‹ Idylles et poèmes champetres. Choisis et précédés d'une introdChapitre 30 sur 33 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Viennent annoncer la froidure ;

Et le soleil, sur la verdure,

Va lancar ses derniers regards...

Ah ! du moins, le printemps doit refleurir encore : Mais moi, soit que la nuit fasse place à l'aurore, Soit que l'astre du jour se plonge dans les mers. Je vous rappelle en vain, félicité passée ! Tendres illusions de mon âme abusée !

Votre vol a suivi la course des éclairs...

Pourquoi ces pleurs involontaires

Que mes yeux laissent échapper ?

Pourquoi songer à des chimères

Dont tout m'aide à me détromper ?

Regretterois-je, Amour, ton superbe esclavage. Et voudrois-je aujourd'hui recommencer d'aimer? Le nautonier tremblant, tout baigné du naufrage. Sur les flots orageux est-il prêt à ramer ? Vas ! laisse-moi, cruel ! sur l'émail de ces plaines,

Sur le rivage de ces eaux, Je n'irai plus chanter tes plaisirs et tes peines ;

Je n'irai plus dire aux échos Le nom de la Beauté dont je portois les chaînes.

Du bonheur que j'ai vu finir L'image dans mon cœur ne peut être eff^acée :

Mais cessons de l'entretenir.

Hélas 1 le plus doux souvenir

Ne peut qu'affliger la pensée.

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