‹ Iles de l'AfriqueChapitre 61 sur 82 · I. ILE RODMGUES · texte numérisé non relu

I. ILE RODMGUES

DBSCBTPTION.

Sol y climat.

Ltle Rodrigues , dont le centre est par 19° 41' de latitude sud et 61°^ longitude est, a environ six lieues de longueur sur deux de largeur; elle est entourée de récifs et de banes de madrépores, qui vont jusqu'à trois et cinq milles du rivage, et renferment plusieurs flots. — La rade, ou Port- Ma- Ikurin, située dans la partie nord, est commode , et la tenue y est bonne.

Dans le sud de 111e on trouve un barachois dont rentrée est tortueuse et étroite, et d'où il est conséqwmment fort difficile de sortir pendant les brises du sud-est, qui, en général, y soufflent avtc violence.

Sans avoir de hautes montagnes ni des rivières considérables, l'île Rodrigues est montueuse et bien ar-

L'UNIVERS

rosée. Ses plus hautes collines excèdent à peine cent toises d'élévation perpendiculaire. L'eau des ruisseaux est bonne et saine, mais un peu minérale; plusieurs des cours d'eau qui Prennent leurs sources vers le milieu e l'Ile, tombent dans les vallons en cascades pittoresques. La plus haute de ces chutes est celle de la petite rivière qui coule ensuite dans renfoncement Léguât : « Après avoir remonté ce ruisseau jusqu'à une demi-lieue de notre habitation » , dit l'abbé Pingre dans une relation manuscrite que nous avons sous les yeux , « nous parvînmes à la cascade ; l'eau s'y précipite d'au moins 80 pieds. Il faut que son mouvement soit bien lent au haut de la montagne, car le talus est presque perpendiculaire, et l'eau y descend presque sans quitter son lit. Le chemin qui mène à cette cascade est peu aisé; mais je me suis cru bien récompensé de mes peines lorsque je suis enfin parvenu à ce lieu qui m'a paru charmant Au bas de la cascade, il y a un bassin où l'on trouve quelquefois de fort belles anguilles. En regardant la chute, ou a à sa gauche une montagne escarpée sur laquelle ne croissent que quelques herbes, et dont les roches

J paraissent prêtes à tomber. À droite, a montagne est presque aussi escarpée, mais elle est couverte d'arbres qui servent à embellir le plus majestueux amphithéâtre que j'aie vu .Les palmiers, les la tanière, les vacouas, étaient en* tourés de plusieurs arbres qui ne cèdent point en beauté aux nôtres. Vis-àvis de la cascade, d'autres arbres nous cachaient le chemin raboteux qui nouç»

avait conduits à ce lieu de délices. Il y a aussi une cascade au ruisseau de l'enfoncement de Stajford; elle est moins haute que la précédente, mais la chute de l'eau y est plus amusante, vu qu'elle saute de rochers en rochers, tandis que, dans la première,, elle ne fait en quelque sorte que couler. »

Parmi les curiosités naturelles deRodrigues, nous mentionnerons la grotte située dans l'est de l'île vers la pointe dite du Corail. Cette caverne, dont l'entrée est élevée d'une trentaine de

pieds, et larçe de cinquante, a environ deux lieues de profondeur. Les stalactites y affectent les formes les plus variées et les plus bizarres ; ces concrétions pierreuses y forment, de distance en distance, des colonnes de soixante pieds de hauteur, si régulières et si bien proportionnées, qu'on les croirait placées là pour soutenir le poids de la voûte. Un limpide ruisseau parcourt toutes les sinuosités du souterrain, et se fait jour à travers les éboulements qui ont obstrué le passage à environ deux milles de l'ouverture.

Le sol des vallées de Rodrigues est très-fertile ; il est entièrement composé des débris végétaux que tes pluies entraînent des hauteurs voisines, et sa légèreté dispense des fréquents labours auxquels il faut se livrer ailleurs. La partie occidentale de l'île, appelée la cote de Corail, est seule stérile.

