CÈNE XVI
Les memes , LOI' P Y, PIERRE GOT.
heure got, * L»opj. Avaria*. Lu vlà, monsieur le maire; c'est mol qu'a a nui ni les gendarmes.
LE MAinK. Bien, mon ami, tu seras récompensé. (PUm Got »
m< l< an* tro»i«tonn«-ur*.)
loupy. Tiens! la ferme qu'est brûlée!... queu malheur!
(ft, notut le mrnaee d'un rem* de «tin. De* aois»«itneur* lui montrent le
poing, J
LF. BRIGADIER, lui montrint le maire. TüUrmZ-VOUS par là. (Lniipy fait de gronde* r*(éie«cr» su maire.)
le maire. Comment vous nomme-t-on! 1 loupy. Moi? faut quoi' vous dise mou nom? ben volontiers, monsieur I' maire. J m'appelons Loupy.
le maire. Votre état?
loi pt. Indigent.
le maire. Où demeuret-vous?
locpt. Où 1" bon Dieu m'envoie; j' payons pas d'impôt. le ii a ire . Vous avez dit vous rendre a GramiUier; sur quelle route vous a-t -011 arrêté?
locpt. J' sais pas.
pii iiRt got. Sur celle de Pré-Salut-Pol.
loupy Ça c’ peut ben.
le maire. Vous en avez donc imposé?
lol'pv. Non fait, da, monsieur le maire, j' m’a trompé..
(Comme U regarde autour de lui, il aperçoit Félix, et ajoute i part.] V là
l petit.
le maire. Qu'on le fouille.
LÛl'PY. Hein! qu'on me fouille?.. (Le* («nduan J pmédem.) Laissez doue; j' veux pas ; j' non» rien sur moi. le brigadier. Tranquille! ou, morbleu!...
LOCPT, dunl ou eide Ici poebe*. J' Ul OppOM* ! 00 UC doit pas fouiller dans les poches, c'est pas dan» la charte :
LE BRIGADIER, panant le* objet* au maire. Pdil!... Ull papier.
le maire* i*ou»raiit. Un ccrtftlcat d'indigence.
LE BRIGADIER. UlJC bourse.
le maiiik. Pleine d'or.
le dhigadier. line boite.
le maire. Des diamants, do l’or sur un mendiant.
THOMAS ET LES PAYSANS. C'est UU voleur.
le maire. Oseras-tu dire que ces objets sont a toi? loupy. Non fait, non fait, monsieur T maire, j'ai pas dit ça jamais, c’est pts à moi du tout... c'est... c'est à c' prit Monsieurlà, qu j 'avions trouvé hier dans 1' bois, et qu’j avions amené ici. *
THOMAS ET MADAME THOMAS. A lui?
le maire, t mu. A vous, jeune homme? Approchez, regardez... (Hautement général de earioiité. Le eut* pi**« un pou «en la droite ta cherchent à calmar le* pejtene.)
FELIX, sa regardant d'abord lui-roéme. En effet... il Cftt pOSSlblc... j avais totalement oublié... (il approche et examine la bourie cl le* diamant* qui tant »ur la table.) Oui, Monsieur, celte bourse et ces bijoux sont à moi.
LOUPY. J' l'avais dit!
iemx. Mais... tous les diamants n‘y sont pas, il en manque la moitié.
locpt. C'est pas mu faute.
le maire. Ils sont à vous? (a Loupy.) Et comment jc trouventils sur toi ?
loupy. Sur moi? 1* p'tit m’avait prié d’ les garder; il avait peur qu'on n’ les y vole.
TOUT UE MONDE. Oh !...
Thomas. E.*t-y gueux! felix. Cela n'est pas vrai.
loupy. C’est ly qui ment: foi d’homme, j’en lève la main.
LE MAIRE. Peu importe. Vous, jeune ! tomme, vous rveonaissez cette boite, cas diamants, vous déclarez qu'ils, sont il
uus?
felix. Ce»t la vérité..
lf. maire. On ne possède guère à votre âge des objets d’un .cl prix ; ce sont des pâtures de femme ; de qui les tenezvous?
inoMAS. Le v’iâ pris.
FÉLIX, troublé. De qui ?...
lf. maire Répond**, ou vous êtes convaincu de vol. felix. De vol?... oui... oh! mon Dieu, on va croire ausetquc j’ai volé!
LEMAIRE. Répondez donc.
THOMAS, k tout le monde qui »'e*eor» pour écouler. CllUt !
felix. Grâce ! monsieur le maire, je ne le peux pas. loupy, * pin. C'est drôle.
T HUMAS, un BoisMMCBn. Y n’ peut pas.
le maire. Malheureux enfant! ne comprenez- vous donc pas que vous achevez de vous perdre? Refuser de vous faire conn.itlre, de nonun r vos parents, de dire au moins de qui vous tenez cet or, ces diamants... i.iuoiv une Toi*, cl pour la dernière, je vous ordonne de nie répondre.
LE CURÉ, o'approcbaat de Félix, Stcc «notion et douceur. MoU L'nfdiit,
Tie îvuslez plus ; si vou» n’êles pas coupable, surtout, surtout si vous tirez de* patents, une famille, peut-être une inèiequi toub chérit; car un enfant tel que votu nu peut être aiuii abandonné ; par pitié pour eux, prouvez votre innocence. Vous pleurez-., j ai donc touché la blessure de votre cœur... Mou liU, quelle que soit la faute grave ou légère qui vous a fait fmr vos parents, ne consommez pas votre perte; c'est eu leur
nom, c’est au nom de votre mère que je vous eu conjure. Mmi fils, il ( >ul répondre.
Félix, «a dé,r*p«ir. Au nom de ma mère!... (u «»»ui« wpat
j*cc résolution, et ajout* avec loree : ) NüU ! JüilllÜs!
tout le morde, ««mro* confond». Jamais!
i Thomas. 11 a dit jamais. .
: le maire, »*r« »n p** a* «oién, à i’«dj*iiit. Fermez l’illteiTOga-
I toire.
PIERRE GOT, qu'on ■ «■ obterm Félix, «I qui.rclena par set initiât, a a«;J >ou|u parler pWtirure fui*. Attendez... attendez llll pt’U, U10IJ-
sicurl' maire; c'est-y c t-y-là qu’on dit qu'a rnis T Jeu?