‹ Iles de l'AfriqueChapitre 13 sur 82 · DESCRIPTION · texte numérisé non relu

DESCRIPTION

Le sol.

SlTTJàTIOU ET ATTKHftA&fcS.— G«

beh, souvent appelée Zerbi sur la foi d la prononciation italienne de quelque pilotes de la Méditerranée* est situe tout près du continent, en travei

<fuo petit golfe ou lac semi-circulaire, as» profond, dont elle ferme entièrement rentrée , ne laissant à droite et à gauche que des passages étroit* 2nquels correspondent, sous les eaux* des anaux plus étroits encore, creusés dans le banc sous-marin qui , du bois de IHe même, a pris, dans les ««as portulans, la dénomination de Sèche de Gerbeh , ou , comme écrit Jeu dTJzzano, lo Secch de Gierbi.

Le canal oriental, large de cinq Billes à son ouverture extérieure , se rHréeit insensiblement, en forme d'enterooir, jusqu'à l'endroit où il n'offre pfeis, entre le continent et la pointe opposée de Gerbeh, qu'un mille et un Tflrt de largeur; deux fois, sur sa fosueur,il est barré par des chaînes dites ou de rochers; du côté de (a wr, ce sont trois petites tles appelées ensemble Kaliat, dont la principale, à ronne allongée et capricieusement contcuroée, porte le nom de 'Akrab ou Scorpion: elles ne sont en quelque srte qu'un prolongement du continent voisin, qui s'abaisse à peine de tai mètres sous les eaux d où elles w*eot, jusqu'à un étroit chenal , ►rr.îond de quatre mètres, au delà du- •cd surgit une pointe avancée de l'île Herbeh, avec le château de Bûchai, Ppelé Bttrgare sur les vieilles cartes.

PIm loin , tf est une ligne de rochers approchés, projetée en travers de la (tftie moyenne du détroit , entre l'île 't 1î terre ferme , comme un barrage •iepieux; ils sont au nombre de Sept wune seule rangée, quatre au nord 4 trois au sud du chenal. Celui-ci, !*rç de neuf milles géographiques , et w <f uti quart à trois quarts de aJ!e, offre une profondeur de cinq à n mètres entre les deux barrages ; *tte profondeur est moindre de quatre mètres au second barrage , et dé ooitîé seulement à l'entrée du lac; * un point intermédiaire, elle n'a Bta pas on mètre, et la plage subturgée dans laquelle est creusé son lit ^àpdne couverte de deux pieds fao : en sorte que ce passage est fa- 4eiDe&tgttéable dans le beau temps, ft» pont avait d'ailleurs été établi ,

d'ancienne date, au point le plus resserré du détroit : c est le Pons Zita du routier des provinces romaines , à l'entrée dtiqud s'élevait un municipe de rhéftié hettire, où on faisait étape eh éhèîtiffrlant le long du littoral ; et c'est le Çantharah des Arabes , qui étendaient ce nom au village le plus voisin, dans l'île, ainsi qu'à tout le canal : il en est souvent question dans le récit des expéditions espagnoles contre l'île de Gerbeh.

Le canal occidental , c'est-à-dire celui qui sépare l'île du continent à Kautre oout du lac, présente à la surface des eaux deux milles et demi d'étendue, sur une largeur d'un mille et un quart à deux milles; mais le chenal compris entre les prolongements sousmarins de l'un et de l'autre rivage offre une longueur quadruple , sur une largeur d'un quart S trois quarts de mille, et une profondeur qui varie depuis quatre mètres et demi jusqu'à quinze mètres.

Les côtes occidentales et septentrionales de Gerbeh n'offrent point de grandes découpures ; mais il n'en est pas de même à l'orient et au midi, où se projettent quelques pointes avancées restées sans nom sur nos cartes , sauf le Râs Trigamas^ regardant le nord-est, à Id pointe orientale de l'Ile. Mais les géographes arabes nous parlent du Râs El-Tyqjân et du Râs Kéryn7 dont le premier était dans la partie la plus large et le second dans a partie fa plus étroite de l'île.

Ces côtes sont partout bordées de bancs de sable, moins larges à l'ouest et à l'est, mais qui ont dans les autres parties une étendue assez considérable. Au nord , ils s'avancent à plus de six milles de la côte, et ils ont si peu de profondeur, qu'à eette distance la sonde ne descend guère à plus de cinq mètres.

Quatre petites baies y offrent autant de ports : à Test, c'est le port Saqgia, comme les hydrographes anglais l'inscrivent sur leurs cartes, on (teGergys{*), comme l'appelle en sa Re-

(*) Peut-être ce nom tirt-t-il son origine

Pa

L'UNIVERS

lationlehhâggy Ebn el-Dyn el-Aghouâthy; à l'ouest est le port des Agym, population berbère a qui appartient la partie occidentale de nie; au nord se

S résente le Mersay el-Souq ou port du larché; au sud , enfin, le Mersay el- Qantharah ou port du pont.

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