SCÈNE VU
(Lé théâtre représente la grande cour de U ferme aux Genêt*. Aa fond, an mnr d* la baataur do aept à lin i t pieda, percé tu milira par une petite croiiée, fermée îcnlemeiu par un xoiat de boit. A gauche, aa fond, d*m f l'aaglc famé par le mur et ta bâtiment de la ferma. U grand.- porte thirraüére, placée obliquement. Du mome eété. jurqq'a l*a»anl «c«o. la maiion da la fera», A limite, en fera de la anaiton, drpoi* le seuil jas- I qu’au aeeoad plan, la gmago, ayant que grande pu rte aa milieu. Au pre- | mier plan, obliquement 4 la grange, uu petit bsnjtr tr*»-ba«, peu pro- j fond, couvert d’un mit de chaume et rempli de paille. Il fait nuit, mais U cour eat éelaité* par de* lanternes. Onze heures du soir.)
THOMAS, MADAME THOMAS. THÉRÈSE, trocek de mois- I BONHEURS F.T DR MOISSONNEUSES , et ensuite PIERRE ÉOT. |
(*■ !•*•« du rideou HUI les moisaaaeart ot moissonne uses sont assis de. deus fâus d’une longue leble, ei tant eo train de souper. Thomnt luimême leur *er*e t boire. Les serrautea tout at vienneul } ou ril, on
mo^e.)
THOMAS. Buvez, morguienne! mangez hardiment, mes enfants!. quand 1rs bras ont travaillé, faut pas que l'estomac reste à rien Dure.
les moissonneurs Merci, monsieur Thomas.
Thomas. Femme, femme, apporte donc T rôti.
MADAME THOMAS, venant de la msUoo, et apportant un gro* dindon
i*ti. Le v là, le y là, T rôti, r'gardez-inoi ça, vous autres; c w»t un fameux Jésuite, celui-là ! (L#a galons se lèvent en !
riant.)
Thomas. Allons, morguienne! tombez-moi sur ce gaillard- I la, et qu’il n’en reste pas miette, (ou mn le di..d«« s.r la table.)
lés moissonneurs, i* dépeint. Au jésuite!— A toi!— A moi !
A lui! — A elle!
madame THOMAS, riant. C’est ça, bon Courage! allez, ferme! mais tâchez qu’il y en ait pour tout le monde. (Brun an début.,
roulement d’une volttrt.)
TuetfAS. Chut, taisez-vous un brin, j’ crois que v’Jà les autres.
VOIX, (U debnr*. Ot», hll, oll, oh, hu.
Thomas. Ce* t ça, c’est Pierre fiot, avec la fit» de la moisson. AU z dételer 1’ cheval (Daux garcoox sortent.! Ouvrez la grange.
Deux jeune* RHe* vont Couvrir.) El VOUS, TOC 1 ' Atllis, lEntpIhïlT DOS
verres. C’est la dernière voilure, faut lui z’y taire les homicnr*.
(Ou verso k boira ; la voiture, garnie d’un mai, est amenée * brat.)
pierre got. C’est fini, iiot* maître, v’Ià T restant. Y fait j chaud, allez.
, Thomas, Va boire un coup, mon garçon. R'gardez-mot cegerbes-là; v’Ià-t’y d’ beaux épis! Allons, morguieune! à md’ belle récolte!
tous les moissonneurs, lavant ie*>r« verra*. Et à nol' bon monsieur Thomas.
tuomas. Merci, mes enfants, merci. A présent, rentrez moi ça.
madame Thomas. F.l vous autres, rangez-mui vite c’te tabla pour que nous puissions danser un brin avant d’aller eui**. cher.
TOCS. Oui, madame Thomas. (La voilure entre dan* la grande. CNi rang* I* lubie dan» un coin. Tout* la jeunetse »e prépare A danacr; mai* ’■»*» er moment un bruit cesfui «e fait »r.t*ndre au deborr.)
tiiomas. Eh bien!..
madame tiiomas. Entends-ln?
tiiérésk, aee auront. Madame Thomas, raadamo Thomas! madame tiiomas. Qu’ot-cc quu c’est doue?
LES MEMES. Voyez, voyez.
THOMAS. Tiens!..
MADAME THOMAS. Ail! mon Dieul (On voit «’eveneer lenlaintnt Félix, pâle, abattu, pouvant à peine marcher, uoutenu rt cunduit par I.oupj.)