‹ Il y a seize ans drame en trois actesChapitre 34 sur 50 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les précédents, LE CURÉ.

(AuttilAt ftl I* eut* parait an fend d« la coar, loulea la» femme» ai le» Sllaa eoaraot an-datant de lui et l'eataareat.)

le maire, a l’un de» notable». Profitons de cet instant , je crains leur juste colère. Faites entrer Quelques gendarmes : doublez la garde qui veille sur ce jeune nomme, (u n«ubie «»n; «n io>-

tant april, deua gtmiarmra, tournant autour dea mur», Tiennent te Joindre A rtui *|ui gardent FAlla.)

LE CURE, regardent autour de lui. Quel désastre!

MADAME THOMAS, en pleurant. TûUt Cst brûlé.

Thomas, de «.«me La maison, la belle grange, quasi toute la forme.

le cure. Dieu l’a souffert... mais il ne vous abandonnera pas, mes enfants; ayez toujours confiance en lui, et reprenez courage. Votre perte est bien grande ; mais il y a des cœurs généreux. Toute la commune, tout le département viendra à votre secours; j’irai moi-même quêter dans les paroisses. On relèvera voire grange , on ensemencera vos champs, et jusque-là, meS enfants... (il lira un nttit tac dr «» porte ri le feu r donne.) prenez toujours ceci : c’est le produit de inos épargnes et des bienfaits de mes paroissiens; c’est l’argent des malheureux, aujourd’hui c'est le vôtre... donnez, distribuez tout de suite à ceux qui souffrent.

tiiomas. Le digne homme !

madame thomas. Vous êtes pour nous la main du bon Dieu. le cure. Je ne suis qu’un de scs pauvres ministres. Personne n’t- 1- il péri?

madame tiiomas. Grâce au ciel, personne.

le cure. El du moins, rues entants, le coupable, s’il en est un, ii’csl pas de mon troupeau?

tiiomas. Oh! que nenni, monsieur 1’ curé; par exemple! y n'y a dieux nous que d’ braves gens. Tenez, tenez (n indiqua FAI».) Voyez-vous ce p’tit-là?

le cure. Ce jeune homme?

thomas. Faut qu’y soit venu d’ l’enfer S Hier, bon tard, un mendiant l’a amené; y nous a fait des contes, j’en avons eu pitié, j' Ions lait coucher choux nous, et 1' méchant, pour nous r'mercier, a mis l' feu à sa paille.

le curé. Cet enfant?... (a* maire.) C’est lui qu’on accuse, monsieur le maire?

le maire. Il est certain que la trace et la direction du feu prouvent qu’il a commence par embraser le chaume sous lequel il couchait.

le ci rb. Il avait donc de la lumière?

tiiomas. Oh! qu’non.

le curé, «u «»ir*. Mais alors, quels indices?... le maire. Ses réponses.

tiiomas. Voyex not’ terme.

lf maire. Vous allez l'entendre; car je vous prie, monsieur le curé, de m’aider de vos conseils et de votre présence. J'espère que le respect qu’on vous doit suffira pour maintenir le calme, ci rappeler à chacun l'obéissance qu’il doit à la loi. le cure. Ecoutez votre magistrat.

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