DÉCLARATION
La présente déclaration a pour but de faire connaître au monde, que moi, Darid Porter, capitaine de la marine des États-Unis d^Amérique, commandant actuellement la frégate des États-Unis fE$»€X^ ai, an nom desdits États-Unis, pris possession de Hle appelée par les indigènes Nonkabiva, généralement connue sous le nom d^e sir Henry Martin , mais maintenant nommée ile Madison. A la requête et avec l'assistance des tribus amies, résidant dans la vallée de Tienhoy , aussi bien que celle des tribus résidant dans les montagnes, que nous avons vaincues et rendues tributaires de notre pavillon , j'ai fait bâtir le viUage de Madison, consistant en six maisons convenables , une corderie, une boulangerie et autres dépendances, et pour la protection de ce village , autant que pour celle des indigènes nos alliés, j'ai fait construire un fort, snscep-
tible de recevcnr «eÎM canons, mr lequel j'en ai plaeé quatre, et que j'ai nommé fort Madiaon.
Nos droits sur eette île étant fondés sar use priorité de déoonyerte, de conquête et de possession , ne sauraient être contestés. En outre , les indigènes , sans défense , pour s'assurer une protee* tion amicale si nécessaire à leur situation, ont demandé d'être admis dans la grande famille américaine, dont les lois républicaines ont tant d'analogie avec les léuH* Et , dans le but d'enoou«rager ces vues, dans leur intérêt et pour leur bonheur, aussi bien que pour assurer nos droits sur une île importante sous beaucoup de rapports , j'ai pris sur moi de leur promettre qu'ils seraient adoptés ain^ qu'ils le désiraient , que notre chef serait leur chef, et ils ont donné l'assurance que chacun de leurs frères des Étati- Unis qui les visitera dorénavant, recevrait parmi eux une réception cordiale et hospitalière , et qu'ils leur fourniraient tons les rafraîchissements et toutes les provisions que l'île produit , qu'ils les protégeraient contre leurs ennemis, et autant qu'il dépendra d'eux, ils empêcheraient les sujets delà Grande-Bretagne (les connaissant comme tels) , de venir parmi eux, jusqu'à ce que la paix soit faite entre les deux nations.
Des présents considérables des produits de l'île , ont été apportés par chacune des tribus de l'île, sans en excepter les plus éloignées, et elles ont été énumérées ainsi qu'il suit, savoir <
Six tribus dans la vallée de Tieuhoy, appelées les Taeehs, savoir : l^'Hoattas, 2'']faouhs, 3*" Houneeahs, 4<»Pakeuhs, S^ Hekuahs, 6<* Hawouhs.
Six tribus des Happas : !<> Nieekees, 2» Fattievows, 3<^ Pachas, 4» Keekahs, S» Fekaahs , G*" MutUwhoas.
Trob tribus des Maamatwuahs : !<> Maamatwuahs, 2<* Tivahs, Z^ Cahahas.
Trois tribus des Attatokahs : 1« Attatokahs, 2° Takeeahs, 3<> Faheutahs.
Une tribu des Nieekees.
I>ouze tribus des Typées : \^ Poheguahs , 2» Naheguahs , 3® Attayiyas, 4o Gahunukohas, S» Tomavaheenahs , 6® Tickeymahues, ?<> Mooaeekas, 8° Atteshows, S» Attestapwyneuahs , lO*' Attehacoes, !<> Attetomohoys, 12<^ Attakakahaneuahs.
La plnpaii^des triboS' ci-dessus ont réclamé d'être admises sous la
protection de notre paTÎUon , et tontes ont manifesté le désir d'obtenir, àqnel titre qne ce soit, nne alliance qui leur promettant d^airantages.
Mû par des considérations d'humanité qui promettent une prompte cirilisatioa , à une race d'hommes qui jouit de tous les dons intellectuels et corporels que la nature peut accorder, et qui ne demande qu'à se perfectionner; sous l'influence de vues particulières, qui assurent à mon pays une île fertile et populeuse, dotée de tous les avantages de sécurité, d'approvisionnement pour les navires , et qui est parmi toutes les autres la mieux située, sous le rapport du climat et de la position locale, je déclare que j'ai , de la manière la plus solennelle, à l'ombre du pavillon améiicain déployé sur le fort Madison, et en présence de nombreux témoins , pris possession de Itie Madison, au nom des États-Unis dont je suis citoyen ; et que l'acte de la prise de possession a été annoncé par un saîut de dix-sept coups de canons , tiré par l'artillerie du fort Madison , qui a été répété par les navires sur la rade, qui sera dorénavant appelée Massaehussets bay. Et que, pour que notre droit à cette île ne puisse être contesté plus tard , j'ai enterré nne bouteille au pied du mât de pavillon du fort Madison , dans laquelle se trouve une copie du présent acte , avec plusieurs pièces de monnaie au coin des États-Unis.
En foi de quoi, j'ai apposé ma signature ci-dessous. Ce dix-neuvième jour de novembre 1813.
Signé David Porter.
Témoins préêenU.
Signé John Downes, lieutenant U. S.N. — James P. Wilmer d^*^ — S.D. M'KifiGHT, acting lieutenantU. S. N.^John.G. CowELd^. — David P. Adams, chaplain U. S. N. — John M. Gamble, lieutenant U. S. marines. — Richard K. Hoffmann, acting surgeon U. S. IM.— JohnM. Maury, midshipmanU. S. N.— M. W. BosTwiCK, acting midshipman U. S. N. — William Smith , master ofthe American ship Albatrosê, — William H. .Odenhbimbr^ acting surgeon master U. S. N. — Wilson P. Hunt, agent for the North Pacific fur company. — , P. de Mester ; Benjamin Glapp, citizens of the United-States.
Le contenu emphatique et pompeux de cette pièce nous a engagés
à la produire comine ua spëcimeii: ramaniiïable «la uiyit améncam. Nous aurions pii mmexer à cette note d^antres documents de cette nature ; car , Bien merci, les îles Nonka-Hiva n^ont pas manqué de déconTreim et de'prises de posséaiion; maiâ le temps nons manqne , et nous lescroyoos, ponr le momentda moins, intitiles à notre sujet.