rame Qui frappe l'écume des flots ; J'entends retentir dans mon âme Le chant joyeux des matelots.
Un secret désir me tourmente De m'arracher à ces beaux lieux Et d'aller, sous de nouveaux cieux Porter ma fortune inconstante.