ZE ANS
le maire, u brigidUr. Avez-vous fait courir sur les traces du mendiant?
LE brigadier, Oui, monsieur le maire, sur toutes les roules
du bois. (U ««Ire fait donner un »ié|« ■■ eurt qai ». plier auprès de lui. T<h« 1» Monda reprend «a place comme «n Mail au lerrr du rideau,}
le maire. Poursuivons. Faites approcher ce jeune homme.
THOMAS KT SA FEMME, nu eur*. ÉcOUtlZ bien, monsieur le CUlé. (FAlla approrlir.'
le maire. Persistez-vous à refuser de me dire votre nom? feux. Hélas!., c’est à regret, Monsieur.
le maire. Vous connaissiez sans doute le mendiant qui vous a conduit ici?
FELIX. Non, Monsieur.
LE maire. Où lavez-vous rencontré?
Félix. Il m’a trouvé dans le bois; j’étais évanoui. le maire. Vous veniez, avez-vous dit, de voir périr votre pèn?
Félix. Non, pas mon père... c’était mon ami.
THOMAS, rt tou» le» moi, tanneur». U a dit SOtl père!
lf; maire. Vous l’avez dit; pourquoi ce mensonge?.. Quel est donc votre père?
fElix. Je ne le connais pas.
LK maire. Qu’alliez-vous faire à Paris?
Félix. Achever mes études et prendre un état. le mairf.. Cela suppose quelque fortune, des parents ou des ami?... Qui vous y envoyait?
tiiomas. J’ lui ous déjà d’mandé.
lk maire. Répondez-moi.
Félix. Je ne puis le dire.
tiiomas. Vous voyez bon? — Y faut absolument qu’y soit d’ queuqu’ bande d’incendiaires, puisque...
LE CURÉ, an ptu sMéremcnl. TltOIlias !
MADAME TIIOMAS, è ion mari. C’est ben fait.
lk curé, è ieui u monde. Un peu de patience, mes enfants, (a Mi*.) Jeune homme, vous devez dire la vérité au magistrat qui vous interroge.
Félix. Ah! Monsieur, je voudrais obéir; mais, au prix mémo de ma vie, je ne le peux. (l« aurprita «double.) lf; curé. Vous ne le pouvez?
tiiomas, »« («fini de nomcio. C’est p’t-êl’ aussi l’ ciel qui l’en empêche, comme y dit que c’est le ciel qui l’envoie à Paris. le curé. Le' ciel?
lk maire. Il vous a dit cela?
Thomas. Y l'ont tous entendu.
LE MAIRE, regardant le eurè a«ac i mention. Le Ciel ! Un mystère
étrang e se fait ici sentir; l’obstination de ce jeune homme à se taire, son courage, sa résignation même, ne sauraient résulter de passions basses et viles ; ses discours et sa conduite décèlent un autre moteur; monsieur le curé, ne soupçonnez-vous rien?
le cure. Je crains de vous comprendre, (il »t U»e, «-approcha
de FOU et lui prend la main.) Moi) Cillant, je SUIS Un ministre de
Dieu; à ce titre, ou>rez-moi votre cœur. Quelqu’un , empruntant la voix du ci* 1 ) , vous aurait-il, au nom de Dieu, inspiré, conseillé, peut-être commandé de porUr la flamme...
(Un mou»» mm du jeûna l»"m«n« l’empècba d'acheter.) Ce ne Serait plus
vous qui seriez coupable ; dites sans crainte.
féi.ix. Oh! au nom de Dieu, commettre un crime!., cela ne se peut croire ; quelqu'un au monde en serait-il capable, à moins d’être insensé?
LE CURE. Non. (On «a regarde iu< aurpriie. — Au maire.) Ce n’est
pas cela.
felix, *»«c fermai*. Je n’ai pas rois le feu à la f< i me; dois-je donc, vous le jurer? Eh! mon Dieu! pourquoi l’cussé-je fait? Ils m’avaient reçu avec tant de bonté ! ils m’avaient traité comme leur fils. Voyez ces ruines, leurs larmes, leur désespoir - mais je serais un monstre!
MADAME THOMAS, « ton aaari. ÎU VOIS ben!
THOMAS, un pan tua. C pendant... (La cor* leur fait ligna da ta taire.}
le maire. Les apparences et vos réponses vous accusent. Félix. Je suis innocent, monsieur le maire; c’est tout ce que je puis vous dire. Si vous exigez davantage, ce n’est plus mon secret... je mourrai s’il le faut. (La maire at la <ur* «« «-
gardent.)
tiiomas. J' savons plus qu’ penser.
madame thomas. C’t enfant-là est étonnant.
tiiomas Faut pourtant ben que queuqu’un... (irait et tria * La toilè! I» * «ils ! )
lk brigadier. Monsieur le maire, c'est le mendiant que mes soldats ont arrêté ; on vous l’amène.
i.f. maire. Lloignczun peu ce jeune homme. <f*u* «« «prendra
■a platt au milita du gendarmes. Loup/ iti «mm* par deux gendarmes al Fitrra Col qui Ira accompagna.)