‹ Iles de l'AfriqueChapitre 42 sur 82 · B04VISTA · texte numérisé non relu

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Boavista, située au nord -nord-est de l'Ile de Maio, est à 37 lieue» au oerd««st

de Sâo-Thiago ; an pentagone ifrégu- Iter, de te à 17 milles dans sa plos grande dimension , représenterait assez exactement sa forme générale. Ce n'est du reste, pour ainsi dire, qu'un banc de sable avec deux pics d'an basalte nu à son milieu , au-dessus d'un soulèvement longitudinal qui court du nord au sud. Le sol v est d'ailleurs entièrement semblable à celui de Maio, et pourrait se prêter aux mêmes cultures, celles du coton et du cocotier, sur une plus large échelle encore; mais la population, bien qu'assez laborieuse, est trop occupée par la fabrication du sel , sa principale richesse, par la récolte de l'orseille, la pêche, le cabotage, pour qu'il lui reste le temps de cultiver quelque peu de maïs, de haricots, de patates douces, plantes qui y viennent avec beaucoup de peine, à cause do manque de pluies : aussi y tmporte-t-on à peu près tous les vivres. *

Boavista a trois ports pour les navires d'un fort tonnage : porto de Sal- Rey, grande baie de deux lieues d'ouverture, qui s'enfonce d'une demi-lieue en dedans de la côte occidentale ; le porto do Norte , au nord-est; et te porto do Curralinho, mouillage le long de la côte sud-est. On peut ancrer dans le port de Sal-Rey jusque par 12 brasses , fond de sable , et on y est abrité de tous les vents dans toutes les saisons : aussi ce port, qui est le meilleur des îles du Cap- Vert après le grand port de l'Ile Saint- Vincent, est-il le plus fréquenté par les navires étrangers. Un petit quai de pierre , construit il y a environ trente ans par le conseiller Antào Marti ns, permet d'y débarquer commodément; c'est encore aujourd'hui le seul de l'archipel. Ces différents avantages ont fait de Boavista l'entrepôt du commerce des fies du Vent.

Au fond de la courbe qui enceint le port s'élève le bourg de Mobil, assis sur une émrînence, et qui se compose, en grande partie , de cabanes autour de quelques raaisoiurde pierre, et d'une église placée sous l'invocation de saint Roch. Au bord même de la baie se

trouve la pôvoaçSo de Sal-Rey, dont la prospérité s'accroît chaque jour et qui est à une lieue de Rabil, distance que Ton parcourt sur un sable très-fatigant pour la marche. A deux lieues du même point dans l'intérieur, au pied d'une montagne dite da Povoaçâo , est un autre village de pasteurs et de laboureurs, le plus ancien de File ; c'était le chef-lieu de la province avant <jue l'évéque Sîlvestre de Maria Santissima ne l'eût transporté à Rabil en 1810. Au delà des hauteurs, du cdté de l'est, se trouve l'aldea ou hameau de Sâo- Joâo-Baptista do Norte , sur le porto do If orte, parsemé de récifs où pins cTun navire a fait naufrage.

La quantité de sel que Boavista livre au commerce peut être évaluée, année moyenne, à 2 500 muids on 20 347 hectolitres. On le fabrique, en grande partie , chaque jour dans des salines artificielles, presque contiguës, vers le nord, au port de Sal-Rey. Les produits en sont plus ternes, moins transparents, plus impurs, que ceux des salines de Maio ; on le dit bon pour les salaisons , et son bas prix (1 600 reis ou 11 francs 32 centimes les 8 hectolitres) fait qu'il se vend bien. Le sel de la saline naturelle du Nord est bien meilleur que le précédent, et même que celai de Maio; mais on éprouve tant de difficultés à le charger, que les propriétaires sont obligés de le donner ao même prix que le premier.

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