L'air de Rodrigues est à peu près le même que celui des îles de France et de Bourbon, c'est-à-dirè qu'il est trèspur et très-sain : « Et une grande preuve de cela, dit François Léguât, c'est qu'aucun de nous (ils étaient huit) n'y a été malade pendant les deux années du séjour que nous y avons fait, nonobstant la grande différence du climat et de la nourriture. » On pourrait diviser l'année en deux saisons :

le printemps durerait depuis le commencement de mars jusqu'en octobre, et même jusqu'en novembre; les trois autres mois seraient attribués à l'été.

« Durant ce long printemps, dit l'abbé Pingre, qui séjourna durant plusieurs mois à Rodrigues, en 1761; durant ce long printemps, on était autrefois assuré d'un ciel perpétuellement serein ; ce n'est pas sur l'autorité seule de François Léguât que j'avance ce fait :

il m'a été certifié par tous ceux qui ont eu quelque connaissance de Rodrigues. Les années 1760 et 1761 ont été Rluvieuses; ce changement météoro- )gique est constant. M. de Seligny, officier des vaisseaux de la Compagnie, qui possède les connaissances les plus étendues, pensait que la constitution climatérique de cette île a peut-être changé par le terrible ouragan qu'on

y essuya, ainsi qu'à l'Ile-de-France, dans la nuit du 27 au 28 janvier 1760. Avant cette année, le défaut de pluie était compensé par des rosées abondantes qui fournissaient des sucs à la terre, et de Peau à la source des ruisseaux. Dans la saison du printemps, le vent souffle toujours de l'est ou du sud-est, rarement du sud-sud-est ou de l'esl-riord-est. J'ai remarqué que les grains étaient ordinairement plus fréquents et plus violents par le vent de sud-est que par celui d'est. Durant les quatre mois d'été, la chaleur est tolérable; les vents d'est et de sud-est soufflent le plus souvent; mais il n'est pas rare de voir le vent tourner au nord-est, au nord, et au nordouest : alors fa chaleur augmente et se termine par àes orages, des pluies, des tempêtes. Lorsque celles-ci sont très-violentes, on les nomme ouragans; il semble alors que tous les vents souillent à la fois, l'agitation de la mer ne se peut décrire, le ciel fond en eau, les ruisseaux débordent, rem-

S tissent des gorges où la veille on les istinguait a peine, les arbres sont renversés, les vallées quelquefois comblées, les habitations détruites, les vaisseaux emportés et brisés. Quelques auteurs parlent de l'ouragan comme d'une espèce de tribut annuel auquel cette mer est assujettie. L'ouragan , disent-ils, passe tous les ans vers le mois de janvier ou de février. — Cela peut être, mais il faut ajouter qu'il passe souvent sans que personne s'en aperçoive ; qu'aux années où, il se fait sentir, il n'est pas toujours de la même force; qu'enfin il n'étend pas ses ravages également sur la surrace de cette mer. L'ouragan du 28 janvier 1760 a été d'une violence extrême à l'Ile-de- France et à Rodrigues : sa mémoire est gravée dans l'histoire de ces deux fies : cependant à Bourbon , qui n'est éloigné que de 36 lieues de l'Ile-de- France, on se souvient à peine de cet ouragan. »

Productions végétales.

