ÉPILOGUE
Viennent annoncer la froidure ;
Et le soleil, sur la verdure,
Va lancar ses derniers regards...
Ah ! du moins, le printemps doit refleurir encore : Mais moi, soit que la nuit fasse place à l'aurore, Soit que l'astre du jour se plonge dans les mers. Je vous rappelle en vain, félicité passée ! Tendres illusions de mon âme abusée !
Votre vol a suivi la course des éclairs...
Pourquoi ces pleurs involontaires
Que mes yeux laissent échapper ?
Pourquoi songer à des chimères
Dont tout m'aide à me détromper ?
Regretterois-je, Amour, ton superbe esclavage. Et voudrois-je aujourd'hui recommencer d'aimer? Le nautonier tremblant, tout baigné du naufrage. Sur les flots orageux est-il prêt à ramer ? Vas ! laisse-moi, cruel ! sur l'émail de ces plaines,
Sur le rivage de ces eaux, Je n'irai plus chanter tes plaisirs et tes peines ;
Je n'irai plus dire aux échos Le nom de la Beauté dont je portois les chaînes.
Du bonheur que j'ai vu finir L'image dans mon cœur ne peut être eff^acée :
Mais cessons de l'entretenir.
Hélas 1 le plus doux souvenir
Ne peut qu'affliger la pensée.