‹ Îles Marquises, ou Nouka-HivaChapitre 3 sur 27 · CHAPITRE !I · texte numérisé non relu

CHAPITRE !I

Géckgraphie«

DcACription des lieux. — Statistique. — Navigation. — dimat. — Tempérttwe. •- Pf Miiiclisiiif du scA.

L'archipel des îles Nouka-Hiva^ compris eDtre[le$ 7^ 55' etle&lO^ 30' de latitude méridiooale, et les 141'' et 143<^ & de longilude à l'occLdent du méridien de Paris, s'étend dans la direction du nord-ouest au sud-est j sur un espace dont la plus grande longueur est d'environ cent quatre vingt-quinze milles marins , et la plus grande largeur de quarante-huit milles. 11 se divise en deux groupes, celui du sudest découvert par MendanaetCook, et celui du nordouest dont la connaissance est due aux capitaines Ingraham et Marchand.

Vues de la mer ces ties qu'on aperçoit à une vingtaine <}e lieues de distance, présentent en général de hautes chaînes de montagnes , s'élevant de mille à douze cents mètres au-dessus du niveau de la mer et dirigées dans le sens de la plus grande longueur des îles. De la cime au rivage, un terrain accidenté étale alternativement les arêtes vives et nues des sommets, des déclivités remarquables , des gorges profondes qui s'épanouissent en riantes vallées en s'avançant vers la mer, et sur divers points de

ou NOUKA-HlYik. 139

belles plages blanches , presque toujours peuplées. La yégétation , rare sur les hauteurs , grandit dans les ravins , et déploie de ricl^es massifs à mesure qu'elle descend vers le littoral. Dans les plaines qui entourent la base des monts, près du sable du rivage^ des cocotiers, au tronc svelte et élancé , détachent leurs tètes panachées au-dessus des arbres au feuillage plus sombre et plus touffu.

Après une longue traversée , Tœil, charmé par la nouveauté de la scène, erre des pirogues accourues en foule à la côte agreste qui leur sert d'abri, de la mer bleue aux collines verdoyantes, et s'arrête enfin aux saillies anguleuses des pics les plus élevés , d'où parfois descendent de belles cascades jetant leurs eaux brillantes comme une écharpe sur les parois des rochers perpeodiculaires. U distingue aussi des édrfîoes isolés, découpant sur le ciel leur forine qu^ drangulaire , et bientôt il reconnaît les fameuses fortifications décrites par Porter ^ espèce de maisons de refuge placées sur des points culminants. Ces é<fifices, comme les manoirs de la féodalité > dominent ei survdll^Dit les alentours, donnent as&leet proteo* tion aux indigènes dans leurs guerres dévauilatrices.

Douze îles, îlols , ou rochers, y eompNnti «n atto- Ion de sable, composent la totalité de l'arehîpdi cinq sont contins dans le groupe du «ud est. Ce sont, en allant, du sud au nord, les lies FoÊsm^Bivaf Taouala, Motane^ Hiva-oay et le rocher Fetou-Hmkou.

Le groupe du nord-ouest comprend les îles B^ua- Pam, Miu-IBmiàià JHmdutBiim, HinmMmmBt^iM vo-

chers Motm-Iti^ les îles Hiaouet Fetou-ou-HoUj et un attolon de sable appelé Ile de Corcàl.

Près de vingt lieues séparent ces deux groupes, dont l'aspect, la végétation et les productions sont les mêmes. Habités par la même race d'hommes, soumis aux mêmes mœurs et au même langage, ils ne sauraient être séparés; la constitution des terres et celle des autochtones en font un archipel unique auquel les naturels donnent le nom de Nouka-Hiva par extension.

Groupe du Sud-^Est.

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