Les végétaux que Rodrigues produit sont ausn pour la plupart indigènes à

l'île Maurice. Parmi les arbres fruitiers, on y trouve des orangers et des citronniers, des manguiers, desattiers, des papayers, et une foule d'autres à baies edules. — - Parmi les arbres dont le bois est propre à la construction, nous mentionnerons : — le bois d'olive ou el&odendron au tronc non cylindrique, et dont les feuilles offrent ce phénomène singulier, que lorsque l'arbre est jeune ses feuilles sont très-longues et très-étroites, et qu'en vieillissant elles s'accourcissent et deviennent plus larges; on voit parfois sur le même arbre ces feuilles de formes si différentes ; — le benjoin de Maurice, qui distille une gomme tout à fait différente de celle du benjoin des Indes;

— le bois puant : c'est le meilleur de touspour lacharpente,dit Léguât, mais puant d'une manière très-incommoda; ce bois, dur et bien veiné, est aussi excellent pour la construction navale;

— Je corallodendron , ainsi appelé parce que son bois imite assez la tournure des branches de corail ; il a cela de particulier, qu'il perd ses feuilles dans un pays où, sauf une ou deux exceptions, les autres arbres sont toujours verts ; — le pignon d'Inde, qui se dépouille pareillement , et dont Tamaode est un vomitif puissant , et fournit une huile à brûler;— legaiac;

— le cadoc, dont la graine est un bon vermifuge, et dont le bois est employé comme sudorifîque et comme spécifique contre certaines maladies; — les palmiers et les lataniers de diverses espèces ; — le vakoua , que Léguât ap-

Îielle pavillon; — le cocotier, dont 'introduction date du temps de Le- Î;uat; — le figuier des banians, dont es branches jettent vers la terre des filaments qui y prennent racine, et forment de nouveaux troncs ; de sorte qu'un seul de ces arbres pourrait à la fin composer une forêt. — On voitaussi à Rodrigues une liane parasite, dont les branches ayant touché la terre y prennent racine, et finissent par envelopper entièrement l'arbre sur lequel elles ont pris naissance.

Les plantes que Ton cultive à Rodrigues, sont les haricots, le riz , le

L'umvers.

maïs, le blé, les légumes d'Europe, les patates, le piment. On y voit aussi des capillaires, des pavots épineux, âeà chardons ; des scolopendres dont les feuilles ont quatre à cinq pieds de long sur huit ou dix de large sans être laciniées ; du laiteron ou pourpier, de la moutarde, dont on mange les feuilles en guise d'épinards. On accommodait aussi de cette manière les feuilles d'un joli arbuste que Ton nomme séné.

« Ce nom, dit Pingre, suffirait pour me dégoûter d> ce ragoût, quelque persuadé que je fusse que ce n'était pas du véritable séné. > Les essais que Ton a faits en plantations de cannes à sucre, de coton , de café , d'épiceries , et de tabac , dont la qualité est excellente , ont eu à Rodrigues des résultats fort satisfaisants; mais il ne paraît pas que les colons y aient donoé suite, du moins ne voyons-nous '»&$ figurer ces produits parmi ceux qu'ils importent à Maurice, et qui. consistent principalement en Wé j naricots et oranges.

Régne animal.

Les rats, les lézards et les tortues de terre sont les principaux animaux indigènes à Rodrigues. Les premiers (ml toujours été le fléau des habitants de nie. « Non-seulement ils mangeaient les graines que nous semions , dit Léguât, mais ils venaient ronger tout ce que nous avions dans nos cabanes... »

« Ces rats, dit l'abbé Pingre, pénètrent partout, gâtent tout et ravageut tout ; ils prenaient leur repas dans mon lit , ils m'ont rongé des livres, des habits, du linge; leur nombre est si grand, que dans les téuèbres j'en atteignais quelquefois avec un rotin qui était toujours à cet effet auprès de mon lit. M. Thuilier, mon compagnon, en a percé à la pointe de l'épée dans l'obscurité. Pour détruire les rats, on avait fait venir des chats de l'Ile-de-France; ils se sont retirés dans les bois et sont devenus sauvages. Ils semblaient avoir fait alliance avec les rats, et la bassecour était le théâtre de leurs déprédations. » Tous ces détails sont encore vrais aujourd'hui.

