‹ Iles de la GrèceChapitre 25 sur 31 · ILE D'ÉGINE · texte numérisé non relu

ILE D'ÉGINE

Position obographiqub db l^Ilb b^Éginb. — Au centre du golfe Saroni-

Î|ue, et au milieu d'un rempart d^écueils, ortification naturelle sortie des flots à la ▼oix d'Éaque , suivant la tradition mythique que rapporte Pausanias (1), s'élève rtled'Egine, A^yiva, aujourd'hui Égina^ ou Engia, Autour sont semées quelques petites tles, qui faisaient sans doute partie du royaume à^jEacus (yCacidia régna , Ovid. ), et dont les plus considérables sont Pityonèse et Cécryphalée, actuellement Anghistri et Kyra, à Fouest, vers la côte de l'Épidaurie. La -distance d'É^ne aux trois rivages de rÉpidaurie,delaCorinthieetderAttique n'est pas exactement de 100 stades , comme le dit Strabon; mais on doit compter du port de l'île 27 kilomètres , ou 146 stades olympiques, au port de Mégare; 41 kilomètres, ou 220 stades, au port de Cenchrée ; 29 kilomètres, ou 157 stades , au Pirée; et 26 kilomètres, ou 140 stades, au port d'Épidaure.

La latitude du mont Gros, ou pic Saint- Élie, le point culminant de Itle, €t de 87*» 41' sr 9"'; sa longitude à l'ouest du méridien de Paris est de 21» 9' 39'' e"% et sa hauteur au-dessus du niveau de la mer, 534™, 2. La surface de cette fie, qui lutta contre Athènes et lui disputa l'empire de la mer, est à peine de 85 kilomètres carrés. Sa circonférence était évaluée à 180 stades par Strabon et à 20 milles par Pline (2).

Ancibnnbs tbaditions. Histoibb pbimitivb d'Éginb. — L'histoire d'Égine remonte à l'époque mythique de la Grèce. Les chants de Pindare (3), où se

(i) PausaniaSy H, 24.

(a) Puillon Boblare, Detcrîpthn d^Ègln;

(3) Pind., iV^w.,' Ul-Vm, et IstUm., IV.

trouve racontée comme dans les épws d'Homèrcl'histoire poéliqueetlégeDdw de l'Hellade primitive, nous mofittat»

Éfi;inètes déià célèbres dans le aêcte héroïques. Éaque et ses descntetiles Éacides, Télaraon, Pelée, Achiile,^^ lème reviennent sans cesse daw »«»

qu'il consacre à chanter la g«jf ^ Éginètes vainqueurs aux jca|»l>l|«»

la Grèce : et grâce aux poétiquere»* du lyrique thébain , les traits les ote œtéressants des traditions naUooales a tgine nous ont été consenés.

L'ancien nom de l'îlcétaitOB»»^ La tradition mythique iW>™jf Jupiter enleva Egine, fiUe <r^' ûeuve de la Phliasie, el.la wg^ dans l'île d'œnonc, jusque Jà ^

Cette île reçut alors du d«ite»5J de la nymphe Égine , qm fjjjf père d'Éaque. Lafable aj(«M«J^ piter, vouW donner des 9«©JJ^ fils, changea les fourrais eu \^ et fit naître ainsi le peuple <ï?*r;

dons. Une autre tradition Énl 2-, nom de la vie souterraine des prwf'

habitants de llle, qui avaient creiw^ sol ingrat, en avaient retiré la tawpjj; en faire une sorte de warnage, c»»^ Ulisant ainsi les rocbcrs qui^. talent , s'étaient logés dans te «wj^ doublement utilisées par ieor ^

Ottfried Mûller , dans ses m^ prélude de son grand ouvrage ^ Doriens (3), croit reconnaître, a us*

(i) Pind., /j/ibi., vn.îiî

(a) Strabon, VIII, 376 fd.Cs5..

(3) Oitfr. Mûller, JE^ntm, P- ^^^ ...

Cf. Raoul Rochette, CoL Grtc({.^^^ M. H. Fortoiil, de t Art en Àll&^'

ILES DU GOU £ ^ARONIQUE

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