‹ Iles de la GrèceChapitre 8 sur 31 · ÎLES VOISINES DE GOS · texte numérisé non relu

ÎLES VOISINES DE GOS

Le golfe Céramique, dont 111e de Cos occupe rentrée, était rempli de petites îles, auxquelles les anciens avaient donné des noms , et que Ton ne connaît plus dans la géographie de nos jours. C'étaient, dit Pline (3) , Pidosus près d'Ha« licarnasse, Arconnesos, Priaponesos, Hipponnesos, Psyra, Mya, Lampsemandus, Passa)ai« Crusa, Pyrrhe, Sepiussa, Melano, et une tle peu éloignée du continent, appelée Cinoedopolis, parce qu'Alexandre le Grand y relégua des hommes de mœurs infâmes. Vers la pointe de Myndus et le cap Zéphyrion , se trouvaient le groupe des îles argiennes, qui sont au nombre de vingt, Hipsirisma, iEthusa, Caryanda, patrie de Scylax l'ancien, le logographe, qui fut chargé par Darius 1^ d'explorer les côtes de l'océan Indien (8).

Calymna est plus considérable que toutes les précédentes. On la désigne aujourd'hui sous les noms de Calymno, Calamine, Colmine. Elle figure souvent dans l'histoire des chevaliers de Rhodes sous le nom de Calamo. Les anciens l'ont souvent appelée Calydna.

i) Michaud et PoujouUt, III, 469.

a) Plin., HisL Nat, V, 36, 3.

3) Forbiger, Handb,, II, p. 217.

Homère fait de cette île et des îlots^ voisins le groupe des Iles Calydnes (1). Pline prétend qu'elle renfermait trois^ villes, Notion, Nisire, et Mendetère.

Le miel de Calymna était célèbre chez les anciens. Les chevaliers de Rhodes y élevèrent une forteresse, qui fut une de leurs bonnes positions militaires.

Llle de Calamo faisait partie du bailliage de Lango, dont elle était séparée par un bras de mer, large de treize milles seulement. Soliman la conquit en 1523.

A Test de Calymna est le rocher de Lebinthos et le petit groupe d'Ilots dont Cinaros est le principal , que Ton pourrait aussi bien ranger parmi les Cyclades, et qui marauent de ce côté la limite extrême des îles d'Asie ou Sporades^ dont elles sont séparées par une assez grande distance.

ÎLE DE LÉBOS.

Cette tle peut être encore considérée comme une annexe de Cos. Elle en était éloignée de trois cent vingt stades, au nord. Aujourd'hui encore on l'appelle Léro. Dans l'antiquité, Léros reçut une colonie de Milet (2). C'est à Léros que l'historien Hécatée conseillait à Aristagoras, l'auteur de la révolte d'ionie, de chercher un asile , et d'attendre le moment favorable pour rentrer à Milet (3). Les habitants de Léros passaient pour avoir le caractère rusé et méchant (4). Leur Ile produisait un assez beau marbre blanc. Le sol en est stérile.

Sous les chevaliers de Rhodes , Léro devint une dépendance du bailliage de Lango ou Stanchio. On y construisit une l)onne forteresse, sur une hauteur qui domine le port et le bourg de Léro. On trouve de très-bons mouillages dans cette petite Ile, qui n'a qu'environ huit lieues de circuit. Elle fut bien souvent attaquée et ravagée par les Turcs , jusqu'au moment de la prise de Rhodes.

(x) Voy. Strab.y X, 5 ; Tauchn., II, 394. Dapper Tappelie Claros dans Tantiquité (Description, p. 1 8a). Je ne vois nulle part que les anciens aient connu une île de ce nom.

(u) SU-ab., XIV; Tauchn., III, p. 166.

(3) Hérod., V, laS.

(4) Slrab., X, 5; Tauchn., II, 391. KalTÔÔc 4»b>xvXC8ea>. AÉpioi xoucoC oùx' à (làv , 6c 8' DÛ. ndvTCç... etc.

