LES REGRETS
Dans sa cabane étroite, au déclin de ses ans, Il repose entouré de ses nombreux enfants ; L'un garde les troupeaux ; l'autre porte à la ville Le lait de son étable, ou les fruits de ses champs,
Et de son épouse qui file
Il entend les folâtres chants.
Mais le Tems même à qui tout cède Dans les plus doux abris n'a pu fixer mes pas ! Aussi léger que lui, l'homme est toujours, hélas !
Mécontent de ce qu'il possède
Et jaloux de ce qu'il n'a pas.
Dans cette triste inquiétude, On passe ainsi la vie à chercher le bonheur A quoi sert de changer de lieux et d'habitude
duand on ne peut changer son cœur ?