Les tortues de terre étaient autre-

fois en nombre prodigieux \ Rodrigues; d'après une note de Poivre que nous avons sous les yeux , on exportait annuellement à l'Ile-de-France quatre à cinq mille de ces animaufc* pesant en moyenne 20 livres, teguat assure qu'on en Voyait quelquefois des troupes de 2 000 à 3 000, de sorte qu'on pouvait faire plus de cent pas sur leur carapace sans mettre le pied à terre. Elles se rassemblaient le soir dans les lieux frais, et se mettaient si

Ï>rès l'une de l'autre* qu'il semblait que a place était pavée. « Elles font une autre chose qui est singulière, cOntinue-t-il : c'est qu'elles posent toujours, de quatre côtés, à quelques pas de leur troupe, des sentinelles qui tournent le dos au camp, et qui semblent avoir l'œil au guet ; c'est ce que nous avons toujours remarqué, mais sans pouvoir comprendre ce mystère, car ces animaux sont incapables de se défendre et de s'enfuir. » Dès la fin du siècle dernier, les tortues étaient rares à Rodrigues ; les quantités énormes qu'on en avait tirées pendant vingt ans (de 1760 a 1770), et l'introduction des chats, qui sont très -friands des œufs que ces animaux déposent dans le sable, sout les causes de cette dépopulation. Les tortues de mer étaient aussi en grande abondance sur les côtes de l'Ile.

Ce fut vers 1760, et par les soins de M. de Pu vigne, que furent introduits à Rodrigues des bœufs et des vaches de Madagascar, des chèvres , des cabris et des moutons tirés de l'Ile-de-France. Ces animaux multiplièrent tellement dans l'île, qu'on les trouvait encore à l'état sauvage il y a quelques années.

La chasse au bœuf était un des divertissements que les colons aimaient le plus k Offrir aux étrangers.

La roussette ou grosse chauve-souris est commune à Rodrigues, où on l'estime beaucoup comme gibier.

Les oiseaux de mer y 6ont aussi trèsnombreux : les alouettes de mer, dont parle Léguât, sont sans doute des corbigeaux ou corlieux ; de son temps on trouvait à Rodrigues 4es bécassines, des gelinottes et des butors; en 1701, ces oiseaux avaient disparu, et Pingre

supposa que les chats sauvages en avaient détruit la race. Les perruches vertes et les perroquets étaient fort nombreux : les premières, qui sont un excellent gibier, se voyaient encore du temps de Pingre ; mais tes perroquets étaient devenus rares. Léguât ne fait mention que d'une seule espèce de petits oiseaux : « ils ne ressemblent pas mal aux serins de Canarie, dit-il ; nous ne les avons jamais entendus chanter, ' encore qu'ils soient si familiers, qu'ils viennent se poser sur un livre qu'on tient à la main. Les hirondelles étaient en très-petit nombre.

De tous les oiseaux de Hle , te plus remarquable était le solitaire * dont liguât nous a laissé une intéressante description : c'était un gros oiseau, pesant jusqu'à quarante-cinq livres, Mi plumage grisâtre ou brun chez le mâle, plus clair chez la femelle, ayant à peu près les pattes , le cou et le' bec du dindon, point de crête ni de huppe, presque pas de queue , et des ailes rudiment air es insuffisantes pour voter, mais dont le battement bruyant lui servait de moyen d'appel; le mâle et la femelle formaient une association durable, qui survivait à l'éducation de leur progéniture.

De nombreuses discussions se sont élevées, parmi les naturalistes, au sujet de la place qu'il convient d'assigner à cet oiseau , dont la race est aujourd'hui détruite ainsi que celle du Dr on te ou Dodo, avec lequel, comme le soupçonnait Buffon , le Solitaire avait de grands rapports. Mais quelle que soit la classe où Ton range ces oiseaux, il nous parait évident, d'après la lecture des voyageurs qui en ont parlé , que ces deux noms s'appliquaient à deux variétés d'une même espèce, ou à deux espèces d'un même genre. La destruction du Solitaire a été très-rapide à Rodrigue»; une période de trente années, pendant laquelle les Européens ne fréquentèrent cette tle que d'une manière tf es -irrégulière , suffit pour faire disparaître de la chaîne des êtres un oiseau que sa conformation incomplète livrait sans défense à ses ennemis. En t76t, il en existait encore quel-