LES SPORADES

On sait par quel habile stratagème le Jeune Paul Siméoni la défendit contre une attaque de Kemal-Réis, en 1505 (1). Devenue possession des Turcs en 1523, Léro fut assiégée et prise en 1648 par le Vénitien Foscolo, qui en démolit la forteresse (2).

Sur la côte orientale de Léro on trouve un petit golfe appelé Terraco, et un bon* port, a Feutrée daanel est ta jolie petite fle de Lépida.

Ile de pâtmos (8).

Cette île (Udxyjoç, Patmo Patino , Palmo, Palmosa)^ Tune des Sporades, est située dans la mer Icarienne, sur les contins des côtes de la Carie et de la Lyde, au sud des tles d'icaria et de Samos, et à soixante milles au nord de Tlle de Cos. Sa pointe méridionale s'appelait le cap Amazonium ; elle est à deux cents stades de Léros. Dans Tantiguité, Patmos n'était qu'un rocher sténle ; elle avait une petite ville du même nom, mais elle serait restée one des Iles les plus obscures de l'Archipel, si elle n'avait été le lieu d'exil de saint Jean, qui y écrivit son ^pocafypse, sous Domitien, Tan 95. « Moi Jean, qui suis votre frère , et qui ai part avec vous à l'afOiction , au règne et à la patience de Jésus-Christ, j*ai été dans llle appelée Patmos pour la parole de Dieu et pour avoir rendu témoignage à Jésus. Un jour de dimanche je fus ravi en esprit, et j'entendis derrière moi une voix forte et éclatante , comme le son d'une trompette , qui disait : Écrivez dans un livre ce que vous voyez, et envoyez-le aux sept Églises qui sont en Asie (4). » On montre encore audessous du couvent de Saint- Jean une grotte où l'apdtre inspiré entendit cette voix céleste, et où il eut cette série de visions et de révélations dont il composa son sublime et mystérieux livre.

Au onzième siècle, sous le règne de l'empereur Alexis Comnène, Christodouie, abbé de Latros en Asie Mineure,

(i) Voy. plus haut, p. l'jS,

(a; CorooelU, Isola di Rodi , p. 349.

(3) Forbiger, Handb., etc., t. II, p. aî; j Tournefori, II, 436; Pococke, IV, 4ao ; Cholseul-GoufGer, I, i6a;Micbaud «t Pouioulat, m, 454 ; Dappcr, p. 179.

(4) ApocaL, c I, 9.

14* Livraison. ( Sporades. )

fuyant les persécutions des Turcs, fonda le monastère de Patmos, qui occupa le sommet de la plus haute montagne dertie, et qui futentourée de murailles comme une forteresse. Les habitants, dispersés dans l'île, vinrent se grouper autour du couvent , où ils pouvaient se réfugier lorsque les pirates, si nombreux dans ces parages, faisaient des incursions dans l'île. Peu à peu la ville s'agrandit, et fit im commerce considérable, qui procura de grandes richesses aux habitants. Au dix-septième siècle Patmos était, au rapport de Dapper, une île ûorissante, bien cultivée et rendue fertile par le travail de ses habitants; les trois grands ports de la Scala, de Sapsila, de Gricou, étaient visités par de nombreux navires. Les Vénitiens en firent leur station dans la guerre de Candie. Ses côtes et ses vallée étaient couvertes de villages. Si ce tableau de la prospérité de Patmos n'est pas exagéré, les malheurs des temps qui suivirent en ont bien changé la situation au dixhuitième siècle, puisque Toumefort disait que Patmos est un des plus méchants écueils de l'Archipel. Selon ce voyageur c'est une île découverte , sans bois et fort sèche. Elle est couverte de lapins, de cailles, de tourterelles, de pigeons, de becfigues : elle ne produit que peu de froment et d^orge. Le vin y vient de Santorin , car on n'en recueille pas

Elus de mille barils dans Patmos. Les abitants possèdent une douzaine de calques et plusieurs autres petits bâtiments, avec lesquels ils font le transport des blés d'Asie et de la mer Noire.