ques individus; mais, quoique retirés dans les endroits les p\û* inaccessibles de l*tle , ces tristes restes d'une population dont Léguât admirait la beauté et les mœurs curieuses , étaient sans cesse pourchassés sans pitié par le»

nègres, et ne vivaient que dans une inquiétude qui fut bientôt fatale à lent propagation.

Les rivières et les côtes de Rodrlgues sont fort poissonneuses. Léguât, en demandant excuse à son lecteur, dit qu'on trouvait dans les ruisseaux des anguilles si monstrueuses , qu'il fallait aeux hommes pour en porter une seule ; Pingre, qui pense que le foit est un peu exagéré, en a vu d'aussi grosses que le bras et de près de trois pieds de long; elles sont d'un goût excellent. La pèche est facile «I abondante. Les poissons de mer 3ont les mêmes qu'à lile Maurice, et comme sur les rivages de cette tle, les uns sont bons à manger ou dangereux durant toute l'année, les autres deviennent venimeux en certains temps. Une escadre anglaise qui séjourna au port de Rodrigues du mois de septembre à celui de décembre 1T6I x perdit près de la moitié de ses équipages par des maladies qu'on a attribuées dans le pays , à l'usage immodéré que les jpateiots avaient fait du poisson dans une saison où il commençait à devenir dangereux.

> Léguât s'efforce de réhabiliter te requin de Rodrigues, qui est, à l'en croire, le plus inoffensif des monstres marins. Il rapporte cpie ses 'compagnons et lui . en se baignant ou en péchant à la mer, se sont souvent trouvés environnés de grandes troupes de ce poisson, et qu'ils n'en ont jamais été attaqués. 11 en conclut que tous les requins ne sont cas de même espèce.

Quoique certaines espèces de" ce grand squale soient en effet moins voraces que d'autres, de nombreux accidents arrivés à des nègres qui passaient en nageant de la terre ferme aux Ilots de Rodrif ues , prouvent que tous sont redoutables. Un poisson réellement inoffensif, malgré sa taille gigantesque, est le Dngong> que Le-

LTJNIVERS.

guat décrit sous le nom de Lamantin.

«En élaguant quelques faits erronés et mal observés de cette description, on reconnaît parfaitement» dit Lesson, ie Dugong des Indes. Nous ne répéterons point, continue galamment ce naturaliste, ce que nous avons dit, en parlant des lamantins , sur les noms de vache marine, de tirène, fa femme de la mer. qu'on a aussi appliqués au dugong. Combien il faut être ami du merveilleux pour chercher à établir des ressemblances aussi disparates, et trouver dans la physionomie d'un cetacé, et dans les éminences grossières qui s'élèvent sur sa poitrine et qui sont destinées à la lactation, les charmes oui font le plus bel ornement du plus bel objet de la création ! »

Parmi les fléaux de Rodrigues , Léguât énumère les crabes de terre, d'environ quatre pouces de diamètre , qui dévoraient les jeunes plantes des jardins, et dont le nombre était tel, qu'après en avoir tué plus de trois mille en un soir, on ne s'apercevait pas, le lendemain, qu'il y en eût moins.

Les insectes que Ton trouve à Rodrigues sont les mouches ordinaires, Jes mouches dorées , toutes fort incommodes ; les fourmis, les kakerlats, «ne espèce d'araignée grosse comme une noix et filant une soie jaune ; et les petits scorpions qui habitent principalement sur les lataniers et dont la piqûre n'est pas dangereuse.

Les huîtres de cette île sont remarquables par leur grosseur; on en exporte à Maurice, qui n'en a que de très-petites et de très-rocailleuses.

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