Il n'y a gue des Grecs dans cette Ile; ils payaient aux Turcs, dit Tournefort, une capitation de huit mille écus et une taille de deux cents. On voyait sur le port de la Scala trois ou quatre bouts de colonne de marbre qui âaient d'un bon style, et qui sont pronablement des restes aun ancien temple. L'ermitage de l'Apocalypse est à mi-côte d'une montagne située entre le couvent et le

f)ort de la Scala. On y entre par une alée fort étroite, taillée à moitié dans le roe et qui conduit à la chapelle. Cette chapelfe n'a que huit ou neuf pas de long, sur cinq pas de large; la voûte en est belle, cintrée dans le genre gotliique; à droite est la grotte de saint Jean

LUNIVERS.

dont rentrée, haute d'environ sept pieds, est partagée en deux par un pilier carré. La citerne de la maison est à gauche de la chapelle, au bas de la fenêtre.

Le grand ccravent, dont Tabbé est comme le souverain de Ftle, est situé au sommet de la montagne; un collège ou séminaire , qui a été très«florissant , y est annexé. Le couvent, dit Pococke, compte deux cents p^^onnes, dont vingt sont prêtres et quarante caloyers. Il possède une petite bibliothèque , presque toute composée des ouvrages des Pères grecs ; Pococke n'y a pas vu autre chose. Cependant, de nos jours on ne perd pas Tespérance d*y retrouver quelques débris littéraires de Fantiquité. Telle était la situation de Patmos au siècle dernier. Elle paraît être la même de notre temps. Le peuple de Patmos est pauvre, disent les auteurs de la Correspondance cT Orient, mais il vit en paix; îair y est sain, et la peste, qui désole souvent les lies , n*a Jamais porté ses ravages dans Patmos. Patmos a de plus un collage renommé ,

il y vient des élèves même de la Morée. Le rocher de Patmos n'a pas tenté les Osmanlis, qui ne s'y montrent point et se contentent d*un léger tribu. Jamais on n'y aperçut l'ombre d'un minaret ; la cloche, qui retentit à toute heure sur la montagne de Patmos, annonce à la fois que la religion y fleurit et qu'on n'y^vit point dans la servitude. On y vivrait parfaitement tranquille, sans la crainte des pirates, qui infestent encore les environs de Nicarie, le groupe des tles Fourni et les boghaz de Samos.

. ÎLE ICÂEIÂ.

Cette tle, appelée par les Grecs d'abord 'Ixopo^, et plus tara 'IxopCa, est située à l'ouest de Samos, dont elle est séparée par un canal de dix- huit milles de largeur. La pointe d'Icaria, qui est opposée au cap Cantharion, à l'ouest de Samos, s'appelait Dracanon ou Drepanon. C'est aujourd'hui la pointe du Fanar, à cause d'une vieille tour, dont parle Tournefort (1), qui servait de fanal pour éclairer le

(x) Toomefort, K^yage du U?ant, 1, 4oa.

passage des vaisseaux entre Icarie el Samos. L'autre extrémité d'Icaria regarde Mycone, une des Cyclades, qà en est à quarante milles de distance.

?n l'appelre le cap Baba. Strabon donoi 111e d'Icare trois cents stades de etcuit, ce qui fait trente-sept nnlles. Nais Tournefort prétend qu'elle a soixiRte milles de circuit ou vingt lieues. Seloe Pline, elle avait dix-sept milles de Iobgueur. Près du cap Dracanon était situé un bourg de ce nom, plus à l'ouest Au même cête nord-ouest de nie étaisi les deux villages appelés Isti (M910Q fs Strabon. Là se trouvait aussi une boBot rade et un temple de Diane Tauopole (ToupojcéXtov). On trouve en oa canton de l'intérieur, appelé le ehamp des Roseaux, des ruines que Too ooit être celles de l'ancienne ville d'£aoé.

Icaria est fort étroite et traversa dans sa longueur par une chaîne de onfitagnes ' en dos d'âne, que reoouvraksi des forêts de pins et de chênes et d'oè coulent toutes les sources qui arrosât le pays. On appelait oette chline le moot Pramnos. Sur la côte sud, à l'est, étaidtt des sources d'eaux chaudes et un hom appelé Thermes.

On attribue le nom de VUe Icarid à Icare, fils de Dédale, qui se noya dauos la mer environnante, laquelle fut appelée aussi mer Icarienne. Strabon place dans cette mer Samos, Cos et les petites \\a situées entre ces deux-là. La fable d*Icarie est trop connue pour que je b reproduise ici : je renvoie le lecteur n récit d'Ovide (1). Quant à TexpUcatiaB de cette fiction mythologique, elle at donnée par Pline l'ancien, qui attnboei Icare l'invention des voiles (2). Voilà les ailes au moyen desquelles Icare se saon de la Crète, avec ^on père Dédale, et dont il se servit pour passer jusqu'à VÙt où il vint faire naufrage. Icarie a eneoit été appelée par les anciens Macaris, D> liche et Ichthvaessa. Le savant Boebart prétend même que ce dernier nomB'c* que la traduction du mot phénicien Icaure^ qui sisnifie poissonneux. Odttft étymologie, si elle était véritable, àètruiiait tout à fait la fiable d'Icare, 01 du moins son rapport avec Ttle en ques-

{x) Ovid.,Afe^, Vin, iS3.

(a) Pline, VII, 57.

LES SPORADES

tîon; mais elle u'a poar elle d^aatre garantie que rimagmation d*uii savant systématique. Dans Tantiquité, learia n'eut aucune importance historique; elle fut colonisée par les Miléstens. Mais cet établissement ne tarda pas à dé|)érir ; au temps de Strabon, Icaria était inhabitée. Elle n'était occupée que par les pâtres et les troupeaux des Samiens (1).

Sous Fempire grec Tîle Icaria ou Nicaria, comme on rappelle aujourd'hui, fut repeuplée , et devmt un évéché qui relevait de Tarchevéché de Samos. Les empereurs byzantins en ûrent un lieu d'exil (2). £n tl91 , l'empereur Isaac l'Ange érigea l'île de Nicaria en baronnie indépendante, en faveur d'un certain Sicard de Bejatiano, à qui fut confié le soin de défendre l'Ile et de tenir garnison dans la forteresse de Doliche, qui en était la place forte. Cette baronnie lut déclarée héréditaire dans la famille de Sicard, qui la conserva jus(]^u'au commencement du quinzième siècle. Dans cet intervalle de temps Nicaria avait été obligée de reconnaître tantôt le patronage des Vénitiens, tantôt la domination de la maison génoise des Justiniani de Chios. Fatigués de tous ces changements de condition, et désirant trouver des maîtres capables de les défendre, les habitants de Pi icaria se donnèrent, en 1481, au grand maître d'Aubusson, et Itle resta en la possession de l'ordre jusi^u'à la conquête de ce petit empire mantime par Soliman . 1523.

La stérilité de 111e de Nicaria, la pau- Treté et la simplicité de mœurs de ses habitants, leur ont assuré sous la domination des Turcs une sorte d'indépendance.

« La petite île de Micaria, dit Dapper (8), est bien la plus heureuse, quoique la plus pauvre de toutes les îles de la mer Egée ; car si le terroir en est aride, Tair en est sain; ils ont peu de besoins, et se satisfont facilement pour le vêtement, la nourriture et rhabitation. Ils ont chez eux de petits moulins à bras, et ils ne font leur pain qu'au moment de prendre leur repas. C'est là toute leur cuisine. » Le pain qu'ils font ainsi , dit Toumefort, n^est autre chose que des

(x) Strab.,X; Taoch.,11, 391.

(«) Coronelli, / sola di Rodif p. 357«

(3) Descr, de tAnkipcl, p. 189.

fouaces sans levain, que l'on fait cuire à demi sur une pierre plate chauffée par dessous. On donne deux portion»

aux femmes enceintes, et on fait la même honnêteté aux étrangers. Ils ont peu de vin, et le mélangent avec beaucoup d'eau. Ils le gardent dans de grands^ pots cachés sous terre, et se servent de roseaux pour y puiser. Dapper fait re* marquer comme une singularité qu'il»

ne connaissent pas l'usage des lits. Ceci n'a rien de particulier aux Nicariotes. En

f général, sur le continent, comme dans es îles, les Grecs couchent sur des nat» tes , ou à terre enveloppés de leurs talaganis ou couverts de peaux de mou* tons. Du reste, tout misérables qu'ils sont, lesNicariotes se disent tousnonles^ tous porphurogénéies, c'est-à-dire issus de la famille impériale. Les habitants de Nicaria ne vivent

Sue du commerce des planches de pin, e chêne , et dé bois k brûler qu'ils portent à Chiosouà Scala-Nova. Us vendent aussi des petites barques de leurs façons , qui sont très-recherchées. lia exportent encore des moutons, des porcs, des figues, de la cire et du miel. Us sont très-habiles plongeurs, et vont à la pêche des éponges. A Nicaria, comme à Simia, un jeune homme ne se marie que quand il a fait ses preuves comme plongeur. Dapper, au dix-septième siè* de, donne à Nicaria une assez nombreuse population, à en jiuer par les villages qu'il énumère et la quantité de maisons qu'il leur donne. Au temps de Toumefort l'île paraît être déchue : « On ne croit pas, dit-il, qu'il y ait présentement plus de mille âmes à Nicaria : les deux principales villes sont d'environ cent maisons chacune ; l'une s'appelle Masseria, l'autre Paramaré; les villages sont Aratusa, 01^ il y a seulement quatre maisons^ Cela n'est pas extraordinaire, car à Ploumara il n'y en a que trois, deux à Néa, quatre à Perdikis proche Fanal, cinq a Oxo^ sept à Langada. On appelle villaaes^ dans cette île les endroits où il y a plus d'une maison (1). » Les Nicariotes vi* vent très-longtemps, cm trouve souvent .

parmi eux des centenaires. Tout con-tribue à leur assurer cette longévité :

(i) Tourn., Foy^age «u Le9Mt,î, p. 399^

Us respirent un bon air, boivent d'exeeilente eau ; leur régime est plus que frugal, et ils n'ont aucune inquiétude.

« Ils n'ont chez eux, dit Tournefort, ni cadi ni Turc : deux administrateurs, gui sont annuels et nommés par eux, font toutes les affaires du pays. En 1700 ils payèrent cinq cent vingt-cinq écus pour la capitation, et cent trente écus au douanier de Cbios pour la taille, et surtout pour avoir la liberté d'aller vendre leur bois hors de l'île. Nicaria n'a

{»as de port , mais seulement des mouilâges pour les petits bâtiments ; de sorte que les pirates s'y peuvent réfugier, sans crainte qu'on les y poursuive. Nicaria et les Ilots voisins étaient devenus leur repaire au commencement de ce siècle. Aussi lord Byron l'a chantée dans le Corsaire. « Lorsque les pirates, dit le poète, aperçoivent leur île favorite, les rochers semblent leur sourire; un murmure joyeux se fait entendre dans le port, la ûamme des signaux brille sur les hauteurs, les chaloupes plongent dans la baie ; les dauphins se poussent en se jouant à travers l'écume des flots ; l'oiseau de mer, à la voix discordante, les salue de son cri rauque et aigu